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 LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...

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Ayla
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MessageSujet: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Ven 13 Avr - 17:46

Voilà, il y a quelques temps j'ai débuté une fanfiction (totalement ship mes chers). Certains d'entre vous l'ont peut être lue su ff.net. Quelqu'un m'a judicuesement fait remarquer que ce pourrait être sympa de la poster ici. En effet, il y aun rubrique spécialement crée pour ca...inutilisée. En plus vous pourriez me laisser vos commentaires avisés et vos remarques (ce qui fait toujours très plaisir). Donc je poste. Je vais commencer par vous mettre les deux premiers chapitres...si vous êtes conquis, je poursuivrais. Voilà, en espérant que cela vous plaise.

Chapitre 1 : Où Booth cherche un moyen de fuir la paperasserie….


L’agent Seeley Booth s’étira lentement en jetant un œil sur la pendule. Seulement trois heures de l’après midi.. Il avait pourtant l’impression d’être assis là depuis des jours, ses cervicales le tiraient, les yeux le brûlaient. Non, vraiment l’agent Booth n’était pas fait pour la paperasserie. Il pouvait faire plein de choses mais avoir fixé cet écran d’ordinateurs pendant des heures lui avait juste filé une sacrée migraine et pas beaucoup d’info. Il faudrait qu’il songe à demander aux fouines comment elles faisaient pour rester enfermées à longueur de journée sans devenir dingues. Ou peut être que d’avoir autant étudié, le nez dans les livres, les avaient rendus ainsi. A moins qu’ils n’aient déjà été dingue, à l’origine. Oui c’était une théorie qui expliquerait bien des choses. Booth secoua la tête. Caféine, suppliait son cerveau. Cookies ajoutait son estomac. Et il n’était pas le genre d’homme à ignorer des appels au secours. Il se leva et allait prendre son manteau lorsque deux légers coups frappés à la porte l’interrompirent. Une jeune stagiaire passa timidement la porte dans l’entrebâillement. « Pardon de vous déranger, agent Booth. Mais il y a une femme qui voudrait vous voir et…je lui ait dit que vous étiez très occupée bien sûr, mais elle insiste alors…»Bafouilla-t-elle, en rougissant. L’ex tireur d’élite leva les yeux au ciel. Helen Mcnamara. La nièce du directeur, arrivée jusqu’ici par la force du travail…de tonton. Outre que ce soit une « fille à papa » -ce qu’il haïssait au plus haut point- ; Helen était particulièrement empotée. En moins de trois semaines de stage, elle avait détruit deux ordinateurs et une photocopieuse… Elle notait les messages téléphoniques sur des post-it dont elle se servait ensuite pour jeter ses chewing-gums, et surtout –surtout- elle ne pouvait pas aligner trois mots sans bafouiller.

« Qui est ce Helen ? » Il prenait sur lui pour ne pas la secouer. « Une…Une…jeune femme. Elle dit que…très important.

- Vous lui avez demandé son nom peut être ?

- Euh…non. J’ai..j’ai oublié. Je…vais le faire tout de suite. » Excédé, l’agent se laissa retomber dans son fauteuil. « J’ai une meilleure idée, Helen. Faites la entrer et apportez nous des cafés. Et des cookies. » Chercher du café au Starbucks du bas devrait être dans ses cordes. « D’accord..d’accord agent Booth. J’y vais tout de suite. »

Helen ressortit, manquant de se prendre les pieds dans la plante verte, et il l’entendit dire à la « visiteuse » d’entrer. Quelques secondes plus tard, il se trouvait nez à nez avec un petit bout de femme qui le dévisageait timidement de son mètre 60. Menue, de longs cheveux d’un noir de geai noué en une tresse épaisse et une peau couleur poterie qui laissait deviner des origines étrangères ; elle était assez jolie. Pas vraiment belle mais elle possédait une sorte de magnétisme troublant. D’après son jean usé, son pull col roulé en grosse laine écrue – un pull d’homme, nota-t-il- et ses converses noires, cette fille avait tout d’une étudiante. Au vu de ses vêtements et de sa taille, il lui aurait donné une quinzaine d’année mais l’expression de son visage, son air décidé lui indiquait plutôt une vingtaine d’années. Rien en elle ne laisser préjuger de quelque chose de particulier si ce n’était ses yeux…D’immenses yeux noirs comme du café fumant, ourlés de cils épais, qui le scrutaient avec intensité. Booth frissonna, avec le sentiment qu’elle lisait en lui. « Je vous en prie asseyez vous. » Elle s’enfonça dans le grand fauteuil, ses pieds balançant dans le vide. « Je vous écoute…

- J’ai une information importante à vous communiquer. » Elle avait une voix chaude un peu tremblante, trahissant une certaine nervosité. Visiblement, elle aurait donné n’importe quoi pour être ailleurs.

« Mmm. A quel sujet ? » Booth présageait une blague d’ado, une sorte de défi qu’elle aurait lancé avec des amis. Venir jusqu’au FBI et parler avec un des agents. Il aurait du la foutre dehors mais il avait envie de s’amuser un peu…La renvoyer voulait dire revenir à sa paperasse. Helen ne tarderait pas et elle se chargerait de l’inconnue.

« - UN meurtre »énonça la brunette d’une voix étrangement sereine. Manifestement, elle avait du répéter ces mots encore et encore jusqu’à ce qu’ils perdent tout leur sens. L’ex tireur ‘élite sursauta. « Pardon ?

- Un meurtre. » Il reprit contenance. « D’accord. D’accord. Reprenons tout au début. Votre nom d’abord ?

- Cerise Sugarose.

- Quel âge avez-vous ?

- 21 ans.

- Bien. Donc vous me dites avoir été témoin d’un meurtre c’est ça ? » Elle secoua la tête. « Pas exactement.

- Comment ça « pas exactement » ?

- Je…ne l’ai pas vraiment vu comme je vous vois vous.

- Mais vous étiez présente ? Peut être y avez participé dans ce cas ? » Cerise eut un hoquet de stupeur. « NON ! non…non. » Booth se massa les paupières. « ON éclaircira ce point plus tard. Qu’avez-vous…à me dire ?

- Il y a un corps dans la rivière Polomac. En face de l’université de Georgetown, exactement.

- Comment le savez vous ? Avez-vous vu quelqu’un l’y mettre ?

- Pas exactement, souffla-t-elle. Booth soupira fortement. Ce n’était pas à une blague d’ado à laquelle il avait à faire mais plutôt avec une pauvre âme solitaire qui avait besoin d’attention et inventait n’importa quoi pour être écoutée. Helen allait encore se prendre un sacré savon ! C’était son job de ne pas laisser les cinglés pénétrer ici… « Je ne suis pas cinglée, agent Booth. Pas plus que la moitié de ce pays. » Dit Cerise d’une voix calme. « Il faut que Vous me croyiez sur parole.

- Et pourquoi ?

- Parce qu’il y a dans cette rivière un corps. Et que ce corps pourrait être celui du fils ou du mari de quelqu’un et…

- Comment savez vous que c’est un homme ?

- Qu’est ce que cela change ? Je peux vous jurer que c’est la vérité.» Seeley partit d’un grand rire. « Pour que ce soit bien clair… Vous voulez que je fasse draguer la rivière, pour retrouver un cadavre que vous n’avez pas exactement vu et cela simplement parce que vous me le jurer ? Désolée, Mlle mais il va falloir des preuves un peu plus concrètes.

- Comme quoi ? Je peux vous dire…il s’appelle Gidéon. Gidéon Sipher. Il avait 22 ans lorsqu’il a disparu. Il…a des yeux bleus clairs et des cheveux blonds…il…je ne sais pas quoi vous dire. » Tout en l’écoutant, Booth avait entré le nom de Gidéon dans la base de données. Quelques secondes plus tard, s’affichait devant ses yeux un avis de disparition. Gidéon Sipher. 22 ans. UN blond aux yeux bleus. « Il faut que vous me croyiez. » Supplia la jeune fille. Abasourdi, l’agent réussi tout de même à reprendre la parole.« Comment le connaissez vous ? » Gênée, elle baissa la tête.

« Je…Je ne peux pas vous le dire.

- Oh je crois que vous n’aurez pas le choix, voyez vous. Parce que si vous ne me fournissez d’éléments de réponse je vais vous arrêter. Pour kidnapping. » Un détail attira son attention. « Mais ça fait trois ans qu’il a disparu ! » Silence. « Très bien. ON va jouer cartes sur tables d’accord ? Dites moi absolument tout ce que je dois savoir.

- Vous ne me croierez jamais…

- C’est un risque à prendre. » Nouveau silence. « Je pensais que vous vouliez aider ce garçon… »Ajouta-t-il.

- …

- Alors allez y. Je suis tout ouïe. »
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Ven 13 Avr - 17:47

CHAPITRE 2 : Où la science entre en scène…


Sirotant le café que son assistante avait fini par trouver, Booth écoutait Cerise avec attention. La jeune fille triturait nerveusement le bas de son pull, les yeux flous. Les mots semblaient avoir du mal à sortir.

« Je…je l’ai vu. Il m’a parlé.

- Quand était ce ?

- Hier soir.

- Attendez…hier soir vous me dites ? Il avait disparu depuis trois ans. C’est impossible.

- C’était plutôt la nuit en fait. Et je…je dormais. Il est venu, il m’a dit qui il était et où il était et m’a demandé de l’aider. Il veut que ses parents sachent ce qui lui est arrivé. » la foudre s’abattant dans le bureau n’aurait pas eu plus d’effet. Seeley Booth resta un moment figé, le temps d’ingérer les informations. « Pas si vite, pas si vite…vous me dites qu’en fait…vous l’avez rêvé c’est ça ? Vous avez rêvé qu’un type mort vous parlait ? » Il rit. « Vous avez fumé quoi récemment Mlle Sugarose ? A moins que vous ne soyez sous médicament…» Le visage se ferma et Cerise se releva. « J’étais sûre que vous ne me croiriez pas si je vous disais la vérité. Tant pis. Merci d’avoir pris le temps d’écouter, agent Booth. C’est plus que personne n’a jamais fait. » Avant de passer la porte, elle se retourna et planta son regard noir dans ceux de l’agent. « Il ne vous en veut pas.

- Pardon ?

- James. Votre ami. Il sait que vous n’y êtes pour rien…Il…il m’a chargée de vous dire…Passe devant, je te couvre. » Et sans ajouter un mot, elle quitta les locaux.

« Mlle…Mlle…Cerise ! Attendez ! » La jeune fille allait monter dans le bus lorsque la voix de l’agent Booth, la rappela. Elle se retourna et se retrouva face à lui. Il était essoufflé, en chemise dans le froid glacial de ce mois de novembre. Ses yeux exprimaient son incompréhension. « Attendez.

- Je dois y aller. » Coupa-t-elle sèchement. Il la rattrapa par le bras, faisant signe au chauffeur de démarrer. « Ey !!! Le prochain est dans une demi-heure ! Et il fait moins deux.

- Je vous raccompagnerais. Mais je dois vous emmener quelque part...

- A l’asile ? Ironisa-t-elle.

- ne me tentez pas. Non, je voudrais que vous me montriez l’endroit exact où se trouve le corps.

- Pourquoi faire ? » Il réfléchit quelques secondes. « Disons que je vous crois… » Cerise eut un haussement de sourcil, sceptique. « Bon peut être que j’ai du mal à gober votre histoire mais je dois…je dois être certain qu’il n’y a pas de corps là-bas. »

Le Dr Temperance Brennan était penchée sur un squelette vieux de 500 ans. UN indien aztèque pour être précise… Probablement un des sacrifices humains réalisés sous le règne d’Itzcoal. La tâche minutieuse les occupait, elle et Zack, depuis des heures. Fascinant, tout simplement fascinant. Cette civilisation était probablement l’une des plus évoluées…Une société de caste, où chacun ait sa place. Une place hiérarchisée certes mais qui pouvait évoluer. La richesse de leurs temples… »Dr Brennan ? » Absorbée par ses pensées Temperance n’avait pas entendu son assistant. « Oui Zack ?

- Euh … Votre téléphone sonne. » En effet. L’anthropologue cligna des yeux, pour revenir dans le monde réel et décrocha. « Brennan.

- Bones, c’est Booth. Il faut que vous me rejoigniez au bord de Polomac, en face de Georgetown

- Pourquoi ?

- J’ai un truc qui risque de vous intéresser.

- Plus qu’une momie aztèque de 500 ans ?

- Venez avec du matériel aquatique. Ou subaquatique. Vos machins qui vont dans l’eau…» Brennan soupira et jeta un regard de regret à sa momie. « Booth a besoin de nous. En route. »Lança-t-elle à Zack.

Moins d’une demi heure plus tard les deux scientifiques arrivaient sur les bords de la rivière. Ils trouvèrent Booth sans problème, étant donné qu’il était seul à faire les cents pas autour de sa voiture en scrutant l’eau noire du fleuve. Avec la nuit qui commençait à tomber, le froid se faisait de plus en plus saisissant, Temperance resserra le col de son manteau et jeta un coup d’œil alentour. « Très bien Booth, puis je savoir pourquoi vous me faites sortir de mon labo par moins deux degrés, en pleine nuit, alors que j’étais occupée ?

- Bonsoir Bones… Je vous ai appelé parce que j’ai besoin de vous

- J’imagine mais pourquoi faire ?

- J’aimerai que vous sortiez tous vos trucs de scientifiques pour me dire si il y a un corp dans la rivière. » Elle fronça les sourcils. « Je ne comprends pas…

- J’ai des raisons de croire qu’il pourrait y avoir un corps dans l’eau.

- Des raisons de croire ? De quel genre ? » Booth inspira profondément ; si il disait à Brennan qu’une gamine de 21 ans lui avait affirmé avoir vu en rêve quelqu’un jeter un corp ici, il perdrait toute sa crédibilité. Et elle se foutrait de lui à chaque occasion. «Des raisons. » La jeune femme regarda autour d’elle. « Est-ce que c’est officiel ?

- Ça le deviendra si il y a bien quelqu’un dans cette flotte.

- Pourquoi n’est ce pas le FBI qui se charge de ces recherches ? » L’agent eut soudain l’air gêné. « Quoi Booth ? Qu’est ce que vous ne voulez pas me dire ?

- Vous pouvez le faire oui ou non ?

- Je…Oui. Je peux le faire. » Il eut un sourire victorieux. « A condition que vous me disiez tout.

