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 LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...

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mayess
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Jeu 19 Avr - 16:59

génial comme d'habitude, j'ai trouvé le petit monologue de Booth du début super touchant ! J'adore les petites gaffes ou alusions des gens à propos de la relation qu'il entretient avec Brennan, super mignon tout ça !
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ewilan
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Jeu 19 Avr - 18:30

oui ca serait super une autre fic mais bien sur avant d'y penser finit tes exams!
c'est trop émouvant j'adore!
la suite!!!!!!
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Ven 20 Avr - 20:38

Merci, chers lecteurs... je suis touchée ! Voilà deux nouveaux chapitres, histoire de bien débuter le week end...

CHAPITRE 14 : Où il faut reprendre pied dans la réalité…


-Listen to your heart-Roxette


Pendant que les trois scientifiques grimpaient en voiture pour se rendre à l’hôpital au plus vite, Booth avait rejoint Temperance dans sa chambre. Lorsqu’il entra elle lui jeta un regard soulagé. Tout à la joie de ce que venait de lui dire le DR Farris, il n’y prêta pas attention. Seul comptait le fait que Temperance allait vite récupérer et que tout redeviendrait comme avant.

« Ey…Alors vous avez fini votre remake de la belle au bois dormant ? Et ne me dites pas que vous ne savez pas qui est la Belle au bois dormant... » Elle rit, d’un rire qui se transforma en grimace. « Ça va ?

- Ne me faites plus rire, Booth. Sinon je serai obligée de vous tuer. » Il rit à son tour. « Noté, je ferai de mon mieux pour être aussi ennuyeux que votre escouade de fouines. » Un ange passa. Tous les deux s’observaient en silence. Temperance sentait des milliers de questions se bousculer dans son crâne cotonneux, mais elle ne réussissait pas à les formuler, comme si sa bouche refusait de lui obéir. Des coups frappés à la porte mirent fin au silence gêné et trois têtes apparurent dans l’encadrement. L’anthropologue sourit aux visages familiers et, comme si c’était le signal qu’elle attendait Angela se jeta sur elle et la serra à l’étouffer. « Oh ma chérie… Comment tu te sens ?

- Ça va, Ange’

- Tu m’as flanqué une sacrée peur, ne refais jamais ça.

- Promis. »

Les retrouvailles se prolongèrent encore, jusqu’à ce qu’une infirmière ne vienne les mettre dehors. Temperance tremblait de fatigue, et peinait à garder les yeux ouverts mais elle ne voulait pas qu’ils partent. Les voir ainsi…si ému, et attentionnés lui faisait prendre conscience de l’enfer qu’ils avaient du traverser. Elle avait encore du mal à comprendre ce qui s’était passé mais elle sentait qu’elle l’avait échappé belle. Et elle avait aussi peur de se retrouver seule. Finalement, après quelques centaines de promesses de revenir dès que possible, après qu’ils lui aient fait juré qu’elle n’avait besoin de rien, ses amis quittèrent la chambre. Au moment, ou Booth allait sortir elle le rappela : il était resté étrangement silencieux depuis l’arrivée des « fouines » et semblait ailleurs.

« Booth ?

- Oui ?

- Ça va ? » Il sourit amusé. « Ce serait à moi de vous poser cette question, non ? » Elle ne répondit pas, se contentant de le scanner de son regard gris-bleu. Troublé, il détourna les yeux. « Ça va, Temperance. C’est juste… » Il secoua la tête. « Rien. » Et avant de sortir. « Vous m’avez manqué, vous savez… »

L’agent du FBI quitta l’ambiance feutrée de l’hôpital pour rejoindre le parking. Il constata avec surprise que cela faisait deux jours qu’il n’avait pas mis le nez dehors…Deux jours et rien n’avait changé. Extérieurement du moins. Parce qu’à l’intérieur…c’était une véritable tornade qui s’était abattue sur lui. Il avait du mal à savoir où il en était. Seeley songea quelques secondes à rentrer se coucher dans un bon lit horizontal –ses vertèbres protestaient légèrement contre le fauteuil malcommode de la chambre 453. Mais, au fond de lui il savait qu’il ne pourrait pas dormir. Il y avait trop de choses qui se bousculaient dans sa tête… Alors au lieu de prendre le chemin de son appartement, Booth marcha droit devant lui sans se soucier de la direction. Sans se soucier non plus du froid qui lui mordait les joues, et les oreilles.
Temperance s’était réveillée…Elle allait bien. Pourquoi avait il cette sensation étrange alors ? Pourquoi ce goût amer dans la bouche ? Qu’est ce qui clochait chez lui ? Parce que quelque chose clochait…il en était sûr. Tous s’étaient réjouis de retrouver leur amie. Et lui aussi…Il était vraiment heureux qu’elle soit de nouveau…elle. Mais il y avait dans sa tête une petite voix sifflante qui ne cessait de lui répéter que tout était de sa faute et que dès qu’elle saurait –parce qu’elle saurait, c’était Temperance Brennan. Quand elle saurait, elle ne lui pardonnerait jamais.Et puis il y avait Tessa, lui murmurait à présent la petite voix. La jolie avocate. Que vas-tu faire avec la jolie avocate Seeley ? Tu vas retourner chez toi et faire comme si rien ne s’était passé ? Est-ce que c’est ce que tu vas faire ? L’embrasser et t’excuser de n’avoir pas pensé à elle ces derniers jours. De n’avoir eu ton cerveau focalisé que sur une seule autre personne, au point de l’avoir oubliée pendant 48h00 ? Au point de ne pas avoir répondu à ses messages ? Parce que tu étais trop occupé à veiller sur Elle. Sur une autre femme. Vas-tu dire cela à Tessa, petit Seeley ? Continuait la voix. Il secoua la tête comme pour se débarrasser de son démon. Si il allait voir Tessa ce soir, si il lui disait ce qu’il avait fait et pourquoi il ne l’avait pas rappelé…elle lui pardonnerait. Elle lui pardonnerait mais il n’était pas sûr de le vouloir.
L’ex tireur ‘élite eu un rire triste et balança rageusement un coup de pied dans une pierre. Quelle ironie la vie ! Temperance ne lui pardonnerait pas, et cela le rendait malade. Tessa lui pardonnerait et cela lui était foutrement égal ! Cela ne devrait pas être le contraire par hasard ? S’enquit le petit diable perché sur son épaule droite. Tu ne devrais pas être content que la femme que tu aimes te pardonne ? Brennan n’est que ta collègue, n’est ce pas ? Ce n’est que…Bones.
Booth était désormais arrivé au sommet d’une petite colline, dans un parc désert. Il avait du marcher un bon moment parce qu’il était très éloigné du centre…De là il pouvait voir les lumières de Washington. Il leva les yeux vers le ciel…comme dans l’espoir d’y trouver une réponse à toutes ses questions. Des milliards d’étoile brillaient. Il n’avait jamais imaginé qu’il pourrait y avoir autant d’étoiles…D’ordinaire, il vivait en centre ville et les lumières artificielles lui cachaient ce spectacle féerique. Booth les contempla un moment, incapable de retrouver la Grande Ourse ou l’étoile du berger. « Brennan saurait sans doute » songea-t-il avant de s’apercevoir qu’une fois encore toutes ses pensées le ramenaient à Temperance. Dieu là haut…faites moi signe, s’il vous plaît ?
Soudain, un contact froid sur sa joue le fit frissonner. Il tendit la main et un flocon se déposa dans sa paume où il fondit doucement. L’homme releva à nouveau les yeux vers les étoiles mais en quelques secondes les nuages chargés d’eau avait masqué le tapis bleu ciel pailleté d’or. Ouais. Pas convaincant comme signe, pas très clair surtout, soupira Booth en faisant demi tour.

Betty l’infirmière jeta un œil à la chambre 453. La lumière blanche de la lune découpait le profil de la jeune femme en ombres chinoises sur le mur en face. Celle-ci ne dormait pas, les yeux fixés sur la fenêtre. Dehors, dans l’angle gauche de la vitre, il y avait un lampadaire qui diffusait un halo de lumière jaunâtre. On pouvait y voir danser les flocons de neige. La patiente avait l’air hypnotisée par ce ballet muet. « Dr Brennan, vous devriez dormir… fit Betty d’un ton faussement grondeur. Voulez vous que je vous donne un cachet ? » La jeune femme secoua violemment la tête. « Non merci.

- Comme vous voudrez…Je vais fermer les stores dans ce cas.

- Non ! Non laissez…Je veux juste regarder la neige tomber. » Betty haussa les épaules et sortit sans un mot.

Temperance entendit les pas feutré de l’infirmière d’éloigner dans le couloir. Puis les sirènes d’une ambulance. Et des pas précipités dans le couloir… Des cris. Des odeurs d’hôpitaux. Elle haïssait les hôpitaux. Finalement, elle aurait du prendre ce cachet. Seulement l’idée de se retrouver à nouveau plongée dans un sommeil artificiel lui faisait peur… Elle reporta son attention sur la neige. Demain serait un autre jour…
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Ven 20 Avr - 20:40

CHAPITRE 15 : Où il faut faire preuve d’un peu de psychologie…


-Stopping the love- KT Tunstall


En effet, le lendemain tout Washington était recouvert d’un épais manteau de neige. Angela débarqua à la première heure, les joues rougies et le sourire aux lèvres. DEs flocons blancs brillaient dans ses cheveux… « J’espère qu’il restera encore de la neige quand tu vas sortir, s’exclama-t-elle en laissant tomber un bric à brac multicolore sur le lit de l’anthropologue. « Ang’ ? Qu’est ce que c’est que tout ça ?
- Et bien…tu ne le sais sans doute pas mais aujourd’hui c’est dimanche. J’ai donc décidé de venir te tenir compagnie. Et ceci – ajouta-t-elle en exhibant un magazine où un mannequin de papier glacé souriait de toutes ses dents – c’est pour nous occuper toute la journée. Les garçons nous rejoindront plus tard. »

Seeley Booth s’étira et ouvrit les volets. La découverte des cinq centimètres de neige le firent sourire comme un gamin…Il avait toujours adoré la neige. Il adorait se lever le matin et voir que les transports scolaires ne passeraient pas… Il se précipitait dans le garage, encore en pyjama, pour prendre sa luge et la lustrer avant de foncer vers les collines. ET, Sûrement en réaction à ses années passées en tant que sniper dans le désert, il aimait encore plus la neige aujourd’hui. Quand il neigeait, tout semblait possible. Le gens retrouvaient leur âme d’enfants et oubliaient leurs soucis au moins quelques secondes ; quelques précieuses secondes. L’agent inspira à plein poumon cet air vivifiant… Finalement, après sa longue marche solitaire, ses pas avaient fini par le ramener chez lui, gelé, trempé et épuisé. Il s’était affalé tout habillé sur son lit et endormi comme une masse. Rien de mieux que l’exercice pour vous vider la tête.
Alors qu’il se demandait si allait aller courir ce matin, et avoir le plaisir de faire crisser la neige fraîche sous ses tennis avant que cela ne devienne une immonde bouillie marronnasse, son téléphone sonna. Tessa. Une fois encore, il fit basculer l’appel sur sa messagerie et enfila son jogging.

