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 LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...

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Petiteréveuse
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Mer 25 Avr - 1:37

Oula et bien sur le forum ou je vais il y a une fille de 24ans qui écrit vraiment trés bien le 3éme tome à sa maniére et franchement c'est trés bien!
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Mer 25 Avr - 12:09

Comme prévu voici le nouveau chapitre. Comme son titre l’indique il annonce des moments un peu mouvementés alors accrochez vous ! J’ai vu que vous étiez decu que ce week end se soit terminé sur une note si ‘banale’. C’est vrai que j’ai hésité aussi mais…temperance ne serait pas temperance si elle lui avait sauté directement dans les bras, non ?
Mais vous l’aurez votre Happy End, promis.
@mayess : j'ai écouté 'your guardian angel' j'aime beaucoup !
@Ewilan, merci... pour répondre à at question, il y a 1641 fic sur Eragon sur FF.net dont 13 en francais...tu trouvera peut être ton bonheur.
@petitereveuse : merci ! Je suis contente que ca te plaise autant. Juste par curiosité comment s'apelle la fic su FBI que tu lis ? (j'aime bcp cette série aussi !)


CHAPITRE 22 : Où le vent tourne…


-Do No Wrong- Thirteen Senses


Dans un club branché du centre ville, Angela Monténégro était en train d’expliquer sa conception de l’art à un type qui aurait pu sans problème faire concurrence à Jude Law, lorsque son portable sonna. Elle reconnut aussitôt la sonnerie qu’elle avait attribué à Temperance : le générique de Friends. Ce n’était pas plus bête qu’autre chose, Mozart où Beethoven et ça avait le mérite d’être repérable aux premières notes. La jeune artiste fit signe à ‘Jude’ de ne pas bouger, qu’elle revenait illico presto et qu’il aurait intérêt à l’inviter à danser ensuite. Puis elle s’écarta du bruit.

« Angela ?

- SWeetie ? C’est toi ? » A l’autre bout du fil, la voix de sa meilleure amie avait une tonalité étrange, un peu éteinte. « Ça va ?

- Oui. Je…J’avais juste envie de te parler un peu. Je te dérange ?

- Tu ne me déranges jamais, chérie. Sauf que là…j’étais en train d’emballer Jude Law.

- Jude qui ? C’est un ami à toi ? » Angela se mit à rire. « J’aimerai bien mais non. Jude Law. C’est…peu importe. Est-ce que c’est important ce que tu veux me dire où ça peut attendre ?

- C’est juste que… » La brunette fronça les sourcils : ce tremblement dans la voix, cette hésitation cela ne ressemblait pas à Brennan. « …rien. Je suis désolée de t’avoir dérangée. Excuse moi.

- Tu es sure que ça va ? Tu as une voix bizarre.

- Je suis fatiguée. Je ferais mieux d’aller dormir…on verra ça lundi.

- Si tu veux je suis chez toi dans dix minutes, proposa Angela.

- C’est gentil mais ça ira. Amuse toi bien avec Jude-O. Salut

- Bren’ » Trop tard, elle avait déjà raccrochée. Un peu perplexe la jeune femme resta un moment immobile. Là bas, au bar Jude Law lui souriait de toutes ses dents incroyablement blanches. Angela secoua la tête et fila le rejoindre. Elle s’occuperait de Temperance plus tard.

&&&&

Le Dr Brennan raccrocha, songeuse. Elle allait se coucher et demain…tout serait plus clair.

Et si ce n’était pas le cas, eh bien elle pouvait toujours rappeler Angela ; où aller se plonger dans le boulot. C’est encore ce qui marchait le mieux. La jeune femme bailla : finalement, une journée au grand air c’est encore ce qu’on avait trouvé de mieux contre les troubles du sommeil. En se pelotonnant dans sous sa couette, Temperance songea à nouveau à la phrase de Parker. ‘Papa t’aime beaucoup’. Qu’est ce que cela pouvait bien vouloir dire ?

&&&&

Booth passa la tête par l’entrebâillement de la porte de la chambre de son fils : celui-ci dormait profondément, les poings fermés. L’ex tireur d’élite alla s’asseoir dans le fauteuil près du lit. Regarder Parker dormir était un spectacle dont il ne se lassait pas…Le garçon avait l’air si paisible. Booth lui enviait parfois cette capacité qu’avait les enfants à se plonger dans un sommeil réparateur. Il aurait aimé dormir lui aussi mais ce baiser déposé par Temperance ne cessait de le hanter. Et son départ précipité. Quelle mouche l’avait piqué ? C’était tout elle, ça. Dès le moment où on pensait avoir escalader les barrières dont elle s’est entourée…on était rejeté en arrière. L’agent Booth bailla. Il devait bien avoir une faille dans ce putain de mur… Juste avant de sombrer dans le sommeil, il se fit la promesse de la trouver et d’entrer dans la forteresse Bones.

&&&

Le lundi matin, Angela traversa rapidement le labo à la recherche de son amie. Mine de rien cet appel lui avait trotté dans la tête toute la soirée… Jude Law eut beau essayé de la distraire, elle n’avait pas arrêté de se demander ce que pouvait vouloir Brennan. Cela ne lui ressemblait pas d’appeler sans raison…en général, il fallait la harceler pour la faire parler.