- …

- Est-ce que cela aurait un rapport avec la jeune femme assise dans votre voiture ? Intervint soudain Zack, en remarquant une silhouette. Temperance se retourna pour vérifier les dires de son assistant : il y avait bien quelqu’un dans le véhicule. Du peu qu’elle en voyait, une femme. Jeune. Petite pas plus d’un mètre 60. Faible corpulence. « Qui est ce ? » A cet instant Seeley Booth sut qu’il avait perdu. Il devrait tout raconter.
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ewilan
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Ven 13 Avr - 18:17

mdr c'est trop bien mais comme je la suis aussi sur fanfiction.net j'avais completement oublié cette histoire avec la fille!!! mdr
la suite!!!!!!!!
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mayess
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Sam 14 Avr - 21:25

Tout simplement génial, sincerement ! tu as une façon d'écrire superbe, tu as su respecter le caractère bien trempé de tous les personnages que tu as mis en scène, le contexte parrait tout à fait cohérent, tu exploites parfaitement bien ton imagination... en bref le debut est bien prometteur!
je n'ai plus qu'une chose à ajouter : A quand la suite ??? je m'impatiente déjà!
Si en plus c'est une fic Shippeuse, je te soutiens à 100%
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Sam 14 Avr - 21:47

Merci à tous les deux...
@ewilan : c'est vrai que j eme suis un peu emballée sur ce que l'on pourrait apeller...'l'épilogue' c'est à dire l'après enquête et du coup on a du mal à se souvenir du meurtre. Ceci devrait te rafraichir les idées.
@mayess: Thanks a lot ! C'est du 100 % ship, crois moi tu ne sera pas decue.
Alors je me suis rendue compte que j’avais bêtement posté deux chapitres sans mettre les éternels : « Je ne possède cette série en aucun cas (où cas où l’un d’entre vous l’aurait cru lol) Je le fais juste pour m’amuser…So, Please, Don’t sue.
Voilà une bonne chose de faite. Maintenant j’ai deux trois trucs à ajouter…
1 : L’histoire va comprendre très probablement une vingtaine de chapitres. Dont plus d’une bonne moitié complètement-totalement « Guimauve/fluff ». Je préfère vous prévenir au cas où certains seraient allergiques à ce genre… Je vous dirais quand arrêter de lire pour ne pas être en hyperglycémie. LOL

2 : J’ai une façon d‘écrire très personnelle : je commence en général par le milieu. C'est-à-dire que j’ai une idée, je l’écris et je brode autour. Donc pour être claire j’ai écris les chapitres finaux avant le début…ce qui fait qu’il y a des risques d’erreur. Désolée d’avance.

3 : je ne sais pas où vous en êtes dans la visualisation des épisodes mais considérer que celui-ci se déroule après le 1*9, ou 10 en tout cas EN AUCUN CAS dans la saison 2. Pas de spoilers.
4 : A partir de maintenant, sous chaque chapitre (je pense), il y aura un titre de chanson et son interprète. C’est en quelque sorte la BO ; et si vous prenez la peine d’en écoutez (Merci Radioblog) les paroles vous verrez qu’elles « collent » à l’histoire.

5 : Ben…rien en fait. Ah si ! J’ai vraiment très envie d’avoir vos réactions. Sinon je mettrais pas la fin…hinhinhin. Non je plaisante ; mais c’est toujours agréable d’avoir des commentaires donc n’hésitez pas.



CHAPITRE 3 : Où Bones n’en croit pas ses oreilles…


*Send me an angel* The Scorpions


« …Voilà. Vous savez tout » L’ex tireur d’élite avait résumé en quelques mots ce que Cerise
lui avait dit. En ne mentionnant pas la façon dont elle avait eu connaissance des informations. Mais bien sûr c’est ce point qui intéressait tout particulièrement Temperance.
« Je ne comprend toujours pas pourquoi vous n’avez pas fait appel au labo du FBI.
- Mais parce que ! Bon sang, Bones il faut toujours que vous posiez des questions ? Vous ne pouvez pas simplement agir ?
- Je ne vois pas en quoi réfléchir avant d’agir est mauvais. En outre je ne prend jamais de décision à la légère.
- OK. Alors la raison est : je n’ai pas de mandat. Et pour anticiper votre future question, je n’en ai pas parce que le procureur a refusé de me le fournir. » Elle ouvrit la bouche pour parler mais il lui coupa la parole. « Pourquoi ? Parce que cette informatrice est une source jugée peu fiable. Pourquoi ? Si je vous le dis vous me promettez de ne pas rire ?
- …
- Promettez le moi Bones.
- Promis.
- Cerise… La jeune fille qui attend dans la voiture, dit que c’est le mort qui lui a parlé. En rêve. Il lui a dit où il était et… » L’agent s’interrompit en surprenant un regard atterré entre les deux scientifiques. « Vous avez promis Bones !
- Je n’ai rien dit.
- Mais je sais ce que vous pensez. Evidement, tout ça vous n’y croyez pas une minute, n’est ce pas ? » L’anthropologue resta un moment silencieuse, semblant réfléchir à ce qu’elle venait d’entendre. « Je ne crois pas que certaines personnes puissent avoir des pouvoirs. Je ne crois pas que les morts puissent parler ou faire quoique ce soit. Lorsqu’ils sont morts, ils sont juste…morts. Ils finissent par disparaître.
- Mais certains ne disparaissent pas…Regardez vos momies, elles sont toujours là après des millénaires.
- Parce qu’elles ont été conservées dans des milieux favorables, dans des conditions particulières. ¨Pas parce qu’elles ont des…superpouvoirs où des trucs comme ça. » L’agent du FBI secoua la tête. Stupide. Il était stupide. Comment est ce qu’il avait pou imaginer que…évidemment que Bones n’allait pas le croire. C’était une scientifique. Lui-même était le dernier à croire en ce genre de choses. Seulement il y avait quelque chose d’incroyable chez cette fille, quelque chose qui vous poussait à l’écouter quelque soit les choses qu’elles vous racontaient. Et ce qu’elle avait dit sur James. Personne ne pouvait savoir. Ils ne l’avaient jamais dit à personne. « Bones…
- Ne m’appelez pas Bones.
- Brennan. Vous accepteriez de lui parler ?
- Pourquoi faire ?
- Avant de décider si je suis totalement cinglé. Parlez lui et si vous ne comprenez pas pourquoi je l’ai crue, je vous laisse tranquille avec cette histoire à dormir debout. » Temperance se tourna vers son assistant. « Qu’en penses tu Zack ?
- On pourrait…considérer tout ceci comme une expérience sociologique et anthropologique nouvelle. Après tout la notion de rêves prémonitoires est très courante dans les sociétés amérindiennes. Ce pourrait être intéressant de voir sur quoi elle se base. Ou sur quel genre de personne» L’anthropologue parut considérer la question un quart de seconde puis acquiesça. « OK. Je vais lui parler. » Seeley crut qu’il allait sauter au cou du jeune homme. Contre toute attente, Zack venait de lui sauver la mise. Il faudrait qu’il soit plus sympa avec lui à l’avenir. « Venez… »

Du coin de l’œil, Joey étudiait ce drôle de groupe qui venait de prendre place à une table dans son bar. Deux hommes : un grand musclé avec une chemise blanche impeccable et une arme à la ceinture et un tout jeune garçon, vêtu d’un jean et d’une paire de tennis usée. Avec eux il y avait deux filles. Une femme de taille moyenne aux yeux bleu-gris qui ne semblait pas s’apercevoir que la moitié du bar et ses deux compagnons la dévoraient du regard. L’autre était petite, et ressemblait plus aux étudiantes qu’il avait l’habitude de servir. Le barman servit le quatuor insolite et retourna derrière son comptoir.

« …Cerise. Voici le Dr Brennan et son assistant, Zack. » Intimidée, la brunette sourit doucement. Zack paraissait littéralement hypnotisé par le magnétisme qui se dégageait de la jeune fille. Temperance dévisageait avec curiosité cette drôle de fille, aux yeux noirs. « Booth m’a raconté ce que vous pensez avoir vu, attaqua-t-elle bille en tête, comme à son habitude. « Inutile de vous dire que je n’y crois absolument pas. » L’ex tireur d’élite soupira. Ça démarrait bien. Cerise allait finir par s’enfuir et il ne saurait jamais le fin mot de l’histoire. Mais la jeune fille ne parut pas apeurée par le ton abrupte de l’anthropologue. Elle se contenta de secouer la tête.
« Je comprends. Moi non plus je n’y croyais pas du tout…
- Qu’est ce qui vous a fait changer d’avis ?
- Il s’est avéré que plusieurs des rêves que j’ai fait…se sont réalisés.
- Ça a débuté quand ? »
La conversation se poursuivit sur le même ton pendant une bonne demi-heure. Brennan assaillait littéralement de questions son interlocutrice, comme pour comprendre chaque recoin du phénomène. Mais elle ne paraissait toujours pas convaincue. « Vous savez Dr Brennan… J’ai fait des recherches. J’ai essayé de me convaincre que tout cela ce n’était que le fruit du hasard mais à chaque nouveau rêve…je devais me rendre à l’évidence. Rien n’est logique. Et je dois vous avouer que ça m’ennuie autant que vous. Sûrement plus. Pendant deux mois, je n’ai plus dormi, trop effrayée à l’idée de voir encore une catastrophe…et de découvrir le lendemain qu’elle s’était produite. Finalement, j’ai du me rendre à l’évidence et accepter ce que j’étais.
- Ce que vous êtes ?
- Une personne aux rêves…réels. Medium. Sorcière. Chamman. Peu importe le nom que vous lui donner. Ça fait partie de moi, maintenant.
- Une autre question … Vous êtes cherokee n’est ce pas ? » Cerise sursauta, apparemment surprise. « Comment le savez vous ? D’habitude les gens pensent que je suis hispanique…
- Vos yeux. La forme de votre mâchoire. L’arrête de votre nez. Vous avez toutes les caractéristiques morphologiques propres à cette tribu.
- Oui, je suis membre d’une tribu Cherokee dans l’Arizona. Une des dernières. Pourquoi ?
- Les cherokees sont connus pour leur pratique de la magie ;
- Ce n’est pas de la magie, ce sont des traditions. Des rites. Vous voulez savoir si je crois à tout ça ? Si je ne suis pas « conditionnée » par ces « sorcelleries ». Non. Non je n’y crois pas. Je ne crois pas que les esprits soient dans les arbres ou dieu sait ou. Je ne crois pas qu’une danse puisse apporter la pluie… Je ne mâche de plantes hallucinogènes pour entrer en transe et raconter l’avenir. Je ne fais rien de tout cela.
- Vraiment ? Pourtant ce tatouage… » Temperance saisit le poignet de la jeune fille, découvrant une série de signes cabalistiques que Seeley ne reconnaissait pas. « C’est ce genre de tatouage qu’on retrouve sur les hommes médecines, nota Zack resté silencieux jusqu’alors. Les yeux noirs étincelèrent et Cerise se dégagea brutalement. « Vous mélangez tout, DR Brennan. Vous confondez religion et rites. Vous confondez le respect des ancêtres et paranormal. Vous ne voulez pas voir la vérité… je suis en effet destinée à être la prochaine femme médecine de mon clan. Je ne renie en aucun cas les connaissances de mes ancêtres, ni le pouvoir des plantes mais je sais qu’il est souvent insuffisant. Raison pour laquelle j’étudie à Georgetown. » Cette fois, elle était absolument furieuse. « Vous ne voulez pas me croire parce que la science ne vous permet pas d’expliquer ceci. Vous avez peur de ce que ne vous pouvez pas expliquer…peur parce que vous savez que c’est douloureux de ne pas comprendre, la disparition de vos parents vous l’a prouvé. Je vais m’en aller mais laissez moi juste vous dire une chose : pendant toute cette conversation vous avez pensé être celle qui menait le jeu. Celle qui me forçait à me découvrir. En réalité j’en sais plus sur vous que probablement n’importe qui. Peut être même que vous-même. » Elle désigna la pierre turquoise qui pendait au cou de l’anthropologue. « Ce collier vous a été offert par une femme au Venezuela, n’est ce pas ? Pour vous remercier d’avoir identifié les corps de ses fils et permettre ainsi le repos de leurs âmes. Vous avez essayé de refuser mais comme elle insistait, vous avez fini par le prendre. Et lorsqu’elle vous l’a passé autour du cou, la femme vous a dit qu’il vous protégerait de la mort que vous côtoyez trop. Et –bien que vous soyez un esprit cartésien rationnel- vous le mettez chaque fois que vous devez identifier une nouvelle victime. Vous prenez cette pierre dans votre poche. Je me trompe ? » Abasourdi, les deux hommes virent Temperance secouer la tête négativement. Muette pour une fois. Cerise se retourna vers Seeley. « Je vais y aller…merci d’avoir essayé. Vraiment. »
Depuis son bar, Joey entendit les éclats de voix. Puis il vit la petite à la tresse se lever d’un bond et sortir alors que les trois autres restaient comme paralysés. L’autre femme était livide. Il crut un instant qu’elle allait s’évanouir mais elle prit la parole. « Il faut qu’on fouille cette rivière. » Joey secoua la tête ; ils étaient tous barges dans cette ville. Il n’aurait jamais du quitter l’Ontario.
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mayess
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Sam 14 Avr - 23:31

j'ai hâte de savoir la suite... en tout cas celle ci est à la hauteur de mes esperances, je n'ai qu'une chose à dire : continues comme ça ( même si je crois savoir que la totalité de ton histoire est déjà ficellée ou alors écrite )
Bravo !!
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Dim 15 Avr - 11:40

@mayess : Merci. En effet, ma fic est entierement rédigée...je suis juste en train de peaufiner. Les chapitres arriveront donc assez rapidement. D'ailleurs
je vais en poster deux d'un coup ce matin...le premier étant un peu plus 'court' que 'habitude.

CHAPITRE 4 : Où la musique adoucit la mœurs…


*One of Us* Joan Osbourne


Le lendemain matin, Angela et Hogdins regardaient leurs montres respectives à intervalles réguliers. « Où crois-tu que Booth les aient amenés hier soir ? demanda le scientifique pour la dixième fois en deux heures. La jeune femme poussa un soupir déchirant. « Je ne sais pas, articula-t-elle exagérément.

- Tu penses qu’ils vont nous trouver un cadavre ? » Elle rit en voyant les yeux de son collègues briller de convoitise. « Tu t’ennuies ?

- Non, je dois analyser cette…vase. Si je m’ennuie.

- Ouais. Moi aussi. Finalement, cette collaboration…je trouve ça bien.

- Vraiment ?

- Pas toi ? Je ne sais pas j’ai l’impression de faire quelque chose d’utile. Les artistes n’ont pas l’habitude de faire des choses qui peuvent servir d’une manière ou d’une autre… c’est le fondement même de l’art. L’inutilité. Parfois c’est un peu pesant. » Jack hocha la tête, lentement. « Je vois ce que tu veux dire…Personne n’a jamais pris ce que je faisais au sérieux. Je suis juste le type qui passe son temps avec des moustiques.

- Yep. Drôle de vie. » Ils échangèrent un long regard, puis un bruit de voix les fit sursauter.