Seeley courrait approximativement depuis une demi heure lorsqu’il s’arrêta devant l’appartement de Tessa. Il stoppa net, manquant de se faire percuter par un homme qui l’insulta copieusement. Mais il n’y prêta pas attention. Il fallait qu’il entre…Qu’il s’explique. Quelque soit l’issue de leur conversation, il fallait qu’il lui explique. UN peu inquiet, Booth pressa la sonnette. Lorsqu’elle lui ouvrit il fut presque surpris. Ses cheveux paraissaient moins blonds, ses yeux moins brillants que dans ses souvenirs…Surpris comme si en deux jours, Tessa avait pu changer. Alors que c’était lui qui avait changé.
« Bonjour Tessa. » Elle aussi avait l’air surprise. Elle s’écarta néanmoins pour le laisser entrer. Sans un mot, ils s’installèrent dans le canapé, face à face. Elle ne lui proposa pas à boire parce que ce n’est pas ce qu’il était venu chercher…Elle sentait qu’il avait quelque chose d’important à annoncer, d’important et difficile mais elle ne comptait pas lui faciliter la tâche. Pendant de longues minutes, l’avocate dévisagea son petit ami –ou ex petit ami ? Il avait l’air épuisé avec son teint cireux et ses joues creuses. Elle remarqua qu’il n’avait pas pris la peine de se raser ce matin. Et il était nerveux. Ses mains semblaient désespérément chercher un objet à torturer comme à leur habitude mais n’en trouvant pas , elles tire bouchonnaient le tee-shirt humide de sueur.
« Ça fait trois jours que j’essaie de te joindre. »Signala-t-elle d’une voix qu’elle voulait neutre mais il sentit une nuance de reproche dans la voix et bizarrement cela le mit en colère. « Je sais. Je sais. Mais j’étais à l’hôpital avec Temperance et…je n’ai pas eu le temps de te rappeler. » En face de lui, Tessa sursauta. Si Bones était devenue Temperance en quelques jours, qui pouvait savoir quels autres changements il y avait eu ? Elle tenta de se contrôler. « Comment va-t-elle ? S’enquit elle poliment. « Bien. Elle s’est réveillée hier et euh…elle va bien. » La jeune femme nota que c’était la première fois depuis le début de leur conversation qu’il manifestait un peu d’enthousiasme, son regard s’était éclairé mais elle décida de ne tirer aucune conclusion hâtive. « C’est bien…
- Oui. » Un silence gêné tomba, puis elle reprit la parole. « Est-ce que ça veut dire que tu vas…rentrer chez toi ? Reprendre…le travail ? » Ce n’était pas ce qu’elle voulait dire, mais Booth saisit parfaitement l’allusion. Allait il reprendre sa vie d’avant…avec elle ? Seulement il n’arrivait pas à trouver de réponse à cette question. Ce n’était pas juste pour elle mais il n’y arrivait pas.

« Je vais retourner au FBI dès lundi.

- Bien. » A nouveau ce long silence, à peine troublé par le tic tac de l’horloge. Finalement, Tessa se lança… En tant qu’avocate elle avait l’habitude de prendre les choses en mains, les vies de ses clients…et cette attente la rendait dingue. « Seel’. Qu’est ce qu’on fait ? Pour nous je veux dire ? » Booth se leva et alla se planter devant la fenêtre. « Pendant deux jours je n’ai pas pensé une minute à toi. » Elle tressaillit, les larmes aux yeux. « Je ne te dis pas ça pour te faire du mal, Tess’. Vraiment c’est la dernière chose que je veux, même si j’ai peur que ce ne soit trop tard… Ce que je veux dire c’est que… » Les mots se coincèrent au fond de sa gorge, c’est elle qui poursuivit. « Tu veux qu’on se sépare ?

- Je crois…je crois que ce serait mieux. Ce n’est pas honnête de rester ensemble alors que je…que…

- que tu ne m’aime pas, fini –t-elle les larmes aux yeux. Tu as raison ce ne serait pas honnête. Dis moi simplement une chose…

- Oui ?

- Est-ce que c’est elle ?

- Pardon ?

- Dis moi si c’est pour elle que tu me quittes. Tu me dois bien ça, Seeley. » Il planta son regard noir dans les yeux de son amie. « Je ne sais pas, Tessa. Je te jure que je ne sais pas si c’est elle ou une autre… Mais j’ai pris conscience que je ne t’aimais pas assez, tu comprends ? Pas comme tu le mérite. Je ne regrette aucune des minutes qu’on a passées ensemble mais je risque de te faire plus de mal que de bien. Ne pleure pas s’il te plait…

- Laisse moi au moins ça tu veux ? Le droit de me lamenter sur mon sort. »Plaisanta-t-elle entre ses larmes. L’agent secoua la tête. « Je suis désolé, si j’ai été un salaud.

- Ouais…Ouais tu l’as été. Mais un salaud honnête. Maintenant va-t-en, s’il te plait.

- Tess’…

- Va-t-en. » Il hocha la tête lentement et sortit en prenant garde à ne pas faire de bruit. Les sanglots de l’avocate l’accompagnèrent jusqu’au rez de chaussée.


« Vous préférez qu’il vous appellea : ma caille
b ; mon canard
c : mon bébé » Enonça tranquillement Angela sans prendre garde aux roulements d’yeux exaspérés de son amie. Elles étaient en pleins tests psycho-féminin censés découvrir le sens de leur vie ou dieu sait quoi… Hodgins qui était passé en début d’après midi avait déclaré que ce n’était qu’une manière détournée de modeler les esprits en tentant de leur faire ingérer des conseils de vie d’une manière ludique. Zach quant à lui avait paru fasciné par le manque de profondeur des questions. « On voit tout de suite où ils veulent en venir » Et Temperance n’était pas loin de lui donner raison.
« Ang…rappelle moi pourquoi on fait ça ?
- Pour « Découvrir votre vraie personnalité » » dit elle en lisant la couverture du magazine féminin. Temperance se renfonça un peu plus dans son oreiller. « je hais la psychologie. Et encore plus la psycho de magazine… »Grogna-t-elle. Angela – habituée aux récriminations de l’anthropologue- poursuivit sans s’émouvoir le moins du monde « Face à un obstacle vous :
A : essayer de faire face et de le franchir
B : chercher à le contourner
C : Chercher de l’aide pour le franchir »

« Ça dépend de l’obstacle. Y a encore beaucoup de questions ?
- Ah ah…Celle-ci va te plaire. UN homme vous déclare sa flamme vous
A : apprenez à mieux le connaître avant de répondre fermement
B : Lui sautez au cou
C : Accueillez la nouvelle avec joie
- Je lui dis d’arrêter de me harceler. Et si il continue je lui tire dessus…
- Réponse A. Traduisit la brunette. Et pour finir…

- Enfin !

- Pour finir Vous devez en finir avec une relation vous :
A : Lui dites en face
B : Tentez de l’éviter au maximum
C : Annoncez les choses avec diplomatie. » La malade roula des yeux. « Réponse C. Et si ça ne suffit pas, je le fais coffrer pour harcèlement. » Puis son regard se reporta sur la porte de la chambre… Il n’était pas venu. Elle avait attendu mais l’heure des visites se terminait et il n’était pas venu. Elle savait qu’elle n’était pas censée prendre les choses tant à cœur mais…

« Il viendra, chérie » Chuchota Angela qui avait surpris le changement d’attitude de son amie et ses fréquents coups d’œil à la montre. « Laisse lui un peu de temps.

- A qui ? Fit elle semblant de s’étonner.

- Le pape ! Tu sais très bien de qui je parle… Un certain agent du FBI au sourire de séducteur. » Redevenant sérieuse. « Il va venir, je te le promets » « Même si je dois aller le chercher par la peau des fesses » ajouta-t-elle en son fort intérieur. Elle se releva « Il faut que j’y aille ... Je repasserai demain d’accord ?

- OK

- Ça va aller ?

- Très bien. Merci d’être passée. Qu’est ce que je ferais sans toi ?