« Ah ma puce ! Tu es là ! » Brennan releva les yeux de son squelette partiellement décomposé –et qui sentait affreusement- et regarda sa meilleure amie, interloquée. « Où voulais tu que je sois ? » Ce n’était pas de l’ironie- encore moins de la moquerie- Angela le savait. Non, c’était de la surprise sincère. Nous étions lundi matin, donc où Temperance Brennan pourrait elle être si ce n’est au bureau ? La jeune artiste secoua la tête, amusée. « Nulle part, chérie. Nulle part. Mais dis moi…tu as une mine superbe ce matin. Dois je en déduire que tu n’as pas passé la nuit ici ? » Son amie sourit –comme si elle n’en revenait pas non plus. « Ni cette nuit, ni la nuit d’avant. Ni la journée.

- Attend. Attend. Tu es en train de me dire que tu as passé un week end normal ? Sans –elle désigna le corps du doigt- momies et macchabées ?

- Oui. » Angela la serra contre elle. « Chérie. Je suis très fière de toi.

- Merci. » La brunette la relâcha pour mieux l’observer. « Mais alors c’était quoi ce coup de téléphone hier soir ?

- Oh. Rien. Je suis vraiment désolée de vous avoir dérangés, toi et Jus d’Os.

- Jude Law. Tu ne me déranges jamais, je te l’ai dit mais tu m’as fait une sacrée peur. Tu avais l’air vraiment bizarre. » Gênée, l’anthropologue feignit d’être captivée par un bous d’os. « Tempe’ ?

- …

- Il ne t’est rien arrivé de grave au moins ?

- Non, non. » La brunette laissa échapper un soupir de soulagement. « Alors raconte moi… » D’autorité, elle l’entraîna vers les sièges. « Je t’écoute.

- Je… » La jeune femme semblait peiner à trouver ses mots. Ce qui ne lui arrivait jamais. « J’ai passé…le weekendavecbooth. » Angela sursauta.

« Quoi quoi…refais le moi doucement. Tu as fait quoi ?

- Passé le week end avec Booth, reprit Brennan plus lentement. Un immense sourire se peignit sur les lèvres de son amie. « Enfin ! Je le savais ! Je savais que ça finirait comme ça ! Alors raconte moi tout… Qu’est ce que vous avez fait ?

- De la luge. Du patin à glace. Et…

- Ok, ok…Vous avez des passe-temps étranges pour des adultes, tu sais ? » Brennan parut vouloir ajouter quelque chose mais Angela poursuivait déjà. « ET… au lit ? C’était comment ?

- Il ne s’est rien passé, Ang’.

- Comment ça ? Vous êtes resté ensembles tout un week end et il ne s’est rien passé ? » Temperance parut troublée. « Tu pense que ce n’est pas normal ?

- Awww. Je n’ai pas dit ça…c’est juste...Peu importe. De la luge ? Seigneur Chérie, où êtes vous aller pêcher une idée pareille ?

- C’était l’idée de Parker. » Cette fois encore, la jeune artiste sursauta. « Il était là ?

- De qui ?

- Parker ? Booth avait emmené son fils ?

- Et bien en fait, c’est plutôt moi qu’il a emmenée ; passer ces deux jours avec son fils étaient prévus au programme depuis longtemps. » La brunette se laissa aller dans son siège. « Comment veux tu que j’analyse convenablement une situation si tu ne me donnes pas toutes les informations ?

- Pourquoi ? Est-ce que cela change quelque chose ?

- Bien sûr tempe’ ! » Devant le regard interrogateur, elle poursuivit. « Si il a eu envie que tu les accompagne lui et son fils c’est que tu compte beaucoup pour lui…Il avait envie que tu connaisse sa famille, ce n’est pas rien ça, chérie. » L’anthropologue eut un regard pensif. « Tu as sans doute raison. La famille est très souvent une source de fierté pour… »

« Bones ! Vous êtes là ?

- NOUS sommes là, corrigea Angela. L’agent qui adressa un sourire tendu. « Bonjour Angela. » La jeune femme l’aurait volontiers cuisiné sur ce week end en ‘famille’ mais quelque chose lui indiquait que ce n’était pas le bon moment. Booth avait l’air tendu, comme si il porteur d’une mauvaise nouvelle. D’ailleurs, il tenait un papier blanc dans sa main crispée. « UN problème, Seeley ?

- Je dois…Brennan, je dois vous faire signer ceci. » Il lui tendit la feuille désormais chiffonnée. La jeune femme fronça les sourcils en reconnaissant l’en tête officiel du procureur. « Qu’est ce que c’est ? ‘Citation à comparaître’ déchiffra-t-elle la voix tremblante, alors que toutes couleurs se retiraient de son visage. Elle vacilla et Angela la retint de justesse. « Ey. Qu’est ce qui se passe ? Qu’est ce que cela veut dire ? » Temperance plongea son regard gis bleu dans celui de Seeley, et ce qu’il y lut lui broya le cœur. « C’est le procès de Marty, n’est ce pas ? Il faut que j’aille témoigner ? demanda Brennan d’un petite voix.

- Je suis désolé, Temperance. Je leur ai dit que vous aviez encore besoin de temps, que vous n’étiez pas totalement remise mais…un flic est mort alors ils veulent traiter cette affaire au plus vite.

- Je comprends. Quand est ce ?

- La semaine prochaine. 8h00, lundi matin.

-J’y serai. » Son ton était sec et cassant.