« Ça ne veut pas dire que j’y crois… » Brennan. Puis la voix plus grave de Booth. « Mais il était là… exactement où elle l’avait dit ! Je ne sais pas ce qu’il vous faut.

- Des…la science. C’est de science dont j’ai besoin, Booth !

- Vous ne pouvez pas reconnaître que certaines choses vous dépassent.

- Bien sûr que si ! La bêtise humaine me dépasse et je le reconnais volontiers. » L’anthropologue fit volte-face si brutalement, que l’agent du FBI dut stopper net pour ne pas la percuter. « C’est sans doute le hasard…ou elle est complice. Ou…

- Où elle dit vrai et cela s’est passé comme elle l’avait dit. »

Angela décida qu’il était pour elle d’intervenir. « Ey Sweetie… qu’est ce qui se passe ?

- Booth croit toujours au père noël.

- Pardon ?

- Il est en train de virer dans le paranormal, les rêves prémonitoires ce genre de trucs. ON va avoir besoin de toi…

- Pourquoi donc ?

- Je veux que tu identifies le squelette que Zack ne va pas tarder à apporter. Hodgins, on aura besoin de toi aussi. » Le regard de l’entomologiste s’éclaira. « Les affaires reprennent ! »

Un peu plus tard, le groupe était réuni autour du squelette retrouvé dans l’eau. Temperance s’affairait sur les différents ossements, suivie de près par son assistant. « On dirait qu’il a eu les mains attachées…

- Tissus ?

- Peut être. Hodgins, tu t’occupes de ça OK ?

- Pas de problème.

- Poignets brisés. Avant bras fracturés. Il s’est bien défendu… » Elle se pencha vers la tête. Et pointa du doigt le haut du crâne. « Une fracture ici aussi. Zack tu me feras des radios de tout »

Profitant de ce que son amie soit occupée, Angela se rapprocha de Booth qui les observait du coin de la salle. Il était exceptionnellement silencieux. « Seeley ? Tout va bien ?

- mmm ? Oui.

- Qu’est ce que c’est que cette histoire de rêves ?

- C’est…Une jeune fille est venue me voir ce matin, elle m’a dit qu’elle savait qu’il y avait un corps dans la rivière, face à Georgetown. Elle m’a dit…l’avoir vu en rêve. Je ne l’ai pas cru, bien sûr mais…

- Mais ça a été plus fort que vous, il fallait que vous en soyez sûr. » L’ex-tireur d’élite baissa a tête, gêné. Il n’avait pas dit ce qui l’avait convaincu. James. « Mais vous n’y croyez pas VRAIMENT, n’est ce pas ? Poursuivit l’artiste.

« SI »songea-t-il mais au lieu de ça il se contenta de secouer la tête. « Je ne sais pas, Angela. Le corps était exactement là où elle l’avait dit et… » Il extirpa l’avis de recherche de sa poche de jean. « Si il s’avère que c’est bien ce garçon, Alors là, ça fera beaucoup de coïncidences. » La brunette hocha la tête et reporta son attention sur sa meilleure amie. Temperance agissait vite, quelqu’un qui ne la connaissait pas aurait pu penser qu’elle était simplement préoccupée par cette enquête. Mais il y avait autre chose, Angela en était certaine. « Que s’est il passé exactement Booth ?

- Quoi ? Mais rien.

- Oh je vous en prie… Je connais Brennan comme si je l’avais faite et je ne l’ai jamais vue comme ça.

- Comme quoi ?

- Elle se mordille la lèvre inférieure, n’arrête pas de replacer sa mèche de cheveux derrière son oreille… s’agite avec fièvre et brasse de l’air. Ça, beau brun, ça ce n’est pas Temperance. Je sais que quelque chose la travaille et comme elle revient d’une balade nocturne avec vous… » Angela eut un sourire entendu et les oreilles de l’agent du FBI virèrent à l’écarlate.

« Qu…quoi… »S’étrangla-t-il. « Il ne s’est rien passé. Enfin pas comme vous l’entendez du moins.

- OK. Alors quoi ?

- C’est cette fille- celle des rêves- elle a lui a raconté une sorte d’histoire à propos de son collier et Bones a…elle n’a pas très bien réagi.

- Quelle histoire ?

- je ne sais pas, un truc au Venezuela. Toujours est il que ça l’a drôlement secouée. » L’artiste soupira et secoua ses boucles brunes. « J’imagine…Temp’ n’a jamais aimé qu’on bouleverse ses convictions. »

« Booth ! » La vois impérieuse de l’anthropologue les fit sursauter. « Ça vous intéresse de savoir de quoi il est mort, où vous voulez qu’on vous laisse ? » Il rougit comme un enfant pris en flagrant délit. « Non…pardon. Je vous écoute.

- Il a été étranglé. C’est bien un meurtre. Il s’est battu, mais son agresseur a été plus fort.

- De quand date le décès ?

- Au vu de la décomposition, et de la prolifération des larves…je dirais plusieurs années. On en saura plus dans quelques heures. Angela tu as terminé ?

- Il devait ressembler à peu près… » Elle détacha son croquis du bloc à dessin. « à ceci. »

UN visage fin, presque féminin. Deux yeux immenses. Des pommettes hautes.

« Gidéon » Murmurèrent Temperance et Booth, d’une seule et même voix. L’agent du FBI se tourna vers sa collègue. « Et ça…ça ne vous suffit pas comme preuve ? » Lança t-il avant de se diriger vers la sortie ; « Ey ! Où allez vous ?

- Annoncer à Mr et Mme Sipher que nous avons retrouvé leur fils.

- Attendez moi ! »

Le trajet en voiture fut silencieux, chacun semblant ruminer de sombres pensées. Finalement, excédé par ce silence pesant Booth décida d’allumer l’autoradio juste au moment ou Joan Osbourne entamait One of us.

If god had a name what would it be?
Si Dieu avait un nom quel serait il ?

and would you call it to his face?
Et le lui crierai tu à la figure ?

if you were faced with him in all his glory
Si tu étais face à lui, dans toute sa gloire

what would you ask if you had just one question?
Que lui demanderais tu si tu avais une seule question ?

yeah. yeah. god is great
yeah. yeah. god is good
yeah yeah yeah yeah yeah

what if god was one of us?
Et si Dieu était l’un d’entre nous ?

just a slob like one of us
Just un mec comme nous
just a stranger on the bus
Juste un étranger dans le bus
trying to make his way home
Essayant de rentrer chez lui
if god had a face
Si dieu avait un visage
what would it look like?
A quoi ressemblerait il ?

La pertinence des paroles le firent rire. Il y avait des moments comme ça où une force imaginaire semblait se liguer pour vous rendre dingue…

« Qu’y a-t-il de drôle ? » Interrogea sa passagère avec son froncement de sourcils habituels. Il secoua la tête, amusé. « La chanson… On dirait qu’elle s’adresse à vous.

- je ne vois pas

- Il n’y a rien à voir. Ecoutez seulement. »

and would you want to see
Et voudrait tu le voir
if seeing meant that you would have to believe
Si le voir signifiait que tu devrais croire
in things like heaven and jesus and the saints
En des trucs comme Jésus ou les saints
and all the prophets
Et tous les prophètes

yeah yeah god is great
yeah yeah god is good
yeah yeah yeah yeah yeah

Temperance sourit à son tour et bientôt, ils riaient tous les deux alors que la pluie tombait à verse et frappait le pare-brise dans un bruit effroyable. Parfois il suffisait de pas grand-chose pour être sur la même longueur d’onde que quelqu’un, quelqu’un de pourtant si différent… Une chanson à la radio, un souvenir partagé et on avait l’impression de se connaître depuis une éternité. C’est à cela que pensait l’agent Seeley Booth lorsqu’ils arrivèrent devant la maison des Siphers.
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Dim 15 Avr - 11:41

CHAPITRE 5 : Où il y a beaucoup de questions mais pas tellement de réponses…


*Why does my heart feel so bad ?* Moby


La maison des Siphers était un petit pavillon dans la banlieue de Washington, comme on en trouvait des centaines dès lors qu’on quittait le centre. Crépi blanc cassé, fenêtres aux encadrements bleus clairs et pelouse parfaitement entretenue. Malgré l’heure précoce, les lumières étaient déjà allumées dans la plupart des habitations. ON voyait des silhouettes s’affairer, ombres dansantes derrières les fenêtres. Booth soupira. « Bienvenue à Wisteria Lane !

- Je ne vois pas ce que cela veut dire.

- Desperate Housewives….Bree…Gabriel… Cela ne vous dit rien ? » Devant la grimace d’incompréhension de sa collègue, il secoua la tête. « Il faut vraiment que vous sortiez de votre musée de temps à autre, Bones. Desperate Housewives est une série télé qui fait un énorme succès ces derniers temps. Ça se déroule dans un petit quartier comme celui-ci, où tout à l’air tranquille. Mais derrière, chacune des familles cachent des tonnes de secret qui vont jusqu’à des meurtres… Je n’arrive pas à croire que vous n’en n’ayez jamais entendu parler…

- Et moi je n’arrive pas à croire que vous regardiez une série qui s’appelle « femmes au foyer désespérées ».

- ce n’est pas…Tessa la regarde de temps en temps, c’est tout. » L’ex tireur d’élite secoua la tête avant de sonner. La porte s’ouvrit sur une femme d’une cinquantaine d’années, aux traits fatigués. Elle portait un pull fleuri passé, un vieux jogging et manifestement ne s’attendait pas à recevoir de la visite. « J’ai besoin de rien. » lança-t-elle d’une voix traînante.

« Mme Siphers ?

- Oui.

- Je suis l’agent Booth, FBI et ma collègue, le Dr Temperance Brennan » Les yeux ternes s’éclairèrent. « Vous avez retrouvé mon bébé ? » Ils échangèrent un regard gêné. « Il faut que nous parlions…Pourrions nous entrer ? » Mme Siphers s’écarta pour les laisser passer. La maison était propre, à l’exception des cadavres de boites de tranquillisants sur la table basse. La télé était allumée et braillait des clips à la mode. Elle l’éteignit d’un geste et les fit s’asseoir.

« Voulez vous boire quelque chose ?

- Euh…non merci. Mme ? Pourriez vous jeter un œil à cette photo ? » Demanda Booth en lui tendant le portrait réalisé par Angela. Mme Siphers l’observa une minute sans dire un mot puis posa une main sur sa bouche. « Oh mon dieu…c’est lui. C’ets mon bébé. Gidéon. Où est il ? Vous l’avez retrouvé ? » devant le silence de l’agent, elle poursuivit. « Il est…mort c’est ça ?

- Je suis désolé, Mme. Nous vous présentons toutes nos condoléances. » Mais elle ne semblait plus les entendre. « Mon fils…mon petit garçon » Murmurait elle, les mains crispés sur le portrait. « Mme ? Nous devons vous poser des questions.. mais si vous préferez nous pouvons revenir plus tard.

- Non. Que s’est il passé ? Comment est il…

- Il a été assassiné.

- Mais qui ? Qui aurait pu faire ça ? Gidéon était tellement gentil.

- C’est ce que nous allons chercher, Mme. Où est votre mari ?

- Il travaille. Il… travaille tout le temps depuis que… Oh mon dieu ! Comment vais-je lui annoncer ça ? »

Finalement, Mr Siphers –appelé par sa femme- arriva moins d’une demi heure plus tard. Mais il ne fut pas plus utile que son épouse. Tous les deux semblaient persuadés que leur fils n’avait que des amis… Il n’était rien sorti d’intéressant de cette entrevue.

« Que faisons nous maintenant ? demanda Bones alors Booth prenait le volant.

- Je vais rentrer au… »La sonnerie de son portable l’interrompit. « Booth…Mmm…D’accord… Merci beaucoup Helen. » Il raccrocha et effectua un brusque demi-tour. « Ça ne va pas non ?

- On file sur le campus.

- Quoi mais pourquoi ?

- Helen a trouvé quelque chose d’intéressant.

- Qui est Helen ?

- Oh…une sorte de stagiaire. Je lui avais demandé de vérifier les dossiers similaires de disparition.

- Et ?

- Apparemment, Gidéon serait le numéro deux sur une liste de trois disparus de Georgetown. En trois ans. » Booth eut un rire narquois. « Jolie moyenne. UN étudiant en médecine par an qui disparaît.

- Vous croyez qu’il y a un lien ?

- ça on ne va pas tarder à le savoir… »

Booth et Brennan traversèrent rapidement le campus. Visiblement, la nouvelle de la mort de Gidéon avait déjà transpiré et un autel avait été élévé au niveau de la rivière. Une photo du jeune homme trônait au milieu de bougies multicolores. Deux jeunes femmes se tenaient devant, main dans la main. Et un peu retrait…Cerise. Elle avait les yeux rivés sur la photographie, rien ne semblait exister autour d’elle. Temperance remarqua d’ailleurs que pas un seul des autres étudiants ne tentait de l’approcher. Soudain, la jeune fille releva la tête et les aperçut. Elle se dirigea vers eux.

« Agent Booth. Dr Brennan.

- Bonjour. » Désignant l’hommage silencieux, Booth murmura. « Les nouvelles vont vite…

- Ouais. Les mauvaises nouvelles encore plus. Est-ce que vous avez trouvé quelque chose ?

- Nous cherchons.

- J’ai essayé de…je me suis dit qu’en venant ici, il… » Cerise secoua ses nattes brunes. « C’est ridicule. Tout cela est totalement…dingue. Je peux faire quelque chose pour vous aider ?

- Le directeur ? Où peut on le trouver ?

- Bâtiment central. Vous entrez, descendez les escaliers, prenez la première porte à droite. Mais ça m’étonnerai qu’il vous accueille à bras ouverts…

- On a l’habitude. Merci. » Pendant les quelques secondes qu’avait duré le dialogue, Booth remarqua que sa collègue était restée très silencieuse. Ce qui ne lui ressemblait pas. D’habitude, elle allait au vif du sujet, tête baissée. Mais cette fois c’était différent. Il lui semblait même qu’elle considérait la jeune étudiante avec une sorte de crainte. « Bones ? Tout va bien ? » Demanda-t-il alors qu’ils pénétraient dans l’immense hall de l’université. « Bien sûr. Pourquoi ?

- Non rien. ‘Franz Little’ Doyen et président.» Déchiffra-t-il en arrivant devant une immense porte sur laquelle scintillait une plaque en bronze. Il hésita un court instant –très court instant- avant de frapper mais cela n’échappa à Brennan. « Vous avez peur ? Questionna-t-elle avec sa franchise et son intuition habituelle.

- Peur ? De quoi ?