- Oh là ! Pleins d’âneries. A demain. » Les deux femmes s’étreignirent puis Temperance écouta les talons énergiques de son amie s’éloigner dans le couloir. Et le silence revint.
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ewilan
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Ven 20 Avr - 21:05

magnifique!!! j'adore!! temp qui veux trop que booth viennent! on sent vraiment les sentiments! tu ecris trop bien!!!!
la suiteeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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mayess
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Ven 20 Avr - 21:41

C'est vraiment cruel de couper comme ça !!! lol Alors il va finir par se décidé ce Booth ??? il va lui rendre visite ou pas ? Bon j'arrete avec mes questions... ma parole je suis une drogué de ta fic !! la suite viite !!!
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rowane78
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Sam 21 Avr - 14:06

Si tu ne peux pas patienter va sur fanfiction.net ... elle y est ...
moi je n'ai pas pu attendre ... ainsi j'en suis au chapitre 25 et j'attend les 2 derniers avec impatience ^^

**********
A l'auteur:

A oui ... Les chanson qui illustrent les chapitres sont magniques. j'ai une préférence pour "One of Us" de Joan Osborne ... je l'ai tout simplement Kiffé ^^

Je ne sais pas si tu connais Last Request de Paolo Nutini ... Elle est également magnifique je pense qu'elle pourrait coller à ton histoire si tu refais un peu de ship

Continue car tu fais du bon boulot
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Sam 21 Avr - 16:06

Merci ! Encore deux chpitres, bande d'éterneles insatisfaits ! Il vous manquait notre agent 'spécial' hein...pas de panique, le voilà ! La chanson…les fans de Grey’s anatomy la reconnaîtront en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Pour les autres, je ne peux que vous encourager à l’écouter parce qu’elle est…parfaite.
@rowane78 : Oui, je connais Last Request, elle est en effet magnifique mais un peu triste, à mon gout. En tout cas pour cette histoire...


CHAPITRE 16 : Où Bones va de surprises en surprises…
.


-Breath- Anna Nalick


« Ey… » Temperance, qui somnolait tranquillement, sursauta. « Je dérange ? » Seeley Booth venait de se matérialiser au bout de son lit et lui souriait. La jeune femme eut un petit pincement au cœur. « Comment vous êtes entré ? Les visites sont finies.

- J’ai un sésame.

- Votre sourire de séducteur ? » Il rit. « Aussi mais je parlais de ma carte d’agent du FBI.

- C’est de l’abus de pouvoir.

- Pour une bonne cause » Ce disant, Booth exhiba un sachet en papier duquel émanait une agréable effluve. « Est-ce que c’est ce que je pense ?

- Repas de chez Sid. » Les yeux bleus s’éclairèrent de convoitise. « Comment avez-vous deviné que c’était justement à cela que je pensais ?

- Je vous connais un peu. Et je connais la bouffe des hôpitaux.

- Merci… » Ils mangèrent tranquillement en discutant de tout et rien, jusqu’à ce que l’infirmière qui faisait sa ronde de nuit n’arrive, attirée par des bruits de rires et de conversations. Encore une qui avait oublié d’éteindre la Tv avant de s’endormir, songea-t-elle ; Betty entra donc dans la chambre à pas de loups, pour éteindre le poste. Mais ce n’était pas ce à quoi elle s’attendait…

« Vous êtes encore là vous ! Vous m’aviez promis que vous n’en aviez que pour cinq minutes ! » Booth lui fit son plus charmant sourire. « Ça a été plus long que prévu, Betty.

- Ne le croyez pas, il ment comme il respire » signala la jeune femme. « C’est un flic. » L’infirmière soupira « Et qu’est ce que c’est que ça ?

- De la soupe chinoise.

- Oh vraiment parfait ! Alors vous… » Elle poussa Seeley dehors. « Vous vous rentrez chez vous, et vous revenez à des heures décentes.

- Mais…

- Ttt. Pas de mais, DEHORS ! » L’agent capitula, et articula un « je reviendrai demain » muet à l’adresse de sa collègue. « Dehors !

- Ça va, ça va. »

Comme promis, Booth revint les poches pleines de victuailles. Puis le soir d’après, puis encore le soir d’après… Il avait réussi à obtenir une autorisation de la part des infirmières et dînait avec Temperance dans sa chambre. Tous les deux mangeaient parfois en silence, parfois en échangeant des civilités et lieux communs. Mais ce n’était pas la conversation qui comptait pour Brennan : après tout elle était habituée aux squelettes, et ils n’étaient pas bavards non plus. Non, ce qui était important c’était qu’il soit présent. Elle ne lui avouera jamais mais elle guettait son arrivée. Angela et les garçons faisaient de leur mieux pour passer régulièrement, mais ils devaient travailler… Goodman faisait une intrusion de temps en temps, les bras chargés de revues scientifiques qui l’aidaient à prendre son mal en patience ce qui ne l’empêchait pas de s’ennuyer ferme dans cette chambre minuscule. Et si elle n’avait pas eu aussi mal, elle se serait déjà fait la belle depuis un moment…En fait, elle avait essayé : la douleur ne l’avait pas laissée aller plus loin que la porte de la salle de bain avant qu’elle ne s’effondre. Et bien entendu elle s’était fait réprimander par le médecin. C’était crispant, cette façon que les soignants avaient de vous infantiliser. Comme si être malade vous enlevait brutalement toute votre autorité et votre sens commun.

Ce soir là, les deux jeunes gens savouraient des pâtes chinoises de Sid –malgré les interdictions formelles des infirmières.
« Je sors demain… » Annonça soudain l’anthropologue alors qu’ils bavardaient à bâtons rompus. Seeley sentit un petit pincement. Alors c’était déjà terminé…Il avait aimé ces petits moments de complicités, ces tête à tête. Désormais, Temperance allait rentrer chez elle et n’aurait plus besoin de lui. Il allait redevenir Booth et elle serait Bones. Sa coéquipière, point à la ligne. Il dut faire une drôle de tête parce que sa coéquipière le dévisagea, l’air étonné. « Qu’est ce qu’il y a ?

- Rien ! C’est…c’est juste ? Ce n’est pas un peu rapide ? Après tout vous n’êtes réveillée que depuis une semaine…

- QUE une semaine ! On voit que ce n’est pas vous qui êtes coincé ici…De toutes façons, Farris m’a encore donné deux semaines de congé. » En fait, c’était plutôt trois voir un mois mais elle savait pertinemment qu’elle ne pourrait pas rester chez elle, un mois entier. Booth hocha la tête. « C’est bien…que vous puissiez sortir je veux dire. » Ils continuèrent leur repas en silence puis Temperance prit la parole.

« Seeley ?

- Mmm.

- Qu’est ce qui s’est passé exactement ? Chez Marty. » Il sursauta. Jusqu’ici, elle ne lui avait posé aucune question sur l’ »incident » et il avait supposé qu’elle se souvenait de ce qui lui était arrivé. Il pensait...il ne savait pas en fait, mais cela l’arrangeait d’éviter le sujet. Cela lui épargnait des explications vaseuses. « Vous ne…vous ne vous souvenez pas ?

- Non. Depuis une semaine, j’essaie de me rappeler mais c’est le trou noir. C’est comme si j’avais tout effacé. Probablement du au choc. ON m’a dit que j’avais reçu une balle au cours d’une mission mais ils ont dit qu’ils n’en savaient pas plus. » L’agent se leva, lissant machinalement sa chemise et alla se planter devant la vitre. « Nous étions en voiture. Et mon téléphone a sonné…Vous m’avez accusé d’essayer de…provoquer un accident, en téléphonant en conduisant.

- C’est ce qui s’est passé ? ON a eu un accident ?

- Non. Non, au téléphone on m’a averti qu’on avait localisé la planque de Marty. J’étais tellement soulagé que je n’ai pas posé de questions et j’ai foncé…ON est arrivé là bas. La maison semblait vide. » Au fur et à mesure qu’il racontait, Seeley revoyait les détails. Il sentait à nouveau cette odeur de renfermé. « ON a fouiné un peu…

- Juste tous les deux ? » Il confirma d’un hochement de tête. « ON regardait un peu partout quand j’ai entendu un bruit. Il y avait quelqu’un là haut…Alors je suis monté, bêtement. Et je vous ai laissée seule.

- Qu’est ce qui s’est passé ensuite ?

- Vous devinez bien.

- S’il vous plaît, j’ai besoin de l’entendre. » L’ex tireur délite déglutit avec difficulté. « Il n’y avait personne là haut. Puis j’ai entendu un coup de feu…et je vous ai trouvée. Après ce sont mes souvenirs qui deviennent flous. J’ai appelé les secours. J’ai attendu. Je ne me souviens pas très bien. » Le regard de Temperance se troubla, des images surgissaient dans son crâne. C’était encire brumeux mais elle commençait à se souvenir. Marty qui l’attendait…le revolver…elle n’avait pas eu le temps de réagir…et cette douleur fulgurante. Soudain, la jeune femme remarqua que son ami s’était assis près d’elle et continuait de parler. « Vous avez compris ? C’était un piège et je vous ai jeté dedans…Tout ce qui est arrivé. Tout est entièrement de ma faute. » Elle le scruta de son regard bleu gris : il avait l’air vraiment désolé, la tête basse, il fuyait son regard. Temperance secoua la tête. « Vous n’y êtes pour rien. Ce n’est tout de même pas vous qui avez tiré.

- C’est tout comme. Vous étiez sous ma responsabilité, et je vous ai laissé seule.

- Vous ne pouviez pas savoir…

- Mais j’aurai du ! J’aurai du vous protéger ! » Ragea-t-il, en serrant les poings. « Si vous saviez comme je m’en veux…

- Vous ne devriez pas. Vu le nombre d’ennuis que je vous ai attiré depuis le début…Vous devriez être soulagé.

- Ne plaisantez pas avec ça, Temperance. » Elle baissa les yeux, contrite puis sursauta. « Quoi ? S’inquiéta Booth . Ça ne va pas ? »
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Sam 21 Avr - 16:09

CHAPITRE 17 : Où Tout revient à la normale ou presque…


- Somewhere over the rainbow- Isreal Kamakawiwo'ole


Le regard perdu dans le vague, la jeune femme ne l’écoutait plus. « Vous avez essayé de m’en empêcher.

- Pardon ?

- De vous accompagner. Vous avez essayé de m’en empêcher, j’ai insisté et vous avez cédé.

- C’est vrai. Je n’aurai pas du.

- Vous m’aviez aussi donné une arme…Au cas où. Mais ne visez pas la tête, c’est ce que vous avez dit. » Tout lui revenait par flash, les éclairs lumineux qui se succédaient sous ses paupières. « Quand vous avez entendu le bruit…vous m’avez dit de retourner à la voiture.