- Ecoutez Bones… » Il fit geste dans sa direction, mais elle recula. Seeley eut l’impression qu’on lui enfonçait une écharde glaciale dans le cœur.

« Autre chose ? » Continua la jeune femme, en évitant soigneusement son regard. « Non, murmura-t-il. Rien. Si vous avez besoin de quoique ce soit, vous savez où me trouver. » Angela le regarda s’éloigner les épaules voûtées, et la tête basse. Elle secoua ses boucles brunes ; « Oh Sweetie, soupira-t-elle ;

- Quoi ?

- Pourquoi ne le laisses tu pas t’aider ? Pourquoi ne laisses tu personne t’aider ? » Brennan ouvrit la bouche comme pour répondre, et se ravisa. « J’ai du travail, dit –elle simplement.
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Mer 25 Avr - 12:11

Ça y est le ‘drame’ revient en force, alors…non, je ne dis rien et je vous laisse découvrir. Il y a une bonne partie juridique. Autant vous le dire tout de suite, lje ne suis pas une habituée des procès alors si j’ai fait des gaffes je m’en excuse d’avance. Mais juste une chose : c’est le grand come-back de quelqu’un que vous aimez à la folie. Lol PS : La musique, les fans de Veronica mars la reconnaîtront tout de suite : c’est le générique.

CHAPITRE 23 : Où la peur à un visage et un nom…


-We used to be friends- The Dandy Wharhols


« Chérie…Je t’en prie, viens manger un morceau. » Depuis près d’une heure maintenant, Angela tentait d’arracher sa meilleure amie à la paperasserie qu’elle avait accumulé sur son bureau. « Tu dois être au tribunal tôt demain matin. Et il est 21h00… Tu ferais mieux de rentrer te reposer un peu.

- Je dois d’abord finir ça. Et on attend mon accord pour…une authentification. Et…

- Tout cela peut très bien attendre. Tu veux que je passe te prendre pour aller au tribunal ? » Enfin, Temperance releva la tête vers son amie et la brunette put mesurer l’étendue des dégâts que ce procès était en train de produire… Brennan avait les traits tirés, de larges cernes mauves sous les yeux et son regard d’ordinaire brillant d’intelligence était terni par quelque chose de profond. Et effrayant. Tout le monde avait pu remarquer les changements opérés dans le comportement de l’anthropologue depuis son séjour à l’hôpital. Pourtant, elle avait semblé reprendre pied pendant ces jours de repos forcé. Le week end – que Angela appelait le ‘fameux’ week end Booth – avait semblé la réveiller définitivement de ce cauchemar…Mais ce foutu procès…Et Booth qui n’osait plus venir les voir après le mur de glace auquel il s’était heurté…« Je ne veux pas que tu viennes, Ang’.

- Pardon ?

- Tu m’as très bien entendue » A nouveau ce ton froid et distant. « Je n’ai pas besoin de toi là bas. » La brunette baissa les yeux, blessée. Jamais Temperance ne lui avait parlé ainsi. Jamais, elle ne s’était sentie rejetée. Refoulant ses larmes, elle prit une longue inspiration et lança sur un ton qu’elle espérait assuré. « Bien. Débrouille toi seule, dans ce cas. Au revoir. » Angela se leva le plus dignement possible malgré le chagrin qui lui nouait la gorge et sortit du bureau. Si elle s’était retournée, elle aurait pu voir sa meilleure amie enfouir son visage entre ses mains, les épaules secouées de sanglots silencieux. Mais – bien que cela lui coûta énormément -Angela ne se retourna pas.

Brennan montra son badge au type de la sécurité, et pénétra dans le hall du tribunal. Son cœur battait à tout rompre, elle avait les mains moites et l’estomac noué. Elle détestait cette sensation, elle détestait avoir peur, c’est pour cela qu’elle avait des permis de port d’armes, pour cela aussi qu’elle maîtrisait les arts martiaux… Parce que être faible était la chose qu’elle détestait le plus au monde. Temperance se força à respirer calmement. Inspire. Expire. Tu ne peux pas craquer devant ce type, se morigéna –t-elle. Tu ne dois pas lui montrer qu’il a gagné. Et qu’il t’a terrorisé. Soudain, elle regrettait amèrement qu’Angela ne soit pas là. Elle avait menti, elle avait besoin d’elle. La jeune femme prit son téléphone pour appeler son amie, puis se ravisa. Angela ne voudrait sans doute plus lui parler, plus jamais. A cette idée, elle sentit les larmes lui monter aux yeux.

« Procès n°456587. La défense : Veuillez entrer ». Le greffier ouvrit les portes de la salle en grand et elle n’eut pas d’autre choix qu’entrer. Alors qu’elle prenait place sur le banc de la Défense, Temperance se surprit à chercher Booth du regard Mais où était il passé ? C’était son procès également. Pourquoi n’était il pas là ?

Les grandes portes s’ouvrirent à nouveau. « L’accusé. » Temperance sentit sa respiration s’accélérer, elle dut pâlir parce que l’avocat de la défense, Maître Ullard, lui pressa le bras. « Tout va bien se passer, Dr Brennan. » Murmura-t-il. Mais elle ne l’écoutait plus. Elle avait les yeux rivés sur le nouvel arrivant. Jonas Marty. Il était exactement comme dans son souvenir. Le regard froid et dur, cette bouche un peu tordue qui lui donnait constamment l’air de sourire. Comme si il avait une mauvaise farce à faire. Brennan constata qu’il était tout à fait normal, à part cela. Ce pourrait être n’importe qui, songea-t-elle. N’importe qui sauf que c’est lui qui t’a tiré dessus, rappela une petite voix.