- Du doyen. Ça peut être très impressionnant pour certaines personnes qui souffrent d’un complexe d’infériorité envers les gens munis de diplômes universitaires multiples. » L’ex tireur d’élite secoua la tête. Si jamais à un moment où un autre de sa carrière, il pouvait être tenté de prendre la grosse tête il était sur que Bones et son équipe de fouines le remettraient dans le droit chemin. « Sachez que je n’ai peur de rien. Et surtout pas d’un vieux barbu qui passe ses journées dans un bureau…

- Alors on devrait peut être y aller. » Fit elle avec un sourire ingénu.

Et pour la deuxième fois en une journée, l’entrevue se révéla très décevante. Comme il fallait s’y attendre Mr Little refusa de parler. Catégoriquement. Il n’avait probablement pas apprécié que Bones ne remette en cause ses capacités intellectuelles à gérer un établissement scolaire. Ni qu’elle attribue cela à son âge avancé. Booth sourit, parfois il avait l’impression de se promener avec Parker. Bones disait ce qu’elle pensait au moment où elle le pensait et ne semblait pas s’apercevoir de l’impact de ses paroles sur les gens. Bef, il avait du user de tout son charme pour que la secrétaire lui remette les dossiers des disparus, la liste des élèves et ce genre de détails… Encore pas mal de paperasseries à gérer.
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ewilan
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Dim 15 Avr - 21:05

trop bien
la suite, la suite, la suite, la suite, la suite, la suite, la suite, la suite!!!!!!!!!
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mayess
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Lun 16 Avr - 2:11

Encore une fois, c'est excellent, sincerement je ne vois aucun point négatif: ton style d'écriture est parfait, j'ai carément l'impression de voir les scènes, en plus il n'y a pas une faute, vraiment rien à reprocher. Par contre j'aurais aimé savoir si ta fanfiction était un épisode entre 2 de la série ou alors si elle est une fin de celle-ci ? Je sais pas si ma question est très clair ... en même temps il est un peu tard lol. Sinon, encore une autre question : A quand le ship booth/brennan ?? je l'attends avec impatience, en plus moi j'aime bien le style guimauve !
Ah oui et dernière chose : j'A-DO-RE la chanson one of us !! elle n'est pourtant pas trop trop connue, je l'ai découvert dans la série le monde de joan j'avais trop aimé, la ré-entendre fait tjr plaisir...
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Lun 16 Avr - 10:04

@ewilan : merci !

@mayess : j'adore cette chanson également. POur situer la fic..ce n'est absolument pas saison 2. En fait j'ai commencé à l'écrire vers l'épi 1x09 de M6 donc il y a un bout de temps...raison pour laquelle Tessa fait encore partie du décors même si je me doute qu'elle a du 'dégager depuis un moment. Il faut dire que j'ai besoin d'elle (si, si c'est possible). Ceci dit pas de panique tu auras quand même ton ship... d'ici...2/3 chapitres. Patience.

CHAPITRE 6 : Où quelqu’un allume la lumière et tout devient clair…


*Honestly OK* Dido


« Chérie… Tu ne crois pas qu’il est temps de rentrer dormir un peu ? » Une voix familière tira Brennan de sa torpeur. Penchée sur le squelette de Gidéon, elle travaillait sans relâche depuis que Booth l’avait redéposé au labo. Elle releva la tête, vers son amie qui la regardait d’un air réprobateur. « Tu as fait tout ce que tu pouvais, ma puce. En tout cas pour ce soir… Va te coucher.

- Je ne peux pas ; pas tant qu’on n’a pas l’ombre d’une piste.

- Tu auras ta piste, je te le promets mais regarde toi. » D’autorité, la brunette fit pivoter le siège de son amie pour la mettre face à son reflet dans la vitre. « Tu n’as pas dormi depuis deux jours…Tu es à bout. Tu ne tiendras pas longtemps à ce rythme là. » Temperance resta silencieuse un court instant. Angela avait raison, elle était si fatiguée que ses bras et ses jambes pesaient une tonne. Sa tête était embrumée et elle avait les yeux qui la brûlaient en permanence. « Je ne peux pas, Ange’…souffla-t-elle.

- Quoi donc ?

- Dormir. » La jeune artiste soupira et leva les yeux au ciel. « Je sais que tu n’aimes pas piétiner mais tu y verras plus clair demain.

- Ce n’est pas ça. » Angela s’agenouilla pour être à la hauteur de son amie : Brennan avait l’air apeurée. « Ey…qu’est ce qu’il y a, ma chérie ?

- Je refais ce cauchemar depuis hier…

- Quel cauchemar ? » La jeune femme savait qu’elle devait y aller doucement, le moindre geste trop brusque, ou la plus petite erreur et son amie se refermerait comme une huître. Elle lui parlait de ce ton doux et persuasif qu’on utilise généralement avec les enfants ou les malades. « Celui où mes parents disparaissent. Je les regarde partir, j’essaie de les prévenir qu’ils ne doivent pas s’en aller mais…ils ne m’écoutent pas. » Une grosse larme roula sur la joue de l’anthropologue. «Russ leur dit au revoir et il part. Je crie et c’est comme si ils ne m’entendaient pas. Personne ne me voit. Les gens me passent dessus, et… » Elle a du mal à reprendre son souffle. « Du calme, du calme chérie. Ce n’est qu’un mauvais rêve. Ce n’est rien. » Angela serre son amie dans ses bras. « Ça va aller. » Peu à peu, Bones se calme et se détache doucement de l’étreinte amicale. « Tu sais, je ne…je n’avais pas refait ce rêve depuis que j’avais quitté les foyers d’accueil.

- C’est à cause de cette fille ? Cerise ? Booth m’a raconté ce qui s’était passé. Mais tu sais… cela n’a rien à voir. Tu fais des cauchemars parce que tu as subi en gros choc, elle c’est…autre chose.

- Je sais. C’est simplement que…

- Tu n’oses plus aller dormir pour ne pas refaire ce cauchemar ? Devina Angela. Brennan sourit. « Au XIIIème on t’aurai brûlé vive pour ça, tu sais.

- Pardon ?

- Pour lire dans les pensées des gens. On t’aurait accusé de sorcellerie et montée au bûcher.

- Et moi qui trouvais cette époque cinglée ! »

« Est-ce que j’interrompt quelque chose ? » Hodgins venait d’apparaître sur le seuil de la porte. Brennan se releva prestement, effaçant les dernières marques de son chagrin. « Non.

- J’ai quelque chose d’intéressant. Venez. » Angela leva les yeux au ciel. « Adieu à la nuit de sommeil… » Soupira-t-elle en leur emboîtant le pas.

« Voilà ce que j’ai trouvé sur les restes de vêtements de la victime. Du plancton.

- Incroyable pour quelque chose qui est restée dans l’eau. » Ironisa Angela, ce qui lui valut un double regard noir. « Je l’ai comparé aux échantillons d’eau que Zack a ramené.

- Et ?

- Il ne correspond pas. D’après la croissance des algues retrouvées sur le corps, il est resté au moins deux ans dans une eau stagnante, peu profonde et à l’abris de la lumière avant d’atterrir dans la rivière.

- Quand y est il arrivé ?

- Impossible à dire avec précision. Mais très peu de temps, parce qu’aucune algues n’a eut le temps de s’y déposer. » Il alluma un nouvel écran. « D’après mes calculs, l’intensité du courant ces derniers jours…il doit être parti d’ici à peu près. » Hodgins désigna un point en amont de l’université. Bones saisit son portable « Je préviens Booth !

- Chérie. » Angela saisit l’appareil et secoua la tête. « Il est 22h30. Nous sommes vendredi. Ça peut attendre. » L’anthropologue hocha la tête. « Tu as raison, je l’appellerai demain.

- C’est pas exactement ce que je voulais dire, soupira Angela. Mais bon…il a déjà gagné une soirée. »

&&&
Le lendemain matin, Seeley Booth somnolait dans les bras de Tessa quand il fut tiré du lit par d’impérieux coup de sonnettes. DRIIING. Grognant, il jeta un œil sur le réveil : 7h00 ! Qui que ce soit, il avait intérêt à avoir une bonne excuse. DRIING. Mais quel malade ce type ! « Qu’est ce que c’est ? Murmura la voix ensommeillée de sa compagne. Quelle heure est il d’abord ?

- Très tôt. Tu peux te rendormir, je m’en occupe. » Il lui déposa un rapide baiser sur le front avant d’enfiler une tenue présentable. DRIIING. « Vous avez le doigt collé sur ma sone…Bones ! Qu’est ce que vous faites ici et à cette heure ?

- Il est sept heures non ? C’est le matin, techniquement parlant.

- Techniquement je ne sais pas, mais le matin ne commence qu’à 9h00 le samedi chez moi.

- C’est ridicule. La journée commence au lever du soleil- quelque soit le jour- et le soleil est levée depuis 6h37 ce matin. » Booth réprima un bâillement. « Magnifique. Je suppose que je dois m’estimer heureux que vous n’ayez pas débarquée à 6h37, dans ce cas…Entrez. Les voisins dorment EUX. » Il ouvrit la porte largement pour la laisser passer au moment où la voix de Tessa se faisait entendre. « Qui est ce ?

- C’est… » Il faillit dire ‘rien’ mais se rattrapa juste à temps. Bones n’aurait très probablement pas apprécié. « Le travail. Tout va bien. » Temperance baissa les yeux, vaguement contrite. « Désolée, je ne savais pas que…enfin que vous n’étiez pas seul.

- Laissez tomber. Mais vous pourriez téléphoner avant de débarquer.

- Je l’ai fait ; vous avez coupé votre portable. » Il soupira. « C’est ce que font les gens qui ont envie de ne pas être réveillé à 7h00. Bon, qu’est ce qui vous amène ?

- Hodgins pense avoir trouvé où a été jeté le corps.

- Comment ça ? je pensais… Peu importe. Depuis quand savez vous ça ?

- Hier soir.

- Quoi ? Mais pourquoi ne m’avez pas prévenu plus tôt ? » Plaisanta-t-il.

« J’allais le faire mais Angela m’en a empêché répondit la jeune femme sans comprendre l’ironie du propos. « Faites moi penser à la remercier. Bon on y va ?

- Je vous attends en bas. »

Moins d’une heure plus tard, les deux jeunes gens arrivaient sur les lieux indiqués par Hodgins. C’était une vaste étendue d’eau vaseuse située au beau milieu de nulle part, Booth jeta un coup d’œil suspicieux alentours. Il n’y avait pas âme qui vive. « Où sommes nous ?

- Ceci est une ancienne station d’épuration.

- Je ne vois aucune station. Juste cette eau verte et puante.

- Les égouts de Washington. Et la station… »elle pointa un cabanon en bois complètement miteux et à demi effondré. « Est là ! » Sans attendre, l’anthropologue fila comme une flèche vers les lieux. « Bones ! Boooones ! Attendez moi… C’est moi qui suis armé vous vous souvenez ?

- Allez Booth ! Vous voyez bien que c’est vide » Lui lança-t-elle sans ralentir sa course pour autant.
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Lun 16 Avr - 10:10

Une fois de plus, je ne peux que vous conseiller la musique (au moins le début parce que c’est vrai qu’elle est longue-très longue). Et puis, un petit cadeau pour les shippers…

CHAPITRE 7 : Où on trouve la clé du mystère…


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*Again* Archive
[/url]

Ils entrèrent dans l’ancienne station. Visiblement ce lieu avait servi de squat à pas mal de monde au cours des derniers mois… Bouteilles de bière… boites de pizzas… mégots… Tout cela traînait sur le sol en béton armé au milieu de tuyaux rouillés. La jeune femme parcourait le hangar du regard, espérant trouver…n’importe quoi. Un indice. Soudain ses yeux se posèrent sur une grille en fer, dans le bout de la station.

Booth étudiait le capharnaüm en se demandant quelles étaient les chances pour que l’assassin n’ait laissé son ADN sur une ou l’autre de ces saletés. Probablement nulles.« Booth ! » La voix de sa collègue le tira de sa rêverie. Elle venait de soulever une plaque, genre plaque d’égout et consultait l’intérieur d’un air absorbé. Seeley se méfiait de ce regard. En général, il signifiait ‘je viens de trouver quelque chose de passionnant’ et quelque chose en langage scientifique était très très souvent synonyme de peu ragoûtant, voir carrément dége. Il s’approcha avec méfiance et… »Nom de dieu, Bones ! Qu’est ce que c’est que cette horreur ? » UN crâne en décomposition flottait à la surface d’une eau encore plus saumâtre que le reste du lac. Il y avait gros à parier que le reste du corps devait être là dedans. La scientifique releva ses yeux gris bleu vers lui et lui adressa son plus beau sourire –celui qui lui donnait toujours l’impression de venir de prendre un coup dans l’estomac. « Ça, Booth. C’est une piste. »

Quand l’escouade de fouines eut débarqué, récupéré tous les prélèvements possibles et imaginables, Booth reconduisit tout ce beau monde au labo – squelettes inclus. Et oui. SqueletteS. Parce que d’après les premières observations, il y avait très probablement deux victimes là dedans. Jeune. 20-25 ans. UN de sexe masculin et l’autre de sexe féminin. Croupissant dans l’eau depuis plusieurs années. A priori tout correspondait avec les deux précédents disparus de Georgetown. Ils n’attendaient plus que les reconstitutions faciales d’Angela pour avoir confirmation.
Justement, la voilà qui tendait deux croquis. Correspondance parfaite. Le talent de la jeune artiste ne cesserait jamais de l’étonner…
« Donc nous avons officiellement retrouvé…Mia Ferguson et…Harry Brown. Cause de la mort ?

- Etranglement. Je comparerais avec Gidéon mais il s’agit très probablement du même agresseur.

- Hodgins ? Vous êtes formel, c’est bien de cette station d’épuration qu’est « parti » le corps de Gidéon Siphers ?

- Formel.

-Je ne sais pas si je dois me réjouir… cela signifie que nous avons affaire à un tueur en série. » La petite phrase se fraya un chemin dans toutes les têtes, dans un silence quasi religieux. Un tueur en série. Il ne frappait sans doute pas au hasard mais comment saisir la personnalité de quelqu’un sur les si peu d’indices dont chacun disposaient ? Comment saisir la psychologie d’un…malade ? Il risquait de frapper à nouveau. Et ça Booth ne pouvait pas le tolérer. Il claqua ses mains contre ses cuisses et se redressa brusquement. « Bien. Je vais…annoncer aux familles ce que nous avons découvert. Et essayer de trouver le point commun entre ces personnes.
- Je viens avec vous, déclara Brennan.