- Et je vous ai laissé seule.

- Mais vous ne saviez pas…que c’était un piège et que Marty était en bas, en réalité. Je ne le savais pas non plus, sinon j’aurai tiré. » Elle planta ses yeux brillants dans ceux de son collègue. « Vous n’avez rien à vous reprocher, Seeley. Vous avez fait ce que vous aviez à faire en fonction du peu d’informations dont vous disposiez. Personne ne pouvait savoir, c’était un accident. » Troublé par l’intensité de son regard, l’agent rougit. « Merci, souffla-t-il.

Et pour la deuxième fois en quelques semaines, il se retrouvait si près d’elle que son parfum emplissait ses narines. Si proches qu’elle voyait son propre reflet dans les yeux noirs.

« Mais c’est pas possible vous deux ! » La voix excédée de Betty les fit sursauter. « Je croyais qu’on était d’accord : vous pouvez passer après l’heure des visites à condition que CECI reste chez vous ! » Du doigt elle pointa, les sacs de nourriture. Les deux jeunes gens échangèrent un regard discret. L’infirmière haussa les épaules furieusement ; « Bon, je reviens dans cinq minute et vous…vous avez intérêt à être loin, agent Booth. Ils attendirent qu’elle ne sorte pour éclater de rire. « Ça vous amuse, Temperance… De la voir m’engueuler chaque soir. Vous trouvez ça drôle ?

- C’est intéressant de voir que si n’hésitez pas à braver la mort pour faire justice, vous soyez incapable de résister à une femme.

- Pour quelqu’un qui n’aime pas la psychologie vous lui accorder beaucoup de crédit…

- Ce n’est pas de la psychologie…on lit en vous comme dans un livre ouvert.

- Vraiment ?

- Mmm.

- Alors allez y. Que lisez vous ?

- Vous voulez vraiment le savoir ?

- En fait…non. Je ferai mieux d’y aller avant que votre garde chiourme ne revienne. » Elle eut une grimace mutine. « Trouillard, va.

- Bonne nuit, Bones !

- Ne m’appelez pas Bones ! » Il lui fit un sourire charmeur avant de sortir de la chambre. Lorsqu’elle s’endormit, elle souriait.

UNE SEMAINE PLUS TARD

Seeley courrait vers le Jeffersionan. Zack avait un truc à lui dire, et c’était urgent. Urgent à19h00 un vendredi soir…Comme toujours. Ce gamin était doué mais si il n’y prenait pas garde, il allait finir comme Bones. Ce qui ne le dérangerait pas du tout : Addy idolâtrait Brennan. D’ailleurs, Booth râlait pour la forme, lui-même n’ayant rien de prévu ce soir. Si ce n’est de s’avachir devant le match de foot... Tessa était passée la veille récupérer ses dernières affaires et l’appartement lui paraissait étrangement vide… Il n’y a pas si longtemps, Seeley Booth ne se serait pas laissé aller, comme ça. Il y a quelques temps, Seeley Booth serait sorti, rencontré une jolie jeune fille avec laquelle il aurait fini la soirée. Mais cela ne l’amusait plus vraiment.

« Bon dieu…il est où ce badge ! » Jura-t-il en fouillant frénétiquement dans ses poches.

« UN problème Booth ? » Une voix féminine étrangement familière le fit sursauter. « Bones ! Qu’est ce que vous foutez ici ?

- Ne m’appelez pas Bones ! Et je travaille ici, sur des ossements…ça vous revient ?

- Je croyais que vous étiez en arrêt maladie.

- Etait.

- Ce n’est pas prudent. » Elle lui lança un regard sombre. « J’ai du travail en retard…

- Vos os ont déjà attendus des centaines d’années, vous n’allez pas me dire qu’ils sont à trois semaines près…

- Justement ils ont déjà attendus suffisamment longtemps. » Répliqua la jeune femme, un peu agacée. Devant l’air soucieux de son ami, elle se repris « Tout va bien, Seeley, je vous assure. Je ne sors pas du labo…je ne fais pas d’efforts. Je respecte scrupuleusement les indications du médecin

- Sauf celle de vous reposer

- Celle-ci est juste une couverture pour lui. Comme ça si il arrivait quelque chose, il ne pourrait pas dire qu’il ne m’avait pas prévenue. C’est de plus en plus courant dans une société où le système judiciaire prend de l’ampleur.

- Pas la peine d’espérer vous faire changer d’avis, je suppose. » La jeune femme lui offrit son plus beau sourire. « Inutile, en effet. Maintenant si vous voulez bien m’excuser… » Il la regarda s’éloigner de son pas léger et décidé.

« J’ai essayé aussi. Mais vous la connaissez… » Angela se tenait derrière lui, mi amusée, mi inquiète. Il secoua la tête. « Faites attention à elle. »

Temperance se laissa aller contre le fauteuil, et ferma les yeux. La douleur n’avait pas cessé d’amplifier dans la journée et ce soir c’était à la limite du supportable. Ça l’embêtait d’avouer cela mais…ils avaient raison. Les médecins. Angela. Booth. Elle avala un nouvel antidouleur tout en sachant que ce n’était pas raisonnable…

Booth retraversa le labo rapidement, en s’auto insultant : après son entrevue avec Brennan il avait oublié de prendre ce qu’il était venu chercher, comme un abruti. Et maintenant il était 21h00 et il fallait qu’il retraverse le labo désert, pour retrouver ce maudit dossier dans le fouillis d’Addy. Mais quel idiot ! Il mériterait des claques parfois. Où l’avait il rangé ? Il farfouilla frénétiquement pendant quelques minutes avant de le trouver enfin. L’agent du FBI allait quitter les lieux lorsqu’il aperçut de la lumière : Brennan devait être encore là. Irrécupérable, elle était irrécupérable. Bones était assoupie dans son fauteuil, et paraissait paisible. Mais en y regardant de plus près, il pouvait voir ses doigts se crisper convulsivement sur le flacon d’analgésiques qu’elle tenait… Inquiet, Booth entra dans le bureau : Le flacon était à moitié vide.

« Bones ? Bones ? » Elle rouvrit les yeux, lentement. « Quoi ?

- Je…j’étais venu reprendre... »Il agita son dossier en guise d’alibi. « Et j’ai vu de la lumière donc…Est-ce que vous ne préférez pas dormir dans un lit ?

- Je ne dormais pas. Je faisais juste une pause.

- Est-ce que ça va ? Vous avez l’air…épuisée.

- Je vais bien. » A peine avait elle prononcé ces mots qu’elle sentit une vague de douleur l’envahir. Ce n’était pas la première mais celle-ci était beaucoup plus violente que les précédentes. Comme si on appuyait avec un fer à souder sur sa blessure. La douleur irradia dans chacun de ses muscles, la laissant paralysée. La jeune femme réprima un gémissement, et baissa les paupières pour retenir une larme.

Lorsqu’elle les rouvrit, Booth était agenouillé face à elle, et la scrutait avec inquiétude. Il lui tendit un verre d’eau qu’elle prit avec reconnaissance.

« Je croyais que ces comprimés étaient des antidouleur, grimaça-t-elle ;

- C’en est. Mais ce ne sont pas des potions magiques.

- Je ne vois pas ce que cela veut dire.

- Ça veut dire que vous avez besoin de repos, pas de vous abrutir de calmants. Quand allez vous cesser de vous prendre pour Catwoman ?

- Qui est ce ? Encore une de vos super héroïnes ? » Il sourit, et lui tendit la main pour la relever. « Exactement. Venez, Superwoman, je vous ramène chez vous. »
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ewilan
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Sam 21 Avr - 17:14

trop mimi!!! booth qui s'inquiete pour elle, et lui fait le sermon! trop bien!
au fait tu as de très bons gout musicaux! soit les musiques que tu nous propose je les connaissais, soit je les découvre et je les adore!
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mayess
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Sam 21 Avr - 19:38

Je suis d'accord avec ewilan, ces musiques sont vraiment spendides notament breathe !! Cette chanson je l'ai écouté en boucle pendant des mois et des mois ! Bravo pour cette suite, elle est superbe !
je voulais aussi te conseiller enfin si tu ne connais pas déjà, the fray la plupart de leur chanson sont trop belle, sinon il y a your guardian angel de the red jumpsuit apparatus vraiment magnifique ca pourrait coller avec ta fic !
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Dim 22 Avr - 18:56

Merci....milles merci devrais-je dire !
@ewilan : ravie de te faire découvrir de nouveaux horizons musicaux...c'est vrai que pour la plupart ces chansons sont peu connues en france et je les découvre grace à des séries comme Bones, WAT ou Cold Case (la Bo de cold case est un régal pour les oreilles...) Cette fois ci c'est Coldplay, parce que Fix You (et toutes les autres) sont magnifiques et que cela veut dire 'te réparer' donc...
@mayess : The Fray ? Tu as du lire dans mes pensées c'est justement l'interprete de la chanson du chapitre 19 ! Very Happy Donc oui, je connais et j'adore (surtout How to save a life, et over my head). En ce qui concerne les deux autres je ne connais pas mais je vais faire my 'googling' comme dirait Brennan ! Ce sera pour une prochaine fic (parce que pour celle ci la bande son est bouclée...)



CHAPITRE 18 : Où on avance en terrain glissant…


-Fix You- Coldplay


« Bones…on y est. » Ils étaient de fait, arrivés devant la porte et l’anthropologue la contemplait d’un œil vide. « La clé, Temperance. » Pas plus de réaction. Booth attrapa son sac, et en vida le contenu sans qu’elle ne proteste. Quand il eut trouvé le trousseau, il la fit entrer et asseoir sur le canapé. La jeune femme obtempérait à chacun de ses gestes sans broncher ou émettre la moindre récrimination. Ça lui simplifiait la tâche, certes. Mais c’était aussi très inquiétant, venant d’elle. « Bones ? Vous avez mangé ?