« La cour appelle le Dr Brennan à la barre » La gorge sèche, la jeune femme se leva mécaniquement et se dirigea vers le siège en velours vert. « Jurez vous de dire la vérité, rien que la vérité, toute la vérité…levez la main droite et dites, je le jure.

- Je le jure. »

&&&

A quelques rues de là, au dernier étage du Jefersionan, Angela Montenegro dessinait distraitement un plan. ON lui avait demandé une reconstitution virtuelle d’une pyramide pour un jeu vidéo. Mais ses pensées ne cessaient de s’échapper pour revenir encore et toujours au même point : Brennan. La jeune artiste ne comprenait pas ce qui s’était passé. Pourquoi Temp’ avait elle été si agressive ? Cela ne lui ressemblait pas. Pas avec elle en tout cas.

« Ang’ ? » Hodgins venait d’entrer dans la pièce. « Je pensais que tu serais au tribunal avec Brennan. Angela ? » Une larme venait de s’échapper des yeux chocolats pour finir son trajet sur la feuille de Canson. « Ey que se passe-t-il ? Brennan va bien au moins ?

- Je n’en sais rien, Hodgins. » Il fronça les sourcils. « On s’est disputées hier et…elle m’a dit que…qu’elle n’avait pas besoin de moi.

- Oh Angela. Elle ne pensait probablement pas.

- Elle pense toujours ce qu’elle dit.

- Non, elle dit ce qu’elle pense. Mais parfois, ce qu’elle pense…la dépasse un peu. Elle se ment à elle-même, tu sais. Je suis sur qu’à l’heure qu’il est elle regrette amèrement d’avoir dit ça. » La brunette releva ses yeux humides vers lui. « Tu crois ?

- Bien sur. » Du pouce, l’entomologiste essuya une larme solitaire, qui roulait sur la peau douce. « Tu sais mieux que personne ce qu’elle fait lorsqu’une situation risque de lui échapper.

- Oh oui. » Elle s’isole encore plus, se retire dans son monde d’analyse et de logiques imparables. « Tu penses que je devrais aller la voir ?

- Laisse la gérer ça seule. Elle viendra s’excuser d’elle-même.

- espérons le. » Jack releva doucement le visage de sa collègue vers lui. « Elle le fera. Tu es sa meilleure amie, Angela ; rien ne peut changer ça. » Il se dévisagèrent en silence pendant un long moment. C’est lui qui détourna le regard le premier. « OH ! dit il en baissant les yeux vers le croquis. « On dirait bien que tu as inondé les pyramides. »

&&&

« Dr Brennan. Veuillez nous rappeler ce qui vous a amené à croiser le chemin de Jonas Marty ici présent. » Il y avait devant elle un groupe de juré qui la dévisageait avec une expression entre la curiosité et la pitié. Il y avait devant elle les familles de victimes de Marty qui lui lançait des regards implorants parce qu’elle était la seule à pouvoir créer le lien entre les crimes et Marty. Leur seule chance. Il y avait devant elle, Cerise. L’étudiante lui adressait des sourires d’encouragement, qu’elle reçut avec reconnaissance.

Il y avait devant elle…son agresseur et son avocate, Maître Gregorio. Maître Tessa Gregorio. Brennan l’avait aussitôt reconnue. La petite amie de Booth. Est-ce qu’il le savait ? Etait ce pour cela qu’il n’était pas venu ? L’expression de son visage n’avait rien d’avenante ou d’encourageante ; elle paraissait décidée à gagner. Et cela risquait de fonctionner. Temperance chercha un autre endroit ou poser son regard. Mais devant elle il n’y avait ni Booth, ni Angela, ni Hodgins, ni Zack… IL n’y avait que les avocats qui la harcelaient de questions sans relâche depuis près d’une heure. Elle devrait faire front, seule.

« Dr Brennan ? » La voix du procureur. « Pouvez vous répondre à cette question ?

- Bien sur. Je travaillais sur un corps retrouvé dans la rivière Polomack et nos pistes nous ont ramenées vers Marty.

- Comment ? » C’était une bonne question. L’anthropologue s’y lança à corps perdu, prête à détailler tous les indices, toutes les preuves qu’elle avait réunies. Elle avait enfin la possibilité de reprendre contenance. Mais A peine eut elle prononcé trois mots que Tessa lui coupa la parole. « Objection, Votre Honneur. Temperance Brennan est ici en qualité de victime et non d’experte.

- Objection retenue. Maître, veuillez poser une autre question.

- Très bien. Dr Brennan, pourriez vous nous raconter ce qui s’est passé ce jour là ?

- De quel jour voulez vous parler ?

- Le jour où vous avez été blessée. » Tous ses muscles se tendirent. « Et bien je… L’agent Booth a reçu un coup de téléphone lui indiquant qu’on avait retrouvé la planque de Marty. Alors nous y sommes allés.

- Et ?

- La maison paraissait vide, nous sommes donc entrés. Puis l’agent Booth a cru entendre un bruit à l’étage. » L’avocate de l’accusé se releva d’un bond. « Vous avez donc pénétré dans la maison de mon client par effraction ?