- C’est inutile… »Devant le regard noir de la scientifique, il capitula. Certains jours il était juste trop fatigué pour lutter. « Faites comme vous voulez. »

Evidement, annoncer aux parents éplorés la mort de leurs enfants ne fut pas une partie de plaisir. Cela avait beau ne pas être la première fois, Booth avait chaque fois l’impression que c’était plus dur que la précédente.
Désormais, il était étendu sur le canapé dans le bureau de Bones, tandis que celle-ci s’était assise par terre, à ses pieds. Il sourit : elle avait étalé les dossiers tout autour d’elle, s’enfermant dans un cercle parfait. Son front plissé indiquait sa concentration, rien ne semblait pouvoir le tirer de sa torpeur. L’ex ranger était certain que si une bombe explosait à côté, elle ne l’entendrait pas. Booth tendit la main vers le carton de pizza pour attraper une part. Froide. Son regard se posa sur l’horloge…Deux heures du matin. Et nous étions maintenant dimanche : Le laboratoire était complètement vide, à l’exception de la sécurité qui faisait quelques rondes et d’eux.

« Bones ?

- …

- BONES ! » La jeune femme sursauta. « Mais qu’est ce qui vous prend ? Ça ne va pas de hurler comme ça !

- Vous ne m’entendiez pas… Vous savez, il est deux heures du mat’, alors si vous voulez aller dormir un peu.

- Je ne suis pas fatiguée » Dit elle sans toutefois relever la tête de son carnet. Booth se pencha par-dessus son épaule pour voir ce qu’elle pouvait bien trafiquer : elle avait dessiné un tableau de trois colonnes et une dizaine de lignes, qu’elle remplissait allégrement. Dans la colonne de gauche il reconnut le nom de Gidéon. « Bones ? A quoi vous jouez ?

- J’analyse les données selon un système de matrice s…

- Et pour les non mathématiciens cela donne ?

- Je fais un tableau qui va me permettre de trier les informations dont nous disposons, et de les comparer plus facilement. » Il descendit du canapé pour venir s’asseoir près d’elle. « Eh ! Ça a l’air malin comme idée ! UN coup de main ? » L’anthropologue lui sourit en lui tendant le dossier de Mia. « Merci, Booth »

« Et voilà ! » Les deux enquêteurs avaient désormais face à eux un grand tableau plein de données très contradictoires. Booth soupira découragé. « Je ne vois aucun point commun entre eux… Deux garçons, une fille… Deux plutôt riches et un boursier… Deux originaires de Washington, la troisième de l’Oklahoma… Une seule ayant un petit boulot…

- Attendez ! Regardez…cette ligne » Du doigt, elle pointa la date de leur disparition.

« Ce sont les mêmes…le 30 novembre.

- Bon dieu ! Il les enlève tous les ans depuis trois ans à la même date.

- Cette date a probablement un sens profond pour lui.

- Mais cela ne nous explique pas pourquoi il a choisi ces personnes en particulier…Comme je vous le disait elles n’ont strictement rien en commun. » L’enthousiasme de Temperance retomba rapidement. Puis un nouveau sourire éclaira son visage. « Maintenant regardez la ligne quatre. Celle université. Colonne logement. » Booth obéit sans comprendre, puis son visage s’éclaira à son tour. « Ils occupaient la même chambre ! » Brutalement, sa fatigue venait de s’envoler ainsi que toutes les noires pensées qui le hantaient depuis un moment. Ivre de joie, il attrapa les mains de sa partenaire et plongea son regard noir dans les yeux bleus-gris. « Temperance…vous êtes un génie. » Troublée, elle rougit et voulu détourner le regard, sans succès. Elle était comme hypnotisée. « C’est ce qu’on dit. », chuchota-t-elle. Ils n’étaient plus qu’à quelques centimètres l’un de l’autre, Booth serrant toujours les mains de Brennan dans les siennes. Leurs visages étaient si dangereusement proches que Seeley pouvait sentir le parfum de la jeune femme lui chatouiller les narines… Quelque chose de doux et épicée à la fois. Quelque chose qui lui faisait penser à elle. Elle lui sourit timidement, un peu gênée et à cet instant précis l’ex-tireur d’élite sut qu’il n’oublierai plus jamais cette odeur. Et que chaque fois qu’il croiserait une femme portant ce parfum, c’est son visage qui apparaîtrait devant ses yeux.L'anthropologue fut soudain prise d'un léger frisson, comme si elle avait de la fièvre. D'ailleurs, c'atait peut être le cas : elle se sentait un peu fébrile, brutalement. Sa tête lui criait de reculer et pourtant elle le réussissait pas à se dégager. Ne voulait pas. Le souffle chaud de son coéquipier sur son visage, son odeur si caratécteristqiue… Et surtout ce regard noir et profond. Temperance planta son regard dans les yeux noirs, qui la dévisageaient sans retenue.

« Dr Brennan ! » La voix de Zack les fit sursauter brutalement et ils s’écartèrent l’un de l’autre, comme deux gamins pris en faute. Le jeune homme écarquilla les yeux en les apercevant, comme un enfant ayant surpris ses parents dans leur lit pour la première fois. « Ooops. Est ce que je tombe mal ? » Elle fut la première à reprendre, et se redressa d’un bond. « Pas du tout. Qu’y a –t-il ?

- Je viens de finir de nettoyer les blessures et j’ai comparé les traces. Elles sont similaires.

- Très bien. Merci Zack…tu peux rentrer te coucher.

- Bien Dr Brennan. A lundi. »

Tous les deux regardèrent le jeune homme s’éloigner, réprimant un bâillement. Zack était tellement fatigué qu’il manqua de rentrer dans un poteau qu’il gratifia d’un « Pardon je ne vous avais pas vue… » Booth se mordit les lèvres pour ne pas rire, et se tourna vers Temperance. Celle-ci avait les yeux rivés sur le calendrier, et elle avait pali.

« Bones ? Bones ? Ça ne va pas ?

- La date » articula-t-elle d’une voix blanche. « Regardez la date d’aujourd’hui » L’agent du FBI posa à son tour son regard sur les colonnes du mois de novembre. Et il compris. Depuis deux heures, ils étaient dimanche. Dimanche 30 novembre 2007.
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ewilan
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Lun 16 Avr - 20:36

hoh!!! attention l'enquete se précise! j'adore!
la suite!
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Lun 16 Avr - 23:08

oulalala ..tout simplement génial ...;Bravo
maintenant la SUITEEEEE ...stp lol
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Mar 17 Avr - 14:16

Merci...encore deux nouveaux chapitres rien que pour vous ! Avec un peu d'action...

CHAPITRE 8 : Où il faut passer à l’action…


-Into Fire- Thirteen Senses


C’était incroyable de voir à quelle vitesse on pouvait assister à un tel déploiement de force. Même dans l’armée, Booth était sur qu’il se passerait plus de temps pour mettre en place une unité. Le travail au FBI était vraiment fascinant. Le campus avait été vidé de ces occupants en moins de temps qu’il ne fallut pour le dire… Tous les étudiants étaient désormais remplacés par des flics en civils, qui faisaient de leur mieux pour paraître « jeunes ». ? C’étaient des bleus pour la plupart, et ils erraient nerveusement dans leurs tenues branchées –gilet pare-balle inclus, bien sûr. Parce que Cullen avait exigé un piège. Un guet append. Booth avait voulu refuser… ce plan était beaucoup trop risqué. Risqué pour Cerise. En effet, c’était ELLE le centre du débat.

FLASHBACK


Booth, Cullen et Brennan sont réunis dans le bureau du chef du FBI. Cerise est également présente. Perchée sur une chaise, ses tennis de toiles se balancent dans le vide. Elle suit les échanges d’un air un peu distant, comme si tout cela ne la concernait pas réellement. D’ailleurs, tous se comportaient comme si elle n’était pas là. Booth marche nerveusement de long en large, malaxant dans ses mains un des balles anti-stress qu’il a l’habitude d’avoir dans les poches. Brennan le suit des yeux tandis que Cullen lit et relit les différents élements constituant le dossier.

« C’est trop dangereux. » Trancha Booth « ON devrait la faire évacuer comme les autres et laisser un flic lui ressemblant peu ou prou.

- Impossible.

- Mais pourquoi ?

- Parce que nous n’avons personne qui corresponde à cette jeune fille. Une cherokee, ça court pas les rues Booth. Et pas les FBI non plus. » L’ex ranger secoua la tête. « Il doit bien y avoir une autre solution…

- Le tueur a très probablement exploré les lieux…il sait exactement qui est dans CETTE chambre. Ajouta Brennan. Il ne se fera pas avoir.

- Vous.. Vous êtes de son côté alors !

- Je ne suis du côté de personne, Booth je me contente de suivre la logique. Et la science. » Il soupira. Bien entendu…que pouvait il attendre d’autre de la part de Brennan de toute façon ?

La voix fluette de Cerise se fit alors entendre. « Ce serait peut être le moment de me demander mon avis non ? » Aussitôt trois paires d’yeux se tournent vers elle.

FIN DU FLASH


« Agent Booth ? » La voix douce et chaude de l’étudiante le tira de sa rêverie. « je suis prête. » En riant, elle souleva son pull, découvrant le top du top en matière de gilet pare-balle. « Paré à toutes les possibilités. » Il se força à sourire, alors qu’elle continuait. « Je croyais qu’il étranglait ses victimes… ce gilet ne me servira à rien.

- espérons le. Cerise. Personne ne vous oblige à…

- Personne ne m’oblige à rien, en effet. » La jeune fille posa une main apaisante sur l’avant bras du flic et sursauta. « Quoi ? Qu’est ce qu’il y a ?

- Rien. Je..UN mauvais pressentiment » Elle secoua la tête comme pour chasser les idées noires qui la hantaient.

« Vous avez encore le droit de changer d’avis..

- Non… je sais que je dois le faire. C’est juste…je dois être un peu nerveuse.

- Si vous n’êtes pas sûre, il est encore temps d’annuler.

- Et de le laisser s’enfuir ? Non. C’est hors de question. Allons y. »

Booth avait revêtu le costume de la sécurité, et faisait des allées et retour dans le campus. A priori tout était parfaitement sous contrôle. Le kidnappeur allait venir… enlever Cerise… il se dirigerait vers sa voiture…et on l’intercepterait en douceur. Tout allait biens se passer. D’ailleurs, Bones le lui avait prouvé par A+B. Il sourit en se rappelant le discours purement scientifique qu’elle lui avait tenu en lui montrant qu’ils avaient contré toutes les options possibles et imaginables. Il savait que c’était sa façon à elle de le rassurer et de le soutenir et même si son esprit avait pu vagabonder à un moment ou l’autre de l’exposé, il était touché qu’elle soit venue le lui faire.

Le plus dur c’était de devoir arrêter un type dont on ne savait qu’une chose…le 31 novembre, il enlevait les étudiants de la chambre 456 et ce depuis trois ans ; Sa logique ? Ses motivations ? Ses façons de procéder ? C’était le noir complet. Voilà, pourquoi Booth avait d’abord refusé l’idée de son chef. Mais comme Cullen l’avait souligné c’était sans doute la meilleure occasion de le prendre. Pouvait on laisser passer cette chance ?

L’ex tireur d’élite consulta sa montre ; 18h00. Il allait venir oui ou non ?

Cerise était dans sa petite chambre, le cœur battant à tout rompre. « Ma pauvre fille…tu es cinglée. Tu te prends pour Jack Bauer ma parole ! Tu vas te faire tuer, c’est tout ce que tu vas gagner avec ce plan foireux. » Depuis qu’elle avait effleurer le flic, son appréhension n’avait cessé d’augmenter. En jeune femme rationnelle, elle s’était raisonnée, se disant que ce devait être le stress. Mais une petite voix lui soufflait que ce n’était pas si simple…

Elle leva les yeux et sourit. Le FBI avait truffé sa petite chambre de micro et caméra. Ce salopard ne leur échapperait pas…Afin de se changer les idées, la brunette décida de réviser ses examens. Autant faire quelque chose d’utile. Mais c’était difficile de rester concentrée dans ces conditions. Toutes les demi heure, Cerise relevait la tête vers l’horloge.

18h30… Toujours rien.

19h00… Si ça se trouve il ne viendra pas. On s’est planté sur toute la ligne. Cerise recommence à respirer librement.

19h30… Il ne viendra pas.

19h34… Quelqu’un frappe à la porte. La jeune fille se force à calmer les battements affolés de son cœur et jette un coup d’œil par le judas. Elle sent son sang se glacer dans ses veines. C’est lui, elle en est certaine. Le mauvais pressentiment la serre désormais comme un étau, et elle a peine à respirer. Trop tard pour reculer, songe-t-elle.

19h35…. Il frappe encore. Comme prévu, Cerise envoie le signal à l’agent Booth par l’intermédiaire de son portable. Et ouvre la porte.

Booth refait pour la centième fois le tour du bâtiment science quand il ressent une vibration dans sa poche droite. Un SMS « Le loup est dans la bergerie ». C’était le code convenu. Il ressent à peine un pincement au cœur, une légère montée d’adrénaline. Le sang-froid c’est la première chose qu’on apprend dans l’armée. Il faut y aller.
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Mar 17 Avr - 14:17

CHAPITRE 9 : Où on a des choses à craindre…


-Miniature Disasters -KT Tunstall.


« Cerise… Vous m’entendez ? Cerise ? »

L’étudiante ouvrit les yeux précautionneusement, l’air hagard. Dans son champ de vision apparaît l’agent Booth…Flou d’abord puis de plus en plus net.

« Où…où est ce que je suis ?

- A l’hôpital. » Il la retient avec fermeté et douceur, l’obligeant à rester allongée, alors qu’elle tentait de se relever. « Non, restez calme.

- Que…qu’est ce qui s’est passé ? »

FLASHBACK


Booth court vers la chambre 456. Dans son talkie, il entend les commentaires du flic chargé de la porte. « Il est entré. Pas de bruit. On dirait qu’ils discutent» L’appareil ne cesse de grésiller. « Merde ! Il a tiré les volets. Je ne sais pas ce qu’ils font. » L’ex tireur d’élite accélère sa course, cherchant à joindre les agents qui veillent aux caméra de l’intérieur de la chambre. « Qu’est ce que ça donne la dedans ?

- Rien. Ils parlent. Vous êtes sur que c’est lui ?

- Qui voulez que ce soit d’autre ? » Répond Booth, plus sèchement qu’il ne le veut « ON a bouclé le campus ! »

Cette fois, il est devant la porte de la chambre. Si ils veulent pouvoir le prendre en flag’, il doit attendre encore un peu. La porte s’ouvre. Le type jette un œil à droite et à gauche, et sort entraînant Cerise derrière lui. C’est un jeune homme de 25 ans environ, extrêmement maigre. Une longue barbe noire masque une partie de son visage mais Booth peut voir briller deux yeux noirs ; un peu fou. Son regard croise alors celui de Cerise. Elle a l’air terrorisé.Le kidnappeur la tient ferment. C’est maintenant qu’il faut agir, hurle son cerveau. Maintenant !!!