- Non. Si. Je ne me souviens plus. » Cette fois, il sentit son estomac se nouer. « Combien avez-vous pris de ces cachets ?

- …

- Brennan ! » Il la secoua doucement. « Combien en avez-vous pris ?

- Je…je ne me souviens pas. Pas plus que la dose prescrite, je vous le promets. » Et elle fondit en larmes. « Oh Temperance… » Il l’attira à lui, et la serra dans ses bras. « Chutt. Ce n’est pas grave, ce n’est pas grave. Ça va s’arranger. » La jeune femme enfouit sa tête dans la chemise de Booth, savourant le sentiment de sécurité qu’il lui offrait. Petit à petit, les sanglots s’espacèrent et il sentit les muscles de sa coéquipière se détendre alors que sa respiration ralentissait, quelques secondes après elle dormait profondément.

&&&&&

Temperance Brennan ouvrit les yeux et mit quelques secondes à s’habituer à la lumière éblouissante qui baignait la pièce. Elle parcourut rapidement du regard. C’était bien sa chambre. Mais pourquoi était elle habillée ? Et bizarrement, elle n’avait aucun souvenir de s’être couchée la veille… Elle était au bureau et…le reste était plus ou moins net. Alors qu’elle cherchait dans ses souvenirs, un bruit la fit sursauter. Ça venait de la cuisine, il y avait quelqu’un chez elle. Sans hésiter elle saisit la batte de base-ball qui traînait toujours sous son lit et se dirigea vers la source des bruits.

« Booth ?! » Son collègue se tenait debout au beau milieu de la cuisine, ouvrant et refermant les placards un par un. Il se retourna d’un bloc et elle constata que sa chemise était entrouverte et qu’il n’avait pas de cravate. « Woaw ! Bones...on se calme ; ce n’est que moi.

- Ça je le vois. Ce que je ne comprends pas c’est ce que vous fabriquez.

- Je prépare un déjeuner.

- Le déjeuner ? Mais quelle heure est il ?

- Midi. Je commençais à croire que vous ne réveillerez plus.

- Vous voulez dire que j’ai dormi jusqu’à midi ? » Booth se mit à rire devant l’air stupéfait de sa partenaire. « Eh oui ! ON devrait en faire un jour férié : ‘ le jour où Temperance Brennan a fait la grasse matinée’. Vous voulez bien poser ce truc et vous asseoir ? » Du menton, il lui désigna la batte qu’elle brandissait toujours, l’air menaçant. Un peu confuse, elle obéit. Les pièces du puzzle commençaient tout doucement à se mettre en place dans sa tête, mais ce qu’elle découvrait n’avait aucun sens. Booth chez elle… préparant un déjeuner…ça ce n’était pas bon signe. Mais si ils avaient…enfin, si ils…Non, ce n’était pas possible pourquoi aurait elle été couché toute habillée dans ce cas ? Perdue dans ses pensées, elle s’aperçut soudain que Booth lui parlait.

« Bones ? Est-ce que ça va ?

- Je ne sais pas trop. Quel jour sommes nous ?

- Samedi. Vous ne souvenez pas de ce qui s’est passé hier, n’est ce pas ? Devina-t-il. Elle secoua la tête. « Je me souviens…être allée travailler. J’ai vu Angela. Et Hodgins. Zack, aussi. Je crois…on s’est parlé non ? » Il l’encouragea à poursuivre. « J’ai essayé de rattraper mon retard. J’étais fatiguée et…ensuite je ne sais plus.

- Ensuite vous vous êtes quasiment effondrée dans mes bras, donc je vous ai ramené chez vous.

- C’est vous qui m’avez mise au lit ?

- De façon totalement innocente, je vous le jure. J’ai seulement ôté vos chaussures. » Il n’ajouta pas qu’il avait bien pensé à la déshabiller mais craignant sa réaction le lendemain, avait décidé de la laisser telle qu’elle. « Et…euh…vous avez dormit ici ?

- Sur le canapé.

- Pourquoi ?

- pourquoi le canapé ? Vous auriez préféré que je dorme avec vous ?

- Non » Elle fit claquer sa langue, agacée. « Pourquoi êtes vous resté ? Vous auriez pu rentrez chez vous. » Gêné, il se retourna vers la poêle où grillaient deux œufs au plat. Il n’avait pas osé la laisser seule, vu l’état dans lequel elle était. En vérité, il était mort de peur à l’idée de ce qui aurait pu se passer si elle…elle avait pris trop de ses comprimés. Toutes les deux heures, il allait dans la chambre sur la pointe des pieds pour vérifier qu’elle respirait toujours. Mais il ne pouvait pas lui dire cela, à la place il murmura « Je voulais être sûr que vous alliez bien. » Puis d’une voix enjouée. « Dépêchez vous de manger parce que le programme d’aujourd’hui sera chargé. » L’anthropologue haussa les sourcils. « Quel programme ? ON a un nouveau meurtre ?

- …pas de meurtre. Je parle d’un programme de week end.

- Un programme de week end ?

- Vous ne savez pas ce qu’est un week end, hein ?

- Bien sûr que si ! Le mot week-end désigne les derniers jours de la semaine. Il est consacré à décompresser pour la plupart des gens.

- Exactement ! Décompresser. ON va donc décompresser.

- Comment ?

- D’abord, vous déjeunez tranquillement. Ensuite, vous vous habillez chaudement parce qu’il neige dehors. Il faut aussi que vous preniez un sac avec quelques affaires pour deux jours. »Elle fronça les sourcil, ouvrant la bouche pour parler mais il fut plus rdaide. « Pas de protestations. Pour le reste…vous verrez en chemin. »

« Où m’emmenez vous ? » Le duo était en voiture et roulait depuis une quinzaine de minutes maintenant. Temperance regardait le paysage défiler sous ses yeux, essayant de reconnaître quelque chose. Mais pour le moment, elle n’avait pas la moindre idée de leur destination. « Booth ! Où allons nous ?
- Ttt. C’est une surprise. Profitez d’accord ? Faites moi juste confiance, vous pouvez faire ça ? » Il l’observait du coin de l’œil. Elle avait revêtu un pantalon en velours côtelé noir qui lui donnait l’air d’une cavalière. En haut, elle portait un pull épais à col roulé, bleu ciel. Cette couleur faisait ressortir ses yeux. Il nota qu’elle avait mis le fameux collier à la pierre turquoise, et se demanda si il devait y voir un symbole de quoi que ce soit…Finalement, il rejeta cette idée ; C’était Bones. Les symboles, les métaphores, ce n’était pas son truc. Elle avait mis ces bijoux comme elle aurait mis n’importe lesquels.

« On y est Bones ! » La jeune femme regarda avidement autour d’elle, et son regard se troubla. « Mais booth ! C’est le National Gallery Ice Skating ! » Petits, grands, adultes…seuls ou mains dans la main il y avait face à eux des dizaines de gens tournoyant sur une grande surface blanche et glissante. Une patinoire. La grande patinoire que la ville de Washington ouvrait chaque hiver, et qui était devenu un rendez-vous incontournable. Il faut dire que l’environnement était agréable. Un immense parc, bordé de sapins…des chalets de bois regroupant buvettes et vendeurs de gaufres. Des hauts parleurs distillaient une musique douce.

« Je ne sais pas patiner…

- Ce n’est pas grave. Moi je sais, ça suffira pour nous deux

- Absolument pas.

- Mais si. Venez, ce sera intéressant. Considérez ça comme une nouvelle expérience OK ? » Elle secoua la tête, hésitante. « Je ne sais pas. Je… » Sans écouter il la guida vers le chalet de location des patins. Moins d’une minute plus tard, Temperance se retrouvait juchée sur des patins, cramponnée à la balustrade. Des hauts parleurs diffusaient des chants de noël. Une odeur de friture et de vin chaud. Les patineurs la dépassaient allégrement dans un joyeux brouhaha. Booth lui tendait les mains…

- Venez, Temperance. » Maladroitement, elle se laissa glisser jusqu’à lui.

Plus tard, alors qu’ils effectuaient un troisième tour de piste, Seeley soupira. Elle lui résistait. Elle était là, juste à côté, sa main dans la sienne mais elle résistait. Comme si elle ne voulait pas le suivre, elle tirait de son côté. « Bon sang Bones ! Appuyez vous sur moi, ce n’est pas compliqué. » Si si, c’est compliqué songea-t-elle toute en essayant tant bien que mal de le suivre depuis quelques minutes. Elle voulait garder ses distances…tout ça était juste…inhabituel. Booth glissa doucement son bras sous celui de la jeune femme. « Laissez vous aller d’accord ? Laissez vous juste aller. » Alors, elle s’abandonna complètement sur le bras musclé qui la serrait tendrement et elle se laissa guider. C’était plus facile qu’elle ne l’aurait pensé… En réalité c’était simple de lui faire confiance, de le laisser mener la danse. C’était reposant. Elle n’avait pas l’habitude de se laisser conduire, Temperance aimait avoir le contrôle de la situation. Il fallait qu’elle contrôle tout. Mais cet après midi, sous le brillant soleil de décembre, sur cette patinoire avec son ami tout contre elle…tout lui semblait possible. Elle découvrait peu à peu les premières sensations de la glisse, le raclement des patins sur la glace, le vent qui fouettait les visages. Au centre de la piste, il y avait une jeune fille, seule. Elle effectuait des pirouettes et des sauts compliqués sous les regards admiratifs de quelques fillettes, qui l’observaient les yeux brillants. La patineuse tournoyait encore et encore : de là où elle était, Temperance avait l’impression que la jeune femme ne cesserait jamais de tourner. Etourdie par le spectacle, l’anthropologue baissa les yeux : sur la glace, la patineuse avait laissé une série de cercles et d’arabesques tarabiscotées. Comme si elle avait cherché à écrire quelque chose… Brennan se retourna pour voir les traces qu’elle et Booth avaient laissé derrière eux : quatre longue lignes parallèles, un peu hésitantes. Qui sait ce qu’elles voulaient dire ?