- La porte était ouverte.

- Admettons. Mais VOUS que faisiez vous sur place ? N’êtes vous pas anthropologue et non flic ? A moins qu’un diplôme d’anthropologie ne vous donne automatiquement le droit à une carte du FBI… » Les jurés rirent, mal à l’aise. « Objection Votre Honneur ! Maître Gregorio cherche à déstabiliser mon témoin. »S’écria l’avocat des défenses. « Objection retenue. Maître Gregorio vous poserez vos questions plus tard. Continuons, je vous prie.

- Dr Brennan, dites moi ce qui passé après que l’agent Booth ait entendu ce bruit.

- Il…il m’a dit de retourner à la voiture.

- Ce que vous avez fait… » C’était plus une affirmation qu’une question. « J’allais le faire. Mais… Marty…était en bas. Et il… » Elle se frotta les yeux pour s’empêcher de pleurer. Trop tard. Une larme avait déjà roulé sur sa joue. « Dr Brennan, souhaitez vous que nous fassions une pause ? »Lui demanda Maître Ullard, avec douceur. Elle secoua la tête violemment ; « Non, non. Je veux finir.

- Très bien. Allez y.

- Il se tenait devant moi. Et…pointait son arme sur moi. Je n’arrivais plus à bouger.

- Ensuite ?

- Il a tiré. » A peine eut elle prononcé ces mots, qu’elle ressentit à nouveau la douleur fulgurante à l’abdomen. Une vague de nausée l’envahit, la jeune femme se força à respirer profondément. « Etes vous certaine que l’homme qui vous a tiré dessus est le même que celui qui est assis là ? » Brennan tourna la tête vers le jeune homme. « Certaine, Maître.

- Très bien. Pas ‘autre question votre Honneur. » Temperance sentit le soulagement l’envahir, elle avait réussi. Elle l’avait fait. Mais en réalité ce n’était que le début, elle le comprit lorsque l’avocate de Marty se leva.
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ewilan
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Mer 25 Avr - 14:50

attention l'avocate arrive!!!
merci pour l'info de eragon, mais en fait je les avait pas vu puisque j'était allé dans les films au lieu des livres! Suspect
j'adore ta fanfiction!!!!!!! la suiteeeeeeeeeeeeeeeeeeeee!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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BOnesAccrO
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Mer 25 Avr - 18:32

moi je sais deja la suite !!!! hihi a quand la suite N????
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mayess
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Mer 25 Avr - 23:52

Super comme d'habitude ! mais je dois t'avouer que j'ai vraiment pas pu résister je suis allée lire la suite sur fanfiction.net, je regrette quand meme d'avoir été impatiente, mais pour ma défense je dois dire que tu as la manie de rendre accro lol!! Ma curiosité a été plus forte que tout ! En tout cas je peux toujours donner mon impression sur ces chapitres, je les trouve excellents vraiment même si je pense que nous ne verrons malheureusement jamais de telles scènes dans la série, elles n'en restent pas moins très réalistes et personnellement je n'ai pas du tout du mal à m'imaginer l'histoire dans ma tête.
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Jeu 26 Avr - 16:39

@ewilan et Bonesaccro : merci !
@mayess : La curiosité est un vilain défaut..qu'il est si agréable de staisfaire hein ? Wink Si tu n'as pas eu la patience d'attendre que je poste, c'est plutot flatteur pour moi.
Sinon, je suis d'accord avec toi : on ne verra jamais ce genre de scène dans la série. Mais c'est le proincipe des fic' : calmer la frustration des fans ! Very Happy ET si tu les trouve réalistes , ben ca me touche, ca veut dire que j'ai réussi à saisir 'l'esprit bones' ...je crois:oops:

Je vous poste encore deux chapitres...je pense que l'on ne va pas tarder à rattraper les chapitres de FF.Net, comme ca y pourra plus y avoir de triche ! Razz .
PS : Quelqu’un m’a judicieusement fait remarquer que Tessa n’était pas avocate pénale mais avocate d’affaire… toutes mes excuses, je ne m’en souvenais plus. Enfin, je pense que ce n’est pas très grave pour la compréhension

CHAPÏTRE 24 : Où on prend de grands engagements…


- Ne partons pas fâchés- Raphaël


« Je souhaiterai savoir comment en êtes vous arrivée à travailler avec l’agent Booth ?

- Je ne comprends pas le sens de votre question. » Le procureur se racla la gorge. « Maître Gregorio que motive votre question ?

- Vous allez voir, Votre Honneur. Dr Brennan ?

- Il avait besoin de moi pour des identifications et…

- Est il exact que vous lui avez forcé la main pour pouvoir participer aux enquêtes ? » Coupa la blonde avocate. « Je ne lui ai en aucun cas forcé la main. J’ai posé mes conditions et il a accepté.

- Soit. » Les questions se succédèrent à la vitesse d’une mitraillette. Au départ l’interrogatoire parut décousu, sans aucun sens puis peu à peu, tout s’éclaira. Tessa cherchait à lui rejeter la faute. Elle n’avait rien à faire sur place. Elle aimait prendre des risques inutiles. Elle avait donc bien cherché tout ce qu’il lui était arrivé. Et que Booth avait lui aussi sa part de responsabilité. Temperance était déstabilisée. Finalement c’est la colère qui prit le dessus.