« Plus un geste ! »

FIN DU FLASH


La jeune fille plissait le front, cherchant manifestement dans ses souvenirs. « Pourquoi est ce que j’ai aussi mal au crâne ? Finit elle par murmurer. Il sourit brièvement mais le cœur n’y était pas. « Quand je suis intervenu…il a paniqué. Et – il était armé. Il vous a assommé avec la crosse de son revolver.

- Je me rappelle…je me rappelle des coups de feu. » Le visage de l’agent se tendit, et il crispa les poings. « Il a fait feu… UN peu plus loin sur le campus. Une jeune recrue qui a voulu l’empêcher de fuir…il a … » Les deux yeux noirs s’agrandirent d’effroi. « Il l’a tué ? » Booth hocha douloureusement la tête. Une larme roula sur la joue de Cerise. « Vous l’avez arrêté n’est ce pas ? Vous l’avez eu ?

- Il nous a échappé. Je suis désolé. Mais maintenant on sait qui c’est…Le proviseur l’a reconnu formellement d’après le portrait robot.

- Qui était ce ?

- Jonas Marty. Il était étudiant ici, il occupait votre chambre mais il a échoué aux examens. ON l’a renvoyé. Hurlé au scandale, au complot et juré de se venger. Comme il était un peu…spécial, personne ne l’a pris au sérieux. » Apercevant le visage soucieux, il ajouta. « Je ne pense pas qu’il recommencera de si tôt, il se sait coincé alors il va très probabelement se terrer dans un coin jusqu’à ce que les médias ne se calment. Et puis… il sortira et à ce moment, je serai là. On ne le lâchera pas.

- Merci.

- C’est grâce à vous, vous savez.

- Non. Moi je n’ai été qu’une intermédiaire. C’est vous qui avez permis à Gidéon de trouver le repos. » Ils restèrent silencieux un moment puis Cerise reprit la parole. « Ne vous en voulez pas…

- Pardon ?

-. Tous ces morts. C’est…ce n’est pas comme ça que les choses auraient du se passer mais ce n’est pas de votre faute. Vous avez simplement voulu faire votre devoir.

- Mon devoir… »Répéta-t-il, songeur. « Désolé mais cela ne me soulage pas vraiment.

- Je sais. Ça viendra…un jour vous aurez assez de recul pour voir où sont les véritables coupables.

- Lesquels ?

- Vous le saurez. Quand vous serez prêt. » Booth haussa les épaules, peu convaincu. Mais après tout c’était elle la médium… si elle disait qu’un jour il se sentirait mieux…il n’avait qu’à la croire. Cela ne lui coûtait pas grand-chose, et c’était plutôt rassurant. Il tendit la main pour prendre congé et lorsqu’elle la lui serra, il vit la jeune étudiante pâlir. « Quoi ?

- Ce que vous craigniez…

- Quoi ? De quoi parlez vous ?

- Cela va arriver. Faites attention » Puis elle sombra dans le sommeil.

Chez Sid, comme tous les lundi soir, il y avait du monde. Des petits couples qui discutaient tranquillement… Des parents qui enseignaient le maniement des baguettes à leurs enfants… Et quelques âmes esseulées, dont Seeley faisait partie. Il contemplait le fond de son verre depuis près d’une heure maintenant. Ce que vous craignez…va arriver’ mais de quoi parlait elle ? Il le lui avait demandé mais elle n’avait pas su répondre. ’je sais juste que ça arrivera’ Il y a tellement de choses qu’il craint…Comment savoir ?

« Je savais que je vous trouverai ici… » Brennan. La jeune femme s’assit près de lui, souriante. « J’ai appris ce qui s’était passé sur le campus. Est-ce que ça va ?

- Oui.

- Des nouvelles de Marty ?

- Non. » Ils burent le verre que Sid leur apportait en silence. Il y avait des gens qui savaient quand on n’était pas prêt à parler, et qui l’acceptaient. Et Temperance en faisait partie, c’est une chose qu’il aimait chez elle.

Brennan regarda son coéquipier… Elle aurait tellement aimé trouver les mots pour le soulager de ce nouveau poids qu’il avait décidé de porter sur ses épaules. Mais elle n’était pas douée pour ça…les mots sont trop compliqués. Ils peuvent vouloir dire tellement de choses. Une preuve c’est une preuve, si on connaît son métier elle ne peut avoir qu’un seul sens. Mais les phrases…

« Bones…que craignez vous le plus ?

- Pardon ?

- Je vous demande juste ce dont vous avez peur… » Elle fronça les sourcils. « Pourquoi ?

- Je ne sais pas, comme ça. Vous répondez toujours aux questions par une autre question ?

- Pas quand la question est claire.

- Ma question est très claire : qu’est ce que vous craignez ? Pas la mort, à ce que j’en ai vu. Ni les araignées, les vers et autres bestioles. Ni la mafia. Alors je me demande ce dont le Dr Temperance Brennan peut avoir peur. Vous savez quoi ? C’est pas grave, si vous ne voulez pas répondre. » Elle laissa glisser un moment de silence avant de parler. « J’ai peur qu’on m’abandonne. Encore.

- Donc vous préférez ne pas vous attacher aux gens pour ne pas avoir –peut-être- mal plus tard ? » Temperance lui jeta un de ses regards en coin dont elle avait le secret. « Je hais la psychologie. Et vous ? De quoi avez-vous peur ?

- Je…j’en sais rien. De ne pas être pardonné j’imagine. De ne pas faire ce qu’il faut. De ne pas être un bon père. De…

- De ne pas réussir à sauver le monde ? » Il releva les yeux vers elle, surpris. Brennan affichait un petit air mutin. « Eh ! Est-ce que c’était de l’humour Bones ?

- Peut être bien. C’était comment ?

- Pas mal. Pas mal du tout. ON va finir par faire de vous un être humain, jeune Padawan.

- Je ne vois pas ce que cela veut dire… » Il passa un bras autour des épaules féminine et rit de bon cœur. C’était agréable de voir que certaines choses ne changeraient jamais. Que Bones était toujours Bones et que cette bonne vieille planète continuait de tourner coûte que coûte. Il n’avait plus qu’à suivre. « Je retire ce que j’ai dit. Ne changez jamais. Les êtres humains sont nuls.

- Pas tous, Seeley. Pas tous. »
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mayess
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Mar 17 Avr - 16:08

Dit donc tu postes vachement vite! c'est super. Ca devient vraiment de plus en plus intéréssant, j'ai hate de savoir la suite. Il y a combien de chapitre en tout ? et juste une toute petite et dernière chose strangulation ça fait mieux que étranglement..
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Mer 18 Avr - 19:15

@mayess : je poste assez vite mais il faut que je g'avoue mon secret : cette fic est dans mon PC depuis des mois. En fait, je n'écris pas aussi vite (j'aimerai bine pourtant...).
Bien vu strangulation fait nettement plus pro que étranglement. J'essaierai de m'en souvenir merci !
POur ce qui est du nombre de chapitres : c'est officiel, il yen aura 27 (dont le dernier en deux parties) et un épilogue. Je me suis un peu lachée sur le ship...sorry. Smile
DEux nouveaux chapitres aujourd'hui : n'hésitez pas à me faire savoir ce que vous en penser...Bon je dois prévenir tout ceux qui sont allergiques au fluff ou à la romance Booth/brennan (parait que ça existe, si, si) mais à partir de ce chapitre l’histoire prend un tours très très…guimauve. Dégoulinant. Marshmallow. Bref vous avez compris, l’enquête est quasi fine et maintenant- sous les applaudissements de la foule en délire- place au ship !!!!


CHAPITRE 10 : Où ce qui devait arriver arriva…


-Slide- Dido


Il s’était écoulé plusieurs jours depuis la fuite de Marty, et au labo comme au FBI tout le monde était sur les dents. Booth et Brennan consultaient les dossiers de fond en comble, pour trouver ce qui leur avait échappé. Un indice qui les mettrait sur la voie. Justement ce matin là, ils étaient sortis vérifier une piste chez les parents de la première victime.

Booth et Brennan roulaient silencieusement depuis quelques minutes, lorsque le portable de l’agent du FBI sonna. Sans quitter la route des yeux, il attrapa l’engin et décrocha sous le regard exaspéré de sa coéquipière. « Vous voudriez nous tuer vous ne vous y prendriez pas autrement, grinça-t-elle. Il lui adressa une grimace sans prendre la peine de répondre…

« Booth... D’accord… Très bien. Merci ». Un léger sourire se peignit sur ses lèvres, attisant la curiosité de la jeune femme. « Qu’est ce qu’il y a ?

- Je vous ramène au Jeffersionan. » Brennan le transperça de son regard bleu-gris. « Qu’est ce que VOUS allez faire ?

- Je viens de vous le dire, vous ramener dans votre musée. » Nouveau regard inquisiteur. « Qui était ce au téléphone ? Qu’est ce que vous essayer de me cacher ? Je vous préviens je ne vous lâcherai pas tant que je ne saurais pas ! » Booth soupira. Malheureusement, elle disait vrai. Autant céder tout de suite…on gagnerait du temps.

« On a localisé la planque de Marty.

- Quoi ? Et vous comptiez me le dire quand ?

- Je ne comptais pas vous le dire…Du moins pas tout de suite. » Elle fronça les sourcils. « Et pourquoi ?

- Parce que vous n’êtes pas…parce que vous allez vouloir m’accompagner.

- Evidement ! » Booth secoua la tête vigoureusement. « Il – n’en –est – pas- question.

- Et pourquoi ?

- Bones ! Ce type a tué trois personnes et un flic ! »

« Bon…vous avez compris. Vous…

- Je reste derrière vous, je ne fais rien sans votre autorisation. Ça va j’ai compris. » Soupira-t-elle en levant les yeux au ciel, exaspérée. « ON peut y aller alors ?

- Une minute encore. » Booth fouilla une minute dans la boite à gants et en sortit un revolver qu’il lui tendit. « A n’utiliser qu’en cas d’extrême urgence. Et ne visez pas la tête… »

Ils pénétrèrent prudemment dans la maison. La porte s’ouvrit dans un grincement sinistre. C’était un véritable bric à brac d’objets poussiéreux. Des tables cassées, des fauteuils Louis XVI côtoyaient des canettes de bière vides. Des toiles d’araignées tombaient du plafond. Il se dégageait de tout cela une odeur de moisissure et d’urine. La jeune femme plissa le nez dans une grimace dégoûté. « Vous êtes sûre que c’est ici ? demanda-t-elle. Il hocha la tête, tout en lui faisant signe de se taire. Ils progressèrent encore quelques minutes parmi les décombres. A un endroit le plafond s’était effondré, laissant au dessus de leur tête un trou béant. Alors qu’ils s’approchaient de l’escalier, l’agent du FBI se figea. « Quoi ?

- Chutt.

- Quoi, reprit Brennan un ton au dessous. Il lui désigna le plafond, et lui fit signe d’écouter. Quelqu’un marchait là haut. Faisait les cents pas même. Il se dirigea vers l’escalier mais au moment où Temperance s’apprêtait à le suivre, il l’arrêta d’un geste « Cette fois vous restez ici, souffla-t-il. Retournez à la voiture.

- Mais…

- Merde Bones ! Pour une fois dans votre vie : faites ce que je vous demande. Retournez à cette putain de voiture et si je ne suis pas revenu dans cinq minutes appelez du renfort. OK ? » Elle voulu protester, mais la détermination qu’elle lut dans les yeux noirs la fit se raviser. « Ok »dit elle simplement. Déjà, Booth gravissait les marches quatre à quatre.

Booth avança précautionneusement vers le fond couloir. Là bas au bout, il y avait une porte close sous laquelle filtrait de la lumière. Il entra silencieusement, remerciant le ciel des cours que le corps des tireurs d’élite lui avait fournis. Un homme se tenait debout devant un bureau, il lui tournait le dos. Booth enfonça le canon de son revolver dans les omoplates du garçon. « Ne bouge plus ! » Il le retourna et… »Merde ! » Ce n’était pas Marty. Juste un mannequin, très bien imité, mais un sale mannequin. « Merde, merde et remerde » Jura t-il furieux de s’être fait avoir comme un bleu. Soudain, un éclair le traversa. Si ce n’était pas Marty…qui marchait tout à l’heure ? Parce qu’il y a avait quelqu’un : il en était certain. Il se remémora les escaliers.. . Le coin à gauche…sombre. Oui, quelqu’un aurait très bien pu s’y cacher. Où était passé cet enfoiré ?

UN coup de feu interrompit ses réflexions. « Nom de dieu ! Brennan ! »

Elle était là, au pied d’un canapé renversé qui avait du servir de cachette à Marty. Etendue au sol, une tache rouge s’étendait au niveau de son abdomen, contrastant étrangement avec le blanc de son pull.

« Bones ! Brennan ! » Booth se précipita à ses côté, et fut soulagé de voir qu’elle respirait. Avec difficulté certes mais elle respirait. Il lui prit le pouls et grimaça : c’était faible, beaucoup trop faible. Tout en composant le 911, l’agent lui administrait de petites tapes pour la réveiller. « Brennan, ouvrez les yeux…Regardez moi. » « J’ai besoin d’une ambulance, de toute urgence. » « Temperance ? Vous m’entendez ? Serrez moi la main, si vous m’entendez. » Elle gémit. «… Mal… » Articula-t-elle d’une voix faible, alors qu’une grosse larme roulait sur sa joue pâle. Booth eut l’impression de prendre un coup de poing dans l’estomac. « Je sais, je sais. Ca va aller OK ? Ça va aller…Il faut que vous teniez le coup » L’anthropologue luttait pour garder les yeux ouverts, mais très vite elle perdit connaissance. « Non ! Temperance ! » « Mais qu’est ce qu’ils foutent avec cette putain d’ambulance ! » Hurla-t-il, les nerfs à fleur de peau. Toutes couleurs avaient désertées le visage fin et sous ses doigts, le pouls battait de plus en plus faiblement alors que la tache de sang ne cessait de s’élargir… « Ne me faites pas ça, Bones » Supplia –t-il. « Pas vous »

Alors qu’il tentait de stopper l’hémorragie du mieux possible, les sirènes de l’ambulance retentirent enfin dans la rue déserte. En quelques secondes, deux infirmiers avaient chargés sa collègue sur une civière, ils échangeaient des mots auxquels Booth ne comprenait rien. Dans un état second, il saisissait des brides de phrases dans lesquelles revenaient « constante vitale » « urgence » « beaucoup de sang » et répondait aux questions des deux hommes en blanc. Toujours solidement accroché à la main de sa coéquipière, il continuait de lui parler. « Brennan. Les secours sont là…ils s‘occupent de vous. Je ne vous lâche pas. Tenez bon » Il grimpa dans l’ambulance et sentit avec un mélange d’angoisse et de soulagement le véhicule démarrer en trombe. La sirène hurlait dans ses oreilles mais il ne l’entendait plus… Toute son attention était fixée sur elle. Soudain, le moniteur cardiaque s’affola…les bips de plus en plus rapides et stridents envahirent l’habitacle. « Elle nous fait un arrêt, s’exclama le plus petit des infirmiers avant de repousser sans ménagement l’agent dans le fond de l’ambulance. Booth sentit sa main lâcher celle de sa coéquipière. Il voulut la reprendre mais on l’en empêcha. « Poussez vous M’sieur…ON choque ! » Pendant quelques secondes qui lui parurent une éternité, les deux médecins urgentistes s’affairèrent sur la jeune femme. Et soudain… Les bips devinrent de plus en plus régulier, la courbe reprit son cours. Les deux infirmiers soupirèrent de soulagement, et Booth sentit son estomac faire un tour complet. Puis ils stoppèrent brutalement, et on le propulsa hors de l’ambulance. Sans réfléchir, il courut derrière la civière à travers les couloirs blancs.