Ils patinèrent encore pendant deux heures avant d’aller s’asseoir au bar.
« Alors Bones ? Vous m’en voulez toujours de vous avoir emmené ici ? » Demanda Booth en liu tendant un chocolat bien chaud. Elle le remercia d’un sourire, et il eut soudain l’impression de prendre un coup dans l’estomac. Le froid avait donné des couleurs à sa collègue, ses joues étaient rougies et les yeux bleus brillaient plus qu’à l’accoutumée. L’agent du Fbi se força à regarder ailleurs. « C’était très intéressant. Je comprends mieux le plaisir qu’on peut avoir à patiner…la vitesse, c’est grisant. » Il rit devant son enthousiasme.

« J’étais sûr que cela vous plairai. »
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Dim 22 Avr - 18:57

CHAPITRE 19 : Où on invente des histoires…


-How to save a life- The Fray


« Et maintenant ? Quel est le programme ? »Demanda Brennan alors qu’ils avaient rejoint la voiture. Seeley pris un air mystérieux. « Ah ah…

- Booth ! » Il la regarda, amusé ; « Vous n’aimez pas qu’on vous cache des choses, hein ? Je vous le dire alors. ON va commencer par aller chercher Parker.

- Comment ça ?

- Il est à une fête d’anniversaire chez un copain, je dois aller le récupérer à quatre heures. C’est mon week end. » Temperance remarqua combien il avait l’air heureux, à cette idée. « Et vous…vous allez venir avec nous.

- Quoi ? Non, non. Je ne peux pas…c’est votre fils. Je n’ai rien à faire là bas. Redéposez moi simplement chez moi et… » L’ex tireur se tourna vers elle, l’air sérieux, et la regarda dans les yeux. « Temperance. J’ai envie que vous veniez avec nous. » Dit il d’une voix tranquille. Gênée, elle battit des cils. « Mais …Parker ? Il n’a sûrement pas envie que…

- Il est d’accord. Il serait déçu que vous ne veniez pas, d’ailleurs.

- Comment le sa…Vous aviez déjà tout prévu c’est ça ? Vous l’avez appelé et vous lui avez demandé ? » Booth leva les mains devant son visage, en guise de reddition. « Désolé, Votre Honneur… Je plaide coupable. » Il lui offrit son plus charmant sourire. « Vous voulez bien m’accompagner tout de même ?

- Ce n’est pas ma place et…

- Nous sommes une équipe, non ? Je veux juste présenter la femme avec laquelle je travaille à mon fils. C’est tout. Voyez ça comme un travail d’équipe, d’accord ? Comme un pas dans nos relations. » L’anthropologue fit une petite moue hésitante, puis finit par acquiescer. Seeley eut un sourire victorieux. « Alors en route. »

« Comment saviez vous ? Demanda soudain Temperance, tout à trac alors qu’ils roulaient silencieusement.

- Quoi ?

- Que j’accepterai. Vous avez dit à votre fils que je viendrais donc vous étiez sûr que je dirai oui…

- Peut être que je lui ai menti ?

- A Parker ? Vous ne feriez jamais ça. » Elle ne le quittait plus des yeux, bien déterminé à obtenir ce qu’elle désirait. Seeley se retourna vers sa passagère « C’est vrai. Dans ce cas, peut être que j’espérai seulement que vous accepteriez.

- Et si cela n’avait pas été le cas ?

- J’aurai du utiliser mon charme incroyablement ravageur auquel aucune femme ne résiste. OU vous kidnapper.

- Essayez seulement et je vous met KO…» Booth vit avec soulagement le nom de la rue indiquée par Rebecca – marquant par là la fin de cette conversation. «On est arrivé ! » S’exclama-t-il en apercevant les ballons multicolores suspendus au dessus de la porte du 789. Il sortit de la voiture, et se dirigea vers le petit pavillon d’où s’échappaient des bribes de musiques et des rires d’enfants. Il allait sonner lorsqu’il se rendit compte que quelque chose clochait.

« BOnes ? Vous venez ? » Booth fit demi-tour et ouvrit la portière passager. « Désolé de ne pas avoir pensé à vous tenir la porte, Lady. Je pensais que vous préfériez vous débrouiller seule.

- Je crois que…je crois que je vais vous attendre ici.

- C’est ça. Et vous aboyez si quelqu’un passe ? Non, vous venez avec moi. ON discute un peu avec les autres parents, on noue des contacts humains…ce genre de trucs.

- Je ne sais pas faire ça.

- Raison pour laquelle je vous ai emmenée ici. Pour élargir votre environnement. » Il la prit par le bras, et l’obligea à descendre. « Ils vont penser que nous sommes…

- Depuis quand ce que pensent les gens vous intéresse Bones ?

- Depuis que je vous connais. » Elle se mordit les lèvres, surprise de sa propre réaction. Un peu désarçonné, Seeley décida de faire comme si de rien était et il lui attrapa le bras pour la sortir du véhicule « ON va finir par être en retard. »

« Bonjour ! » Une jolie blonde aux jambes interminables, des confettis plein les cheveux, leur ouvrit la porte avec un grand sourire. « Vous arrivez juste à temps pour la fin du spectacle. Entrez, entrez » Derrière elle, un petit groupe d’enfants étaient installé sur le tapis où un clown sculptait des ballons en faisant des grimaces. Booth scanna les enfants du regard pour repérer son fils. Parker était au milieu des autres, le visage barbouillé de maquillage, de chocolat et de sucreries et un ballon d’hélium dans la main. Il riait aux singeries de l’animateur, Booth sentit son cœur fondre.
De nouveaux parents arrivaient régulièrement, bientôt ils étaient une dizaine d’adultes et à peu près autant d’enfants. Le clown finit son sketch ; et les applaudissements éclatèrent.
« Les enfants ! Vos papa et maman sont là ! »

« Papa ! » Parker se précipita dans les bras de son père, les yeux brillants d’excitation. « T’as vu en quoi je suis déguisé ? » L’agent du FBI étudia soigneusement le petit visage pour essayer de découvrir ce qu’à un moment où un autre de la journée, ce mélange de peinture pouvait avoir représenté. « C’est..euh…très joli, mon grand.
- Mais c’est quoi ? Devine c’est quoi ? » Seeley se concentra à nouveau sur les couleurs.… Mais ce n’était pas simple. Soit la maquilleuse était particulièrement enthousiaste et avait un goût immodéré pour les couleurs vives. Soit elle était totalement daltonienne et avait confondu les pots de maquillages. Dans un cas comme dans l’autre, cela ne l’aidait pas. Pourtant il ne fallait pas qu’il se trompe, Parker serait très déçu. « C’est…
« C’est un tigre. » La voix de Bones mit fin à son calvaire, il se retourna vers elle, reconnaissant. Parker eut un grand sourire « Ouais ! Papa, tu as perdu, lui signala-t-il tranquillement. Booth sourit et déposa un baiser sur le seul endroit du visage enfantin apparemment épargné par la maquilleuse : l’oreille droite. De la main, il désigna sa coéquipière qui attendait, mal à l’aise au milieu de ces familles si heureuses. « Tu te souviens du Dr Brennan ?

- Oui. C’est le Dr Bones avec qui tu travaille… On y va ? » L’anthropologue grimaça à l’écoute de ce surnom si familier. Merci Booth, songea-t-elle in petto. Lui s’amusait devant son air renfrogné.

- On va y aller. Le DR Bones » Son sourire s’élargit en prononçant ces deux mots « Le Dr Bones va rester un peu avec nous aujourd’hui, Ok ?

- D’accord. On pourrait aller faire de la luge ? » Booth se mit à rire, et enfila son blouson à son fils. « ON va aller faire de la luge. » Puis regardant sa coéquipière « je ne vous avait pas dit qu’il n’y aurait pas de problème ? »

&&&&&&&&&&

« Papa…je m’ennuie. » Dans son dos, Booth sentait les petits pieds de son fils marteler le fauteuil. Temperance consulta sa montre : ils roulaient depuis près d’une heure maintenant et elle n’avait toujours pas réussi à déterminer leur destination. Elle regardait le paysage défiler. Ils avaient quitté la ville depuis un moment, et roulait sur une petite route en pleine forêt. Parker leur avait narré par le menu les péripéties du cochon d’inde de sa classe, puis ses derniers exploits sportifs et scolaires. Et il leur avait énuméré tous ces camarades de classe mais là, il était à court d’idées manifestement. « Je m’ennuie vraiment.

- On y presque, Buddy.

- D’ailleurs…intervint sa passagère. ON est presque OU ? » L’agent eut un sourire mystérieux. « Patience, patience.

- La patience n’a jamais été ma qualité première, l’informa –t-elle avec honnêteté. Seeley leva les yeux au ciel. « Et bien trouvez de quoi vous occuper…Pourquoi ne racontez vous pas une histoire à Parker ?

- Oh oui !!! Une histoire. » La petite tête blonde jaillit littéralement entre leurs fauteuils. « Raconte moi une histoire, plaida le petit, le regard suppliant. Lorsqu’il faisait cela, il ressemblait tellement à son père que Temperance ne put retenir un rire. Rire bien vite ravalé, lorsqu’elle se rendit compte de la triste vérité. « Je ne sais pas raconter d’histoire.

- Inventez. Soyez créative. Imaginez que vous écrivez un de vos romans. Sans les cadavres, merci d’avance.

- …

- Allez y. Je serai là pour vous rattraper si besoin est. » La jeune femme prit une longue inspiration. « Vas y Dr Bones ! L’encouragea le garçonnet.

- D’accord. Qu’est ce que tu veux comme histoire ?

- Des indiens ! Et…des cow boy. » Le cerveau de l’anthropologue tournait à 100 à l’heure. Des indiens. Des indiens. Oui, elle pouvait faire ça. Elle avait étudié suffisamment de tribus indiennes pour raconter une histoire.