« L’agent Booth ne m’aurait jamais mise en danger sciemment. Vous êtes bien placée pour le savoir !! » Le procureur leva les sourcils. « Que voulez vous dire Dr Brennan ?

- Tessa connaît parfaitement l’agent Booth, et elle sait quel genre d’homme il est.

- Comment cela ?

- Et bien, c’est sa petite amie donc il me parait assez logique de dire qu’elle le connaît bien. » Expliqua Brennan avec calme et naïveté alors que Tessa blêmissait. UN convoi d’anges traversa soudain la salle d’audience. Un sourire victorieux éclaira les traits de Maître Ullard.

« Est-ce exact chère consoeur ? »Jubila-t-il. La jeune avocate avait déjà repris contenance. « Non. L’agent Booth et moi nous sommes séparés en bon terme il y a trois semaines.

- Lequel d’entre vous a –t-il prit l’initiative de cette rupture ?

- Objection votre Honneur. Cette question est d’ordre privée !

- pas du tout. Apparemment vous avez un vieux contentieux à régler avec l’agent Booth. Cela entrave le bon déroulement de ce procès.

- En aucune façon, ma vie privée n’interfère avec… » C’était la cacophonie dans le tribunal. Des murmures réprobateurs secouaient le banc des jurés, les familles des victimes. Tessa et Maître Ullard argumentaient de plus en plus fort. Et Brennan elle…elle regardait toute ces agitation sans la voir vraiment. Booth avait quitté l’avocate. Il y a trois semaines. Ce qui était à peu près l’époque où elle avait été blessée. Pourquoi ? Pourquoi ne lui avait pas parlé ?

« SILENCE !!!!!!!!!!!!!!! » La voix impérieuse du procureur retentit dans le tribunal et le silence revint. « Nous allons suspendre la séance afin de discuter de la validité ou non de cet interrogatoire. Reprise dans trois heures. »

&&&

« Bones ! Mais qu’est ce que vous faites ici ? Vous n’êtes pas censée être au tribunal ? » Booth regardait interloqué sa partenaire qui venait de se matérialiser dans son bureau. « Qu’y a-t-il ? Il s’est passé quelque chose de grave ? » Malgré sa rancune, il ne pouvait pas s’empêcher d’être inquiet. Brennan était pale, le regard flou et elle était essoufflée comme si elle avait couru. « Attendez… » Il alla fermer la porte de son bureau. « Asseyez vous, Temperance. » mais elle resta, là debout et ne le quittait plus des yeux. « Oh oh ! Bones !

- Vous n’étiez pas là, finit elle par dire.

- Pardon ?

- Au tribunal. Vous n’étiez pas là. Vous aviez dit…que vous seriez là, si j’avais besoin de vous et vous n’étiez pas là. » Booth sentit l’amertume l’envahir. « Je rêve… C’est vous qui m’avez envoyé promener vous vous souvenez ? Et à ce que j’ai cru comprendre vous avez dir à Angela que vous n’aviez pas besoin d’elle non plus. Vous voulez toujours vous débrouillez seule, Brennan. Et bien vous avez gagné. Vous êtes seule maintenant. » Une larme roula sur la joue de l’anthropologue, et cette fois elle ne fit rien pour la retenir. « Je suis navré. Ce n’est pas ce que je voulais dire.

- Pourquoi l’avez vous dit alors ? Renifla-t-elle. L’agent du FBI sourit devant sa candeur. « Parce que je ne suis pas comme vous, Temp’. Je dis ce que je ressens. Et parfois mes mots dépassent ma pensée. Je suis désolé. » Cette fois, elle s’assit en face de lui. « Moi aussi je suis désolée.

- de quoi ?

- D’être comme ça avec tout le monde. Avec Angela. Je ne voulais pas lui faire de peine. Je… » Sa voix se brisa sur ses derniers mots, et elle enfouit son visage entre ses mains. Booth vint s’asseoir près d’elle.

- Vous l’avez blessée, Brennan. » Dit il avec douceur. « Mais Angela vous pardonnera.

- Vous croyez ?

- Bien sûr. Elle vous aime. On pardonne tout à ceux q’on aime. » Il tendit la main pour essuyer la joue humide et salée de la jeune femme mais celle-ci eut un mouvement de recul. Encore. « Je suis désolée, Booth. Je n’y arrive pas.

- Je sais, Temperance. Ce n’est rien.

- Mais je voudrais tellement pouvoir être comme Angela. Comme vous. Je voudrais réussir à dire ce que je ressens.

- Vous y arriverez, un jour. » Elle lui lança un regard suppliant. « Vous m’aiderez ?

- …

- Vous voulez bien me dire comment changer ?

- Je ne veux pas que vous changiez, Bones. Je vous aime comme ça.» Elle rougit légèrement. « Pas à changer alors mais…Vous m’aiderez à être plus sociable. A avoir des comportements normaux. S’il vous plaît ?

- Pour que vous partiez avec le premier blaireau venu ? Sûrement pas. » Devant son air déçu, il ajouta. « Bien sûr que je vous aiderai, Bones. On vous aidera tous. Par quoi voulez vous qu’on commence ?

- Vous pourriez m’accompagner au tribunal ? » Il lui lança un long regard, comme si il attendait autre chose. « S’il vous plaît ? » Toujours ce même regard. « J’aibesoindevous »souffla-t-elle, à toute vitesse. Booth sourit. « C’est un bon début. »

&&&

« oh ! J’ai oublié de vous dire quelque chose…se souvint brutalement la scientifique alors qu’ils roulaient à vive allure vers le palais de justice.