Les portes du bloc se refermèrent devant lui, le laissant seul et désemparé. Il croisa son reflet dans les dalles lustrées du sol. Il faisait vraiment peur à voir…l’air hagard, les yeux rougis… Il ressemblait à ces junkies en manque qu’on croisait dans les ruelles sombres. Soudain son regard fut attiré par quelque chose… Une tâche…sa chemise était tâchée de sang. Le sang de Temperance. Il se laissa glisser, au sol la tête entre les mains. Si jamais elle…si…Il ne se le pardonnerait jamais. C’est vrai, Bones était une foutue entêtée, pas toujours aimable, qui n’aimait rien de plus que de se foutre de lui continuellement… Mais il aimait travailler avec elle. Parce que…elle le faisait rire. Qu’elle était intelligente. Et… Son portable se mit soudain à vibrer avec force. ANGELA s’afficha à l’écran. Bon sang… Ils les avaient oubliés. Comment est ce qu’il allait pouvoir leur dire ? Comment allait il leur avouer ce qui s’était passé ?

Il décrocha sous le regard réprobateur d’une infirmière, qui lui indiqua la sortie. D’un geste de tête impatient, il dégaina sa carte du FBI et lui fit signe de le laisser seul.

« Booth ? C’est moi. Vous sauriez pas ou est Temp’ par hasard ? Ça fait des heures que j’essaie de la joindre mais elle ne répond pas… » La voix joyeuse et pleine de vie de la jeune artiste lui vrilla les tympans, il eut l’impression qu’on lui plantait un coup de poignard dans le dos. Un frisson le parcourut comme si cette joie était malvenue. Mais Angela ne le savait pas…encore.

- Angela. »
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Mer 18 Avr - 19:17

Juste un trcu : je ne sais pas si vous écoutez la 'B-O' (une Bo dans une fic, c'est possible, c'est possible) mais cette chanson d'Aaron est tout simplement superbe. Je pense que vous laconnaissez sans doute sous le nom 'lilly'


CHAPITRE 11 : Où Booth est chargé d’une difficile mission…
.


-U-Turn- Aaron


Dans son labo, Angela Montenegro fronça les sourcils : La voix habituellement si énergique de l’agent Booth était éraillée, et humide comme si il était enrhumé. La jeune femme eut soudain un mauvais pressentiment. Une vague noire et froide qui la heurtait de plein fouet, sans qu’elle ne puisse agir et la laissait paralysée. C’était irrationnel et ses collègues en bons scientifiques totalement cartésiens ironisaient souvent à ce sujet… N’empêche. A chaque fois, il n’en était rien sorti de bon. « Booth… Vous me faites peur. Où est Brennan ?

- Elle est…à l’hôpital. » Silence. « Angela ? Vous êtes toujours là ?

- Oui, oui. Dit elle d’une voix aigue, le souffle court. Est-ce qu’elle va bien ? Elle s’est …cassé quelque chose c’est ça ? » Le ton suppliant de la brunette lui rendait l’aveu plus difficile encore. « Booth. Je vous en prie dites moi ce qui se passe.

- Elle a reçu une balle.

- Oh mon dieu. Mais…c’est grave ?

- Je ne sais pas. Ils viennent de la monter au bloc.

- Mon dieu. »

Hodgins était penché sur son microscope lorsqu’un petit cri attira son attention. Il releva les yeux pour voir Angela se laisser tomber sur une chaise, livide.

« Angela ? Angela ? Qu’est ce qu’il y a ? » Sans un mot, sa collègue lui tendit le téléphone.

Booth entendit le cri de stupeur- ou de douleur ? Puis un grand silence.

« Angela ? Vous m’entendez ?

- Booth c’est vous ? Vous avez une drôle de voix.

- Hodgins ?

- Oui. Qu’est ce que vous avez raconté à Angela ? Elle est dans tous ses états. » Le ton était lourd de reproches. « C’est au sujet de Brennan…

- Hein ? Où est elle ? » En quelque mots, l’agent du Fbi lui résuma la situation dans les termes les moins alarmants qu’il pouvait trouver dans son vocabulaire. « On arrive tout de suite. » Décréta le scientifique.

Quand Zack, Angela et Hodgins débarquèrent hors d’haleine dans le hall de l’hôpital, Booth faisait encore les cent pas. « Alors ? » Il haussa les épaules, les mâchoires crispées et les yeux rougis. « Ils sont toujours pas sortis du bloc… Ça fait trois heures maintenant.
- C’est sans doute normal. » Murmura Zack, autant pour se rassurer lui-même que les autres. Le jeune homme avait l’air d’un enfant perdu : le Dr Brennan avait toujours été son modèle, son mentor. Comment ferait il sans elle ? Il secoua la tête pour s’obliger à penser à autre chose. Tous les quatre s’assirent sur les chaises en plastiques inconfortables, dans un silence de plomb.

Zack regardait le bout de ses tennis usées, et plissait les paupières très fort. Il se récitait mentalement ses cours d’anatomie. Un jeu qu’il avait mis au point durant les trop longues d’heures d’ennui solitaire : inventorier chacun de ses os. Lorsqu’il se concentrait suffisamment ils pouvait presque les sentir. Le métacarpe…le tibia…le péroné… Tout plutôt que de penser à ce qui pouvait se dérouler dans ce maudit bloc.
A côté de lui, la tête entre les mains, Hodgins essayait d’empêcher son cerveau de faire ses habituels scénarios catastrophes… Tais toi. Pensait il, tais toi pour une fois. Ne pense à rien. Pour s’aider à tenir cette résolution il se tourna vers sa collègue qui s’était recroquevillée dans un coin dans la pièce. Loin d’eux physiquement et mentalement. Les yeux dans le vide, elle souriait alors qu’une grosse larme roulait sur sa joue.
Angela était partie dans ses souvenirs ; elle se remémorait le jour où elle avait enfin réussi à traîner Temperance au cinéma. Pour l’emmener voir Titanic.

FLASHBACK

Angela et Temperance patientent dans la file d’attente. Devant elles il y a deux jeunes types qui n’arrêtent pas de se retourner. La brunette leur adresse son plus charmant sourire avent de se pencher vers son amie. « Je crois qu’on a un ticket, murmure –t-elle.

- Pourquoi on fait la queue alors ? » Angela roula des yeux. « Pas les tickets de ciné, chérie ! Un ticket avec les types de devant. » Tempérance les dévisage sans retenue. « On leur plaît…

- On est là que depuis cinq minutes !

- Visiblement ça leur a suffit. On va en profiter…

- Ange’ Non. » Mais c’est trop tard, celle-ci a déjà entamé la conversation avec les deux types.

FIN DU FLASHBACK


Finalement, ils avaient passé une bonne soirée. Temperance ne s’était pas endormie devant le film, comme elle en avait l’habitude. Et les deux types étaient vraiment sympas. Ils les avaient invité à boire un verre…Verre qu’Angela avait accepté avant que son amie n’ait le temps de refuser. Ça avait été…jusqu’à ce que la conversation ne dévie sur les voyages. Et que Brennan ne leur raconte par le menu sa dernière expédition. Ils avaient pâli et saisit la première occasion pour fuir en courant. La jeune artiste secoua la tête, entre rire et larmes. Temp’ allait s’en sortir et elles retourneraient au ciné…Peut être qu’elles inviteraient les garçons. L’anthropologue râlerait sûrement, mais elle serait ravie. Justement, à propos de garçons… La jeune femme jeta un œil inquiet sur Booth. Le visage fermé, il triturait nerveusement sa balle antistress. Ses yeux noirs brillaient étrangement. Il avait l’air secoué…

« Booth, murmura-t-elle. Venez avec moi, on va chercher du café. » Il obéit sans broncher et se laissa faire comme un enfant.
« Seeley, reprit Angela alors qu’ils attendaient que la machine daigne leur offrir le précieux liquide brun. Ce n’est pas votre faute. » L’ex tireur d’élite sursauta, à peine surpris d’avoir été mis à jour si facilement. « Vous n’y êtes pour rien…
- J’aurai du…Je dois la protéger vous comprenez. » Les yeux noirs brillaient d’un feu que la jeune femme n’avait encore jamais vu. « C’est moi qui l’ai entraînée là dedans. Je dois la protéger quoiqu’il arrive. Je doit être…
- Son ange gardien ?» Il hocha la tête. « Son ange gardien, répéta-t-il rêveusement. Oui c’est ça. J’ai pris tellement de vies Angela, j’ai pas mal de dettes envers dieu. Mais pas elle. Elle est innocente, elle…ne fait que m’aider à réparer. En échange je me suis promis que je ne laisserai jamais rien lui arriver. Jamais. Je serai toujours là pour elle…
- Vous êtes un ange gardien super, Booth. Un ange gardien très sexy même. » Il rit brièvement, et tristement. « Je sais que vous vous en voulez. Mais cela ne sert à rien, cela ne va pas l’aider. Je ne suis pas une scientifique alors je vais vous dire ce que je crois… Je crois que les méchants finissent toujours par payer et que si on ne fait que des choses biens dans sa vie, on ira au Paradis ; mais qu’avant Dieu –où qui qu’il soit- nous laissera le temps d’être heureux. » Elle posa une main sur le bras de son ami. « Brennan n’est pas parfaite. Mais comme vous l’avez dit, elle est innocente alors elle va s’en sortir. On doit y croire OK ?
- Pouvoir de la pensée positive ? »Plaisanta-t-il. Angela sourit. « Exactement. Ça vaut le coup d’essayer. »

Deux heures plus tard, un médecin en tenue de chirurgien faisait irruption dans la petite salle d’attente. Ses quatre occupants se levèrent d’un bond, le regard fiévreux.

« Alors Dr ?

- Nous avons pu retirer la balle, et je pense pouvoir dire qu’il n’y aura pas de séquelles. » UN soupir de soulagement les parcourut. « Pas de séquelle, si elle se réveille rapidement.

- Que voulez vous dire ?

- Actuellement le Dr Brennan est dans le coma. Léger certes. Mais les prochaines heures seront décisives. » Zack se laissa retomber sur son siège, les jambes tremblantes tandis qu’Angela enfouissait son visage dans l’épaule d’Hodgins. Booth sentit sa respiration se couper. « Est-ce que…on peut la voir ? Interrogea-t-il d’une voix tremblante.

- Bien sûr. C’est même conseillé… Allez la voir, parlez lui. Ramenez la parmi nous. Mais une seule personne à la fois. Chambre 453 »

Une fois, le médecin parti le petit groupe se consulta du regard. « Angela…vous devriez peut être…vous êtes sa meilleure amie.

- Je ne sais pas…je ne peux pas. J’ai peur de la voir, de la voir…comme ça. Allez y vous !

- Vous êtes sûre ? Zack ? Hodgins ? » Les deux hommes acquiescèrent. Si quelqu’un pouvait sortir Temperance du sommeil, c’était bien Booth. Et même si il ne s’en rendait pas compte, Seeley était sans doute celui qui avait le plus besoin de la voir… Il se sentait coupable c’était manifeste. Coupable de n’avoir pas su la protéger au moment où elle en avait le plus besoin. Les scientifiques espéraient que de la voir, de se sentir utile et présent. Que cela allait l’aider à tenir le coup. Le FBI pouvait se moquer d’eux, songea Hodgins amusé, mais ils n’étaient pas que de fouines. Ou des fouines psychologues. Booth les regarda un à un, avant d’acquiescer. Il mourrait d’envie de la voir même si cette confrontation l’angoissait. Quoiqu’il en soit, il serait fixé. Au moment, où il allait quitter la petite pièce une voix féminine, un peu fêlée, le retint. « Vous lui direz…dites lui qu’on pense à elle. »
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Mer 18 Avr - 19:27

trop magnifique ce passage!! je le déteste l'autre il a fait souffrir brenan, j'espere qu'il va souffrir a son tour!!!!
27 chapitre? alors tu vas bientot finir de la poster sur fanfiction.net! tu vas en écrire d'autre après?
la suiteeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Mer 18 Avr - 22:53

lol doucement ewilan, on finit d'abord celle là, encore une fois c'est superbe, en plus tu coupes en pleine action comme ca c'est un peu cruel lol trop de suspence !
Pour tout ceux qui ne savent pas comment écouter les chansons sans télécharger je vous conseille le site radioblog.
En tout cas cette idée de musique pour chaque chapitre est vraiment excelente
Félicitation pour ces magnifiques chapitres, j'ai hate de lire les autres !
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Jeu 19 Avr - 1:54

ta fic est tout simplement géniale !!!
Vivement la suite
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Jeu 19 Avr - 15:29

@ewilan : Et oui... on touche à la fin. Mais je peaufine, je peaufine...je crois que j'ai vraiment du mal à me séparer d'eux. Je suis en effet en train de songer à une nouvelle fic mais je suis pas encore sure, j'aurai besoin...de conseils. Seulement, avant de vous demander conseil faut que je poste cette fic en entier donc...patience. En plus j'ai des exams dans deux semaines.

@mayess : en effet, Radioblog est en bonne place dans mes favoris. C'est le site de referance. Je pensais vous l'avoir dit, honte sur moi ! Il y a aussi LaCoccinelle.net où vous trouverez les traductions des paroles (parceque j el'ai choisies pour qu'elles 'collent' aux chapitres.

@rowane : Merci !