« L’histoire se déroule au cœur… »
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Dim 22 Avr - 19:45

et c'est un beau petit moment qui commence!!!!!
vivement la suite!
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mayess
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Dim 22 Avr - 21:46

magnifique j'ai rien d'autre a dire ! continue comme ca !
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rowane78
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Dim 22 Avr - 21:49

toujours aussi bien ^^

juste une question, tu les publies tout les combiens sur fanfiction.net ? tu fais en fonction de ton temps libre ?
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Dim 22 Avr - 22:18

Merci !
@rowane78 : il n'y a pas de date de décidé, c'est en fonction du temps, de l'ordinateur...J'essaie de ne pas vous faire attendre trop longtemps mais bon...j'aime aussi faire durer le suspens. Lol. Normalement c'est 5 jours maxi, une semaine si je suis vraiment débordée.
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rowane78
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Dim 22 Avr - 23:02

ouki ca va ... c'est pas trop long ^^
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Lun 23 Avr - 10:03

Merci de vos encouragements !
Encore deux chapitres (parce que la semaine scolaire reprend et je risque d'être un peu prise !) tout doux, tout guimauve...Nous sommes en plein dans ce que j’appelle la ‘guimauve’ mais voilà…je vous prépare psychologiquement : mon côté sadique reprendra le dessus dans deux chapitres. Désolée ! Pour que vous ne m’en vouliez pas trop, je vous promet un happy end !

CHAPITRE 2O : Où Bones comprend ce qu’est une famille…


-C’est un jour parfait- Calogéro


« On est arrivés ! » S’exclama Booth en stoppant la voiture au beau milieu d’une clairière enneigée.

« Déjà ! Mais papa, le Dr Bones a pas fini son histoire !

- Désolé mon grand ! Regarde…tu ne reconnaît pas ? » Parker détacha à regret son regard de Temperance pour jeter un œil par la fenêtre. « La cabane de Papi ! S’exclama-t-il. En effet, au fond la prairie se trouvait un petit chalet de bois. Déjà Parker avait bondi hors de la voiture et fonçait vers la porte. « Où sommes nous ?

- C’est le cabanon de pêche de mon père. L’été on venait passer nos vacances ici avec mon frère… » La jeune femme regarda autour d’elle, un peu confuse. « je ne vois aucun endroit où pêcher.

- C’est un coin secret. Je vous montrerai tout à l’heure. »

« Papa !!! » La voix impérieuse de Parker les rappela à l’ordre. « Tu peux ouvrir ?

- J’arrive. » Se tournant vers Brennan. « Vous venez ?

- Bien sûr »

L’intérieur du chalet était confortable, petit mais bien aménagé. Il y avait même une cheminée dans un coin que Booth entreprit immédiatement de mettre en marche ‘sinon, on va tous attraper une pneumonie’. Temperance observa les lieux, essayant d’imaginer Booth enfant courrant d’une pièce à l’autre. Sur le rebord d’une fenêtre, il y avait des photos. Elle n’eut aucun mal à reconnaître son collègue. Avec un adulte en uniforme qu’elle supposa être son père…puis avec une jeune femme aux cheveux clairs…Sur celle-ci, Booth ne devait pas être beaucoup plus âgé que Parker et il offrait son plus beau sourire à l’appareil, tandis qu’une grosse carpe se trémoussait à ses pieds. « Bones ?
- MMM ; Pardon ?
- Vous venez ? »

&&&

« YOuhououuou… Dis le encore papa ! Encore ! » Temperance s’écarta légèrement de la piste pour laisser passer, le père et le fils, filant comme des flèches sur une luge de plastique rouge. Booth cramponnait de toutes ses forces Parker, qui agitait les bras e direction de Brennan. « Dr Booones…. »Criait le garçon. «Regarde nous ! » Elle lui adressa un sourire et un signe de la main. Elle n’avait pas une grande habitude des enfants, mais comme l’avait fait justement remarquer Booth elle n’était en réalité pas très différente d’eux. Au départ, elle n’avait pas vu ce qu’il voulait dire mais en entendant Parker raconter sa fête d’anniversaire tout à l’heure, elle avait compris. Le petit blondinet était d’un naturel et d’une spontanéité désarmante. Il disait tout ce qu’il pensait, sans concession. Et Elle…elle avait tendance à faire la même chose. Mais il y avait quelque chose que Parker savait mieux faire qu’elle, quelque chose qui le rendait extrêmement attachant : il était confiant. Il ne cachait jamais ses sentiments.

A quelques mètres d’elle, la luge amorçait un virage très délicat, obliqua en direction d’un gros monticule de neige et décolla. Les deux silhouettes s’élevèrent dans les airs, toujours accrochés à la luge Avant de retomber avec un bruit sourd dans le trou qui avait du se former lorsqu’on avait creusé pour retirer la neige, et en faire ce « tremplin ». Pendant quelques secondes le temps parut s’être arrêté et Temperance retint son souffle. Puis lentement, deux têtes hilares, couvertes de neige émergèrent de la poudreuse. « Sacré saut, hein Buddy ? » Parker acquiesça avec énergie. « ON a volé ! T’as vu DR Bones, on a volé ! » Accroupie près du trou, elle sourit. « C’était très impressionnant.
- On le refait papa ? S’il te plait ? »

La nuit commençait à tomber doucement et le ciel prenait des couleurs mauves et roses, conclusion d’une belle journée Lorsque, après une centaine de descentes et autant de chutes dans la neige, le petit groupe de glisseurs décida de rentrer. Ils avaient la voix cassée d’avoir crié des Youhou en descendant la pente à une vitesse vertigineuse, ils étaient trempés d’être tombés si souvent, épuisés par le grand air mais leurs yeux brillaient, et leurs estomacs criaient famine.
« Papa…J’ai faim ! » Lança Parker depuis le coin de la cheminée où il était chargé de surveiller le feu ; Je crois bien que je vais mourir de faim.

- A ce point là ? Le taquina son père, en adressant un sourire complice à Temperance. Le garçonnet hocha vigoureusement la tête. « Alors il faut qu’on fasse quelque chose, qu’en pensez vous Bones ?

- Ça me paraît être une urgence. » Comme pour confirmer ses dires, son propre estomac émit une série de gargouillement. « Vous avez faim aussi ?

- Je pourrais manger un cheval, avoua-t-elle. Dans son dos, Parker écarquilla les yeux. « Tu veux manger un cheval tout en entier ?

- C’est une expression, chéri. Bones veut juste dire qu’elle a très faim –si faim quelle pourrait manger un très gros gros repas, un peu comme un cheval. Elle ne va pas vraiment manger un cheval tu comprends ? » Le petit réfléchit quelques secondes, et acquiesça. « Moi je pourrais manger…un éléphant ! Lança-t-il.

- Et moi…un lion. Renchérit Booth.

- Et moi, une baleine. Dit Brennan, entrant dans le jeu. Parker éclata de rire, un rire de grelots si contagieux que bientôt les deux adultes riaient avec lui. « Moi je pourrais manger…manger…un….un dinosaure !!! » Continua-t-il, en se laissant tomber à la reverse sur le tapis, les bras en croix, pour rire de tout son saoul. Bientôt, le chalet résonnait de leurs rires. UN feu crépitait dans la cheminée. Leurs chaussures humides séchaient, les unes près des autres. Les petites tennis de Parker entre les chaussures de randonnées de Temperance et ses Rangers. Seeley se dit que si sa vie pouvait comporter encore quelques moments comme ceux-ci…il serait parfaitement heureux.

Finalement, il n’y eut pas de dinosaures ou de cheval au menu. Simplement, les quelques provisions que Booth avait emportées. Une omelette, un peu de jambon et surtout des marshmallow grillés. Et du chocolat chaud, des litres de chocolat chaud. Parce que comme l’avait fait remarquer Seeley ‘une journée dans la neige, sans chocolat chaud ce n’était pas une vraie journée’. Désormais, tout le monde dormait ou presque.
Allongée dans un lit de bois, dans ce qui avait du être la chambre de son collègue et son frère, Temperance regardait le sommier dénudé du lit superposé au dessus d‘elle. De l’autre côté de la paroi, Parker et Booth partageaient le grand lit deux places des parents. Elle avait proposé de dormir dans le salon pour laisser sa chambre à Parker mais Booth avait refusé. De toutes façons, le petit préférait mille fois dormir avec son père. Dans l’obscurité, Temperance sourit. Ils formaient vraiment une jolie paire, tous les deux… Tout à l’heure, quand ils faisaient de la luge, elle s’était demandée lequel des deux s’amusait le plus. Ça devait être agréable d’avoir un père si attentif…et une famille. Oui, songea Brennan avant de s’endormir, ce serait sans doute très agréable. D’avoir des gens sur qui compter quoi qu’il arrive.

Dans le grand lit, Booth écoutait son fils murmurer dans son sommeil. Il alignait des mots de façon incohérente. Rebecca disait qu’il devait tenir ça de lui, parce qu’il avait lui aussi l’habitude de parler en dormant. L’ex tireur d’élite se releva sans bruit pour aller réalimenter le feu. En retournant se coucher, il aperçut Brennan. Couchée en chien de fusil, ses longs cheveux formaient une auréole dorée autour de son visage. La lune découpait son profil et le projetait en ombres chinoises sur le mur en face. Elle avait l’air paisible… Elle remua doucement et il se hâta de rejoindre son lit, comme un enfant pris en faute.
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Lun 23 Avr - 10:05

CHAPITRE 21 : Où il faut se séparer…


-Where You End- Moby


La deuxième journée avait été aussi idyllique que la première. Booth les avait emmené près de la rivière…Bien sûr, elle était gelée mais on devinait sans problème ce qu’elle devait être en été : un paradis ombragé et frais. Loin de tout. Ensuite ils avaient réalisé une famille de bonhommes de neige ; une balade qui s’était rapidement transformée en leçon de science naturelle : Bones dissertait. Parker buvait ses paroles et Booth riait. D’ailleurs Booth rit beaucoup durant ce séjour. Et comme cette euphorie était contagieuse, l’anthropologue s’était surprise à redouter de devoir rentrer sur Washington. Et puis il avait fallut éteindre la cheminée, refermer le cabanon en faisant la promesse de revenir –même si Brennan se doutait que c’était sans doute sa première et dernière visite – et monter en voiture. Seeley avait déployé des trésors d’imagination pour détendre l’ambiance morose, si bien que l’habitacle de la voiture résonnait encore d’éclats joyeux lorsqu’ils atteignirent l’appartement de Booth.