- Quoi ?

- Tessa. C’est l’avocate de Marty. Vous le saviez ? » Pour toute réponse, Booth fit une embardée et pila net. « Vous ne le saviez pas.

- Non. Merde.

- Est-ce que ça change quelque chose pour vous ?

- Non…je suppose que non. » Mais il ne redémarrait toujours pas. « Si vous voulez, je peux y aller seule. » L’ex tireur d’élite plongea son regard sombre dans l’océan bleu clair. « Je vous ai dit que je serai là si vous aviez besoin de moi…je viens. » UN sourire timide éclaira le visage de sa passagère. « Vraiment ?

- Vraiment. »

&&&

« Ça y est ? C’est terminé ? » Demanda Temperance pour la dixième fois alors qu’il la raccompagnait chez elle. « Oui, Bones. Oui c’est fini. Marty est en prison. Vous avez été très forte. Et particulièrement convaincante…Bien que vous auriez pu éviter de faire comprendre aux jurés qu’ils étaient un peu stupides.

- Mais c’était le cas ! Ils l’étaient !

- Peut être mais c’est le genre de chose que les gens n’aiment pas s’entendre dire. Quoiqu’il en soit…vous avez été très bien.

- Ce n’était pas facile. » Il songea à toutes les questions qu’elle avait du subir. Au regard de Marty. Puis aux sous entendus de Tessa lorsqu’ils avaient quitté la salle d’audience. Tessa…comment avait il pu être assez naïf pour penser qu’elle avait ‘bien’ pris leur rupture ? Elle lui en voulait. Et elle avait sans doute raison. Heureusement, le procès était terminé. Et l’avocate avait définitivement disparue du paysage. « Non, ce fut pas une partie de plaisir. » Dit il tristement. Puis avec une joie un peu feinte. « Mais Vous avez gagné.

- On a gagné. » Corrigea-t-elle. « ON a gagné, Seeley.

- C’est vrai. ON forme une sacré équipe, non ? » Souriante, elle acquiesça. « Une sacré équipe. »

« Seeley ? » Ils étaient arrivés devant l’immeuble. « Vous voulez monter ?

- Avec plaisir, Temperance. »
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Jeu 26 Avr - 16:41

Vous l’attendiez , je sais le voici : LE grand chapitre ship, avec du ship tout doux, tout rose, tout dégoulinant… Miam.Avant de vous laissez lire, je dois ‘rendre à César, ce qui est à César’ : l’idée des cœurs, ben je l’ai un peu empruntée à Marie Aude Murail dans son superbe roman ‘Oh Boy’ (oui, je sais, je sais c’est de la littérature dites de jeunesse, mais moi j’adore. Je lis Murail depuis mes 8 ans et je me rue sur ses nouveaux bouquins depuis 12 ans , maintenant ! Même pas honte. )
Et puisqu’on en est au conseil : la musique. ‘Chasing car’. Mais si vous savez, celle qui clôturait la saison 2 de Grey’s anatomy…Celle sur laquelle on a tous versé une petite larme (ne niez pas, je vous connaît !) lorsque la jolie Izzie s’est serrée contre son ex-futur- mari décédé. Je suis quasi sure que tout le monde la connaît mais admettons que ce ne soit pas le cas… Il faut ABSOLUMENT que vous l’écoutiez. Sérieusement. Sinon, pour la valse (vous comprendrez en lisant !) vous pouvez choisir celle que vous voulez mais ma préférée c'est la valse n°15 en la bémol majeur de Brahms, quoi que la Valse n°9 en la bémol de Chopin est particulièrement belle aussi...


CHAPITRE 25 : Où les cœurs ont raison, et que la raison l’ignore.

-Chasing Cars- Snow Patrol


C’était idiot mais elle était un peu nerveuse, alors qu’elle montait l’escalier avec lui. Elle n’arrivait pas à savoir pourquoi le pas lourd de son collègue dans son dos la mettait dans un état pareil. Il était déjà venu chez elle. Il la connaissait. C’était juste son collègue, elle n’avait rien à lui prouver. Pas besoin de chercher à lui plaire.

C’était idiot mais il était un peu nerveux en la suivant dans cet escalier sombre. Il n’y avait vraiment aucune raison, mais c’était ainsi. Pourtant c’était simplement un verre, chez une collègue. Pas de quoi fouetter un chat.

« Une bière ?

- Merci. » La jeune femme quitta la pièce quelques secondes avant de revenir, deux bouteilles dans les mains. Ils s’assirent l’un à côté de l’autre, assez maladroitement. On aurait dit deux lycéens à leur premier rendez-vous, songea l’agent du FBI. Un long silence passa. « Oh attendez ! Se souvint il brusquement. J’avais quelque chose pour vous…

- Pour moi ?

- Mmm. Tenez. » De sa poche de veste, il sortit une feuille blanche pliée en quatre. « Qu’est ce que c’est ?