CHAPITRE 12 : Où il est temps de parler…



-Don’t think of me- Dido


Arrivé devant la porte de la chambre 453, Seeley Booth prit une profonde inspiration et posa sa main sur la poignée. Il constata que ses mains tremblaient. Son cœur battait la chamade et lorsqu’il poussa la porte, il crut qu’il allait avoir une attaque. C’est pas le moment, mon vieux se morigéna-t-il. Vraiment pas. Booth resta un moment immobile, ses yeux s’habituant à la pénombre de la pièce. C’était une chambre d’hôpital tout ce qu’il y avait de plus classique. Une chambre comme on en voyait des milliers dans tous les hôpitaux du monde. Sur toutes les chaînes de TV. Une parmi tant d’autre sauf qu’au centre de celle ci…Temperance était étendue sur un de ces grands lits d’hôpital, noyée dans les draps blancs immaculés qui semblaient vouloir l’avaler. Elle était parfaitement immobile, les yeux clos. ON aurait pu penser qu’elle dormait. L’agent se racla la gorge, comme si d’un moment à l’autre Bones allait ouvrir les yeux et lui lancer une remarque acide sur l’état de sa tenue ou sur…n’importe quoi. Mais l’aiguille plantée dans son bras gauche, et le teint trop pâle trahissaient son sommeil artificiel. Tout comme cette position figée, les bras le long du corps, reposant sur les draps. Elle ne se réveillera pas comme ça, pas tout de suite. L’agent s’assit gauchement au bord du lit, frappé par la vulnérabilité soudaine de sa collègue. OÙ était la Brennan si forte et insubmersible ? Où était la Brennan qui pouvait regarder des cadavres sans ciller ? Elle avait été remplacée par une jeune femme pâle et fragile. C’était un cauchemar, un foutu cauchemar…Il allait se réveiller très vite et Bones serait là, en train d’examiner un squelette. Timidement, il effleura la main de la scientifique comme pour s’assurer que tout cela était réel. Booth se racla à nouveau la gorge, gêné. Il ne savait pas quoi dire…Les grands discours n’avaient jamais été son truc. Et encore moins dans ces conditions. Brutalement, le silence pesant de la chambre devint insupportable et il parla.

« Brennan…euh Temperance. C’est Booth. Seeley ; je…je sais que vous ne m’entendez probablement pas et c’est sans doute mieux parce que je vais dire des âneries. Tout le monde est là…ils veulent que je vous dise qu’ils pensent à vous. Très fort. » De la paume de la main, il aplatissait machinalement les plis du draps. « Je ne sais pas quoi vous dire…Je voudrais…je voudrais que vous reveniez vite. ON va vous garder vos squelettes au chaud. Ou au frais. Comme vous voulez. Il faut que vous vous réveilliez très vite parce que le Jeffersionan arrête de tourner sans vous, vous savez. Et vous êtes le meilleur anthropologue du pays alors…on a besoin de vous. J’ai besoin de vous, » avoua-t-il dans un souffle.
Après ce terrible aveu, il parla. Encore et encore. Booth ne savait plus depuis combien de temps il était là, à lui raconter tout et n’importe quoi lorsqu’une infirmière entra dans la chambre. « Mr… Je vais devoir vous demander de partir, dit elle avec un bon sourire de sa voix anesthésiante. Cette voix trop douce, trop gentille. « Votre petite amie a besoin de repos. Et vous avez besoin d’une bonne douche… »Sourit elle en désignant sa chemise. Sonné, il ne prit pas la peine de corriger l’erreur. « Vous pourrez revenir demain ; d’accord ? » Booth s’exécuta après avoir chuchoté « A demain » Dans l’oreille de Bones.

L’agent du FBI resta un instant figé, clignant des yeux sous les néons agressifs. Il n’y avait plus personne… Les trois scientifiques avaient du rentrer au labo. Information confirmée à l’accueil. Ils lui avaient laissé un petit mot. Il reconnut l’écriture d’Angela, faite de pleins et de déliés. « ON est retourné au labo…prévenir Goodman. Et rédiger les rapports pour le cas. Brennan n’aimerait pas qu’on soit là, à se morfondre avec tout le travail qu’il y a au labo. Appelez nous dès qu’il y aura du nouveau…ou si vous avez besoin de parler. N’importe quand.
Les fouines. » Tous les trois avaient laissé leurs empreintes digitales en guise de signature. Le rire de Booth se coinça dans sa gorge, et il sentit ses yeux le piquer dangereusement.

Seeley glissa mécaniquement la clé dans la porte de son appartement. Il y avait de la lumière…et de la musique. Des effluves de nourriture qui s’échappaient de la cuisine. Alors qu’il rassemblait ses derniers neurones pour éclaircir ce mystère, une grande blonde se matérialisa devant lui. « Seel’ ! Je t’attend depuis des heures…J’étais morte de peur »
Merde ! Tessa…il l’avait totalement oubliée. Déjà, l’avocate lui avait sauté au cou et le serrait de toutes ses forces. « Mon dieu…qu’est ce qui t’es arrivé ? Mais…c’est du sang !

- Mmm. » Il se dégagea un peu brutalement. « C’est rien.

- Tu es blessé ? » Tessa était inquiète. Vraiment inquiète et il se sentit coupable de la traiter ainsi… Mais il avait besoin de calme. « Non.

- A qui est ce sang dans ce cas ? » Booth se dirigeait machinalement vers la salle de bain. « Seeley ! Répond moi, je t’en prie… Qu’est ce qu’il y a ?

- C’est Bones.

- Bones ?

- Le Dr Brennan. » Elle fronça les sourcils. « La jeune femme aux yeux bleu qui avait débarqué ici un matin ? » Il sourit à ce souvenir et en repensant aux yeux de Brennan. C’est vrai qu’ils étaient très bleu, bleu gris pour être précis. « C’est elle.

- Qu’est ce qui lui arrive ?

- Elle s’est fait tirer dessus. » Les yeux de la jeune femme s’agrandirent d’effroi, et elle alla pour le serrer dans ses bras. « Mon dieu. Comment va-t-elle ? » Une nouvelle fois, il se dégagea. « Elle est dans le coma. Ecoute Tess’…je n’ai vraiment pas envie de parler de ça, maintenant.

- Bien sûr. Va prendre une douche, je vais nous préparer de quoi dîner et on en reparlera à tête reposée.

- C’est gentil mais je n’ai pas faim. » Le visage se décomposa. « Oh »Dit elle tristement. « Tu veux que je…te laisse seul ?

- S’il te plaît.

- Très bien, répondit elle d’une voix faussement joyeuse. Tu as raison, repose toi et on en reparlera plus tard. » Booth la regarda récupérer ses affaires sans réussir à dire quoi que ce soit. Au moment où elle allait sortir, il la rappela. « Tessa ?

- Oui ?

- Je suis désolé. » Elle haussa les épaules. « Bonne nuit, Seeley »
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Jeu 19 Avr - 15:30

CHAPITRE 13 : Où l’espoir revient…


-if you are going through hell…-Rodney Atkins


Un peu plus tard, allongé sur son lit, Booth essayait désespérément de dormir. Dormir pour oublier. Dormir et se réveiller le jour d’avant…Retour en arrière. Effacer ces dernières heures. Mais il n’y avait rien à faire, chaque fois qu’il fermait les yeux les mêmes images revenaient à la charge ; ne lui laissant aucun répit. Il y avait ce sang…tout ce sang…la tache sur le pull blanc…Et les images de Temperance sur son lit…puis soudain elle devenait un de ses squelettes. Il ne la voyait plus. Cette fois, il était au Jeffersionan. Il chercha sa partenaire des yeux, mais elle n’était pas là…sur une des tables métalliques, il y avait un squelette qui lui souriait…Les fouines allaient le décomposer…Booth voulait leur crier que c’était elle mais ils ne l’écoutaient pas. « NON ! TEMPERANCE »

Il se réveilla en sursaut, couvert de sueur. UN coup d’œil au réveil, lui indiqua qu’il avait fini par dormir une demi-heure. Le cœur encore battant, il attrapa un somnifère et quelques minutes plus tard Seeley Booth sombrait dans un sommeil sans rêve.
« TVMatin il est 7h00 ! Bonjour les amis ! » Une voix odieusement joyeuse s’éleva brutalement dans la pièce. UN peu vaseux, Booth ouvrit un œil et chercha la télécommande pour faire taire cette cinglée. On n’avait pas idée d’être aussi heureuse, aussi tôt le matin. Lorsque enfin le silence revint, il resta un moment immobile…Merde ! Brennan ! Tout lui revint brutalement et il se sentit aussi mal que la veille au soir. Son portable émit une série de bip stridents. « Oui chef…

- Booth ?

- C’est moi.

- Comment allez vous ? J’ai appris ce qui s’était passé hier…

- Je vais bien.

- Et elle ?

- Dans le coma. Je…Je n’en sais pas plus. Et vous vous en êtes où avec Marty ? »

- Interpol est sur le coup. ON l’aura Seeley. On ne le laissera pas s’en tirer si facilement…

- Je sais. » A l’autre bout du fil, Cullen resta silencieux un moment. « Vous tenez le coup ?

- Pardon ?

- Oh Booth…Faites pas l’idiot. Tout le monde sait que vous êtes très attaché à cette..comment l’appelez vous déjà ? Bomes ?

- Bones. Mais je ne vois…

- Laissez tomber, mon vieux. Vous êtes suspendu quelques jours le temps de tirer cette affaire de fusillade au clair…

- Mais…

- Ne vous en faites pas. C’est simplement la routine ; vous n’avez absolument rien à vous reprocher.

-….

- Ecoutez, profitez plutôt de vos quelques jours de repos forcés, OK ? Vous en avez besoin et faites ce que vous avez à faire. » Et il raccrocha sans autre forme de cérémonie. Booth fronça les sourcils « Tout le monde sait que vous êtes très attaché à elle » Qu’est ce qu’il avait voulu dire par là…Il secoua la tête. Il allait retourner là bas. Peut être qu’elle s’était réveillée… C’est cet espoir infime qui lui donna le courage de se lever finalement.

DEUX JOURS PLUS TARD

Assis au pied du lit de Temperance, Booth s’étira lentement. Il campait ici depuis près de deux jours ; l’infirmière avait finalement accepté de le laisser dormir dans la chambre 453. Il avait du avoir recourt à son sourire charmeur, mais ça n’avait aucune importance. Deux jours et « état stable » comme le disait les médecins. Il n’arrivait pas à savoir si c’était une bonne ou une mauvaise chose. Et il n’osait pas demander. Régulièrement, Hogins, Zack, Angela et parfois Goodman venaient aux nouvelles. Ils respectaient son besoin de se sentir « utile », et le laissait le plus souvent seul avec elle. Les premiers temps, il avait eu du mal à lui parler et petit à petit le dialogue- monologue en fait- était devenu de plus en plus facile. « Bonjour Temperance ! Il a l’air de faire froid aujourd’hui…Il va sans doute neiger, l’informa-t-il en regardant par la fenêtre. Booth consulta rapidement sa messagerie de portable. Tessa avait encore laissé deux messages… Un peu coupable, il les effaça rapidement sans les écouter. Il s’occuperait de ce problème plus tard. Chaque chose en son temps. UN message de son chef. « Bonne nouvelle, Booth ! Ils ont attrapé Marty. Il allait franchir la frontière vers le Mexique… Il sera dans nos locaux le plus tôt possible »

L’agent se retourna vers sa coéquipière, sourire aux lèvres. « Temperance…Ils ont fini par avoir Marty. Vous m’entendez ? On a gagné. Il paiera pour ce qu’il a fait, pour ce qu’il vous a fait. C’est… » Il s’interrompit brutalement. Quelque chose…quelque chose avait changé. Booth se frotta les yeux. Non, il n’avait pas rêvé, la main de la jeune femme … elle avait bougé. « Temperance ? Vous m’entendez ? » Les paupières papillonnèrent quelques minutes et s’ouvrirent sur deux grands yeux bleu-gris étonnés. Il se pencha pour se trouver dans son champ de vision et sa vue sembla apaiser quelque peu la patiente. « Temperance. C’est moi… Non, ne parlez pas…Ne dites rien. » De sa main gauche, il appuya comme un sourd sur la sonnette d’appel. « Ça va aller. Les médecins vont s’occuper de vous… » A peine avait il prononcé ces mots qu’une infirmière arrivait. « Que se…

- Elle se réveille !

- Je vais biper le Dr Farris. »

« Dr Brennan ? Je suis le Dr Farris. Est-ce que vous pouvez parler ?

- Je…crois » Articula-t-elle faiblement, d’une voix enrouée. Booth sentit son coeur faire un bond dans sa poitrine, il n’aurait jamais pensé pouvoir être aussi heureux d’entendre le son de sa voix. « C’est bien. Vous pouvez serrer ma main ? Parfait. » Brennan s’exécuta sans lâcher son ami du regard… La vision de ce visage connu la rassurait. Elle ne comprenait pas ce qui se passait, encore moins ou elle était ni ce que lui voulait ce pingouin à lunettes. Mais Booth était là. Et il la regardait bizarrement, comme si il allait pleurer. L’homme se retourna vers l’agent du FBI. « Je vais devoir vous demander de sortir..
- Quoi ? Mais pourquoi ?

- Nous avons quelques examens à faire. Ce ne sera pas long. » Il acquiesça et se pencha vers Temperance. « Restez ‘il vous plait, supplia-t-elle.

- Je vais aller prévenir Angela et les autres…Je reviens tout de suite, d’accord ? » Puis impulsivement, il replaça une mèche de cheveux derrière l’oreille de la jeune femme. « Je suis content de vous retrouver. »

Au Jeffersionan, malgré l’annonce de l’arrestation de Marty, l’ambiance restait tendue. A quoi servirait ce type si Brennan… Voilà la question qui hantait les esprits depuis deux jours. Aussi quand le numéro de Booth s’afficha sur l’écran de son portable, Angela sentit son cœur faire un bond. Il n’appelait jamais à cette heure ci… Il était censé parler avec elle. Elle eut un petit sourire…si cette expérience avait pu faire admettre à cet ours ce qu’il ressentait pour Temp’, ce serait déjà ça. Mais une fois encore, a quoi lui servirait ces sentiments si elle ne se réveillait jamais ? Tremblante, elle décrocha.

« Angela. » Booth. La voix brisée. « Angela.

- Quoi ? »

L’afflux ‘émotion fit soudain monter les larmes aux yeux de l’ex tireur d’élite, et il déglutit avec difficulté. A l’autre bout de la ligne, la brunette sentit son estomac se tordre violement. « Non, gémit elle. Non.

- Elle est réveillée, Angela. Elle vient d’ouvrir les yeux. » C’est au tour de la jeune femme de déglutir avec difficulté. « Co…Comment va –t-elle ?

- Ils lui font des examens. Mais …elle…elle parle.

- Alors elle va bien » Dit elle, riant et pleurant à la fois. « Merci Seeley. Merci »

Angela se leva brutalement pour courir se jeter dans les bras d’Hodgins, toujours en larmes. « Elle est réveillée, s’écria-t-elle. Elle a ouvert les yeux, Jack. C’est…c’est magnifique. Notre Temperance est de retour !»
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Jeu 19 Avr - 16:51

Beaucoup d'émotions !!!

Super fics ...Je suis fan !!!
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   

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LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...
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