« Booth… »Commença Temperance, un peu gênée. « Vous avez oublié de me redéposez chez moi… » Elle prononça ces derniers mots à contrecoeur. Elle n’avait pas vraiment envie de rentrer, de retrouver son appartement froid et désert où elle n’avait même pas de télé pour animer les lieux. L’anthropologue avait passé un excellent week-end. A dire vrai, c’était la première fois depuis longtemps qu’elle n’était pas allée travailler deux jours consécutifs. D’habitude elle s’ennuyait tellement chez elle qu’elle préférait aller au Jeffersionan.

« Je n’ai pas oublié.

- Pardon ? » La voix de Booth coupa ses réflexions. « Je n’ai pas oublié de vous redéposer, c’était intentionnel ;

- Vous voulez que je rentre à pied ?

- Qui parle de rentrer chez vous ? ON va dîner, hein Parker ? Qu’en penses tu ? Le dr Bones mange avec nous ? » Le petit secoua ses boucles blondes, affirmativement. « Tu vas voir, Papa il fait super bien à manger ! » L’ex ranger se tourna vers sa collègue, un sourire charmeur plaqué sur le visage. « Je fais ‘super bien’ la cuisine…vous ne voudriez pas louper ça, n’est ce pas ? »

&&&

« Merci Booth…c’était très bon. » Temperance repoussa ses couverts et soupira de bien être. Le dîner était en effet délicieux, Seeley s’était surpassé –bien aidé par son fils qu’il avait fallu empêcher de mettre du chocolat dans les lasagnes, la salade et le fromage- et tous les trois avaient mangé tranquillement, au chaud dans la cuisine douillette pendant que dehors la neige continuait de tomber. La jeune femme se tourna vers Parker qui s’était endormi, la tête sur son bras. « Il a l’air épuisé…
- Ça a été une sacrée journée pour lui. Je vais aller le mettre au lit, vous m’attendez cinq minutes ? Ce ne sera pas long. » Elle acquiesça. Booth souleva son fils de sa chaise, et le cala confortablement au creux de son épaule. Le garçonnet grogna un peu. « Je suis…pas faaatigwé » Dit il en baillant largement. Les adultes sourirent, avec indulgence. « C’est l’heure, mon grand. Le marchand de sable est déjà passé depuis longtemps. » Murmura son père, en lui déposant un baiser sur la joue. Temperance les regarda quitter la pièce, et regretta de ne pas avoir eu d’appareil photo.

&&&

« Je te laisse la lumière Parker ? » Les yeux pleins de sommeil, l’enfant fit signe que oui. « Fais de beaux rêves, chéri. » Il embrassa son fils et allait sortir de la chambre lorsque la petite voix fatiguée le retint. « Papa ?

- Oui ?

- C’est ton amoureuse, le Dr Bones ? » Troublé, Seeley ne savait pas quoi répondre. Il se racla la gorge. « Euh…c’est une amie.

- En tout cas, moi je la trouve bien jolie. » Murmura le petit. « Et gentille. » Booth se mit à rire doucement. « Moi aussi, bonhomme. Moi aussi. Allez, il faut dormir maintenant ;

- Papa ?

- Oui Parker ?

- Tu peux lui dire de venir me souhaiter bonne nuit ?

- Promis. A demain mon grand. » Un peu décontenancé par la conversation avec son fils, Booth rejoignit la cuisine en silence. Temperance était là –debout devant l’évier. Elle portait une chemise blanche, d’homme trop grande pour elle qu’il lui avait prêtée pour remplacer ses vêtements trempés par la neige. La chemise avait glissé, découvrant son épaule dénudée. La jeune femme avait aussi revêtue un jean que Tessa –où une autre – avait du oublier ici un jour. Et elle était pieds nus. Tout à l’heure, il lui avait bien proposé une de ses paires de chaussettes mais Bones s’était contenté de rire, en secouant la tête. Là dans la lumière du néon, elle avait quelque chose de surnaturel. Et-il devait l’avouer- d’extrêmement sensuel. Brennan était probablement la seule femme de sa connaissance qui pouvait avoir l’air sexy dans une chemise trop grande, et pieds nus. « Bones ? Qu’est ce que vous faites ?

- La vaisselle.

- Vous n’avez pas besoin de faire ça.

- C’est la moindre des choses…Eyyy ! » Il venait de lui retirer le plat de lasagnes des mains, l’éclaboussant copieusement au passage. Elle lui renvoya une grande gerbe d’eau, histoire de ne pas être en reste. « Je suis capable de faire la vaisselle.

- Je sais. Mais Parker veut que vous alliez lui souhaiter bonne nuit … » L’étonnement se peignit sur le visage de sa collègue.

« Moi ?

- Vous connaissez un autre ‘Dr Bones’ ?

- Mais…pourquoi ?

- Vous avez fait forte impression sur lui. » Elle restait plantée là, les mains encore pleines de liquide vaisselle et le regard inquiet. « Qu’est ce qu’il y a Bones ?

- Je ne sais pas comment faire.

- Allez simplement lui dire bonne nuit. Rien qui ne soit au dessus de vos compétences. Sa chambre est au bout du couloir… »

Temperance entra prudemment dans la petite chambre, peinte en bleu et blanc. Des posters d’animaux sauvages ornaient les murs et un circuit de voitures, traînait dans un coin. Parker l’attendait les yeux grands ouverts –le même regard noir et profond que son père, songea-t-elle brièvement. Au tour de lui, il y avait une véritable collection d’animaux en peluches de tous les genres et toutes les couleurs.

« Salut Parker…chuchota-t-elle, en s’asseyant maladroitement au bord du petit lit. Tu ne dors pas encore ? » Il secoua la tête. « Je voulais te dire bonne nuit, d’abord…

- Oh. Et bien…bonne nuit. Fais de beaux rêves. » L’enfant acquiesça pensivement, comme si il attendait autre chose. « Qu’y a –t-il Parker ?

- Tu l’aimes mon papa ? » La jeune femme tressaillit, puis se reprit. « Beaucoup. C’est quelqu’un de très bien, ton père. Tu peux en être fier. » Dit elle avec un sourire sincère. « Ferme les yeux maintenant. Il est tard.

- Papa il t’aime beaucoup, articula Parker avant de sombrer dans le sommeil. Et moi aussi » Les larmes aux yeux, Temperance se pencha pour caresser les boucles blondes. « Je t’aime beaucoup, également Parker » Quand elle rejoignit la cuisine, Booth était devant l’évier. A la place qu’elle avait quitté quelques minutes plus tôt. Il frottait les casseroles, d’un air distrait. ‘Papa, il t’aime beaucoup’ la voix fluette ne cessait de tourner dans sa tête. Qu’est ce que Booth avait raconté a son fils ? Est-ce que cela voulait dire que…Non. Ce n’était pas possible. Ils étaient justes collègues. Juste. Collègues.

« Seeley ?

- Ah ! Vous revoilà ! Il ne vous a pas mangé, finalement. La taquina-t-il ; Elle lui fit une moue vexée. « Il est très éveillé.

-Je sais, se rengorgea l’agent du FBI. Ce n’est pas mon fils pour rien, n’est ce pas ? Vous voulez un café ?

- Non, merci. Je vais rentrer maintenant.

- Comme vous voulez. Je vous appelle un taxi.

- Non…non, je vais marcher un peu.

- Par ce temps et de nuit ? Ce n’est pas très prudent. Je vous aurais raccompagnée en temps normal mais… »il lança un regard vers la chambre de son fils. « Je ne peux pas le laisser seul.

- Je sais. Pas de problème…Je peux rentrer à pied, ce n’est pas si loin. » Tout en parlant elle enfilait ses chaussures, et ramassait ses vêtements mouillés. Il lui prit doucement le menton, la forçant à le regarder. « Est-ce que quelque chose ne va pas ?

- Quoi ? Oh non…je..ca va.

- J’ai dit ou fait quelque chose qui…

- Non, non. Je suis…juste fatiguée. » Le regard noir la scannait avec intensité. « C’est sur ?

- Certain. C’était un week end magnifique, Seeley. Vraiment. Merci pour tout. » Elle se hissa sur la pointe des pieds pour lui déposer un baiser sur la joue. Booth sentit ses cheveux encore humides l’effleurer, la chaleur de son corps tout contre lui et la douceur de ses lèvres. Il aurait voulu que ce moment ne se termine jamais. Mais Temperance s’écartait déjà, et avant qu’il n’ait eu le temps de réagir elle avait refermé la porte derrière elle. Doucement sans un bruit.
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Lun 23 Avr - 13:56

Franchement trés bonne fic!! Bravo j'attend la suite.
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Lun 23 Avr - 17:12

c'est trop mignon tout ça, Parker est très bien représenté même si dans la série on ne le voit pas bcp, bravo !
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Lun 23 Avr - 19:46

j'adore ce passage du weekend! on dirai une vrai petite famille!
et le petit bisous a la fin!!!! trop mimi!
la suiteeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Mar 24 Avr - 0:05

Laughing Je suis en manque de fic et malheuresement pour toi c'est pour ta fic que j'accroche le plus parmit les 6 que je lis en ce moment (1Verocina Mars, 2 Prison Break, 1 FBI portes disparus et une Eragon)
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Mar 24 Avr - 18:03

tu lis une fic sur eragon? c'est vrai? elle est bien? elle est où? dsl mais c'est parce que j'en ai jamais vu ni lus!
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