- Ouvrez. » Temperance déplia lentement le papier et sourit. C’était un dessin. Un dessin d’enfant, pleins de couleurs et de personnages souriants. Il y avait une large colline enneigée, au pied de laquelle l’artiste avait dessiné une cabane de bois un peu branlante. Deux personnes aux larges sourires sur une luge. Et un autre personnage fil-de-fer -que l’anthropologue supposa être une femme à cause de ses longs cheveux - agitait la main dans leur direction. UN immense soleil souriant lui aussi éclairait la composition. Tout dans le dessin respirait la joie de vivre. En bas à gauche de la feuille, le dessinateur avait signé son œuvre d’une main mal assurée, avec de grandes lettres multicolores. « POUR LE DR BONES. PARKER. » Le tout ponctué par trois cœurs roses pailletés.

Emue, la jeune femme ouvrit la bouche pour parler, mais aucun son ne sortit. « C’est…c’est…vraiment magnifique.

- Il se débrouille bien, hein ? » Sourit fièrement Booth. Lui aussi avait été ému en découvrant le cadeau de Parker.

FLASHBACK

Booth attend tranquillement chez Sid que Rebecca lui emmène leur fils. La porte s’ouvre dans un carillon joyeux, et la voix du garçonnet résonne à ses oreilles. « Papa ! Papa !

- Ey…buddy. Comment ça va ? » S’enquit il en soulevant son fils de terre pour le faire tournoyer. « Ça va.

- Le Dr Bones est pas là ?

- Et non. Elle travaille. » Parker tire une feuille soigneusement pliée de sa poche. « Tu pourras lui donner ça ?

- Bien sûr. Qu’est ce que c’est ?

- regarde. » Booth déplie le cadeau, et sourit. « C’est très beau Parker.

- Je l’ai fait tout seul ! Sauf pour les lettres. La maîtresse m’a aidé. T’as vu je lui ai fait trois cœurs ! Tu te souviens de ce que cela veut dire ?» Les larmes aux yeux, Seeely acquiesce. « Oui. Oui je me souviens. Je lui dirai. »

FIN DU FLASHBACK


Booth prit la main de l’anthropologue dans la sienne et la posa doucement le premier cœur. « Je t’aime un peu. » Lentement, il fit glisser les doigts fins sur le second. « Beaucoup ». Puis s’immobilisa sur le dernier. « A la folie. » Troublée, la jeune femme voudrait se dégager mais elle n’y parvenait pas, comme si une force invisible la retenait. « Je ne comprends pas ce que cela veut dire, chuchota –t-elle si doucement qu’il dut tendre l’oreille pour l’entendre.

« Il vous aime beaucoup, Temperance.

-…

- et moi aussi.

- Pardon ?

- Moi aussi je vous aime. » Voilà, c’était dit. Bizarrement, il n’éprouvait plus aucune crainte. Il ne savait toujours pas comment elle réagirait, si allait le gifler ou le flanquer dehors. Ou les deux. Il ne savait pas comment tout cela allait se finir mais la balle était dans son camp désormais. Booth guettait les réactions de son amie. Pour le moment, elle ne disait rien, les yeux rivés sur le dessin. « Il…il ne faut pas.

- Pourquoi ?

- Parce que…on travaille ensemble ? » Il évacua cette opposition d’un geste de la main. « Parce que…j’ai peur. » Doucement, l’agent lui prit le menton et la força à le regarder. C’était vrai, elle avait l’air terrorisée. « Peur de quoi, Temperance ?

- De moi. De nous. De…ça. » Elle pointait les cœurs roses pailletés du dessin. « Je ne peux pas. Je n’y arriverai pas. » Il l’encouragea du regard. « Je ne sais pas comment il faut faire…je vais finir par te perdre et je ne le veux pas.

- Je ne partirai pas. » Au passage, il nota qu’elle le tutoyait désormais. « Je ne te lâcherai jamais, Temperance. » Sans la quitter des yeux, il s’approcha lentement, sans mouvement brusque. Bientôt il n’était plus qu’à quelques centimètres d’elle, sentant son souffle chaud sur son visage. Il s’attendait à ce qu’elle ne se dérobe mais elle ne bougeait pas. Tentant d’ignorer les battements affolés de son cœur, Seeley s’approcha encore un peu et déposa un baiser sur les lèvres sucrées. A nouveau, il s’attendait à être rejeté mais non… La jeune femme entrouvrit la bouche, et le laissa passer la barrière d’émail de ses dents. Alors tous les deux fermèrent les yeux, entraînés par un tourbillon d’émotions contradictoires et si agréables. Lorsqu’ils se séparèrent à regret et à bout de souffle, Seeley rougit de sa propre audace. « Je…pardon » bafouilla-t-il. « Je n’aurai pas du…tu…Vous » Pour toute réponse, elle posa un doigt sur les lèvres de son ami. « Tais toi. » Elle noua ses bras autour du cou musclé, posant son front contre son front. « Un peu. Beaucoup. A la folie » Lui susurra-t-elle, d’une voix douce. Puis ils s’embrassèrent à nouveau, et cette fois c’est elle qui prit l’initiative.

&&&

UN piano… il devait y avoir un piano quelque part. Quelqu’un jouait une valse légère, gaie et douce. Chopin. Ou Brahms. Oui Brahms. Seeley entrouvrit les yeux, et sourit : Temperance était blottie contre lui, la tête reposant sur sa poitrine et ses longs cheveux chatouillaient le nez de l’agent. Pourtant il n’aurait bougé pour rien au monde. Il ne bougerait plus jamais, il allait rester dans ce lit, avec elle, toute sa vie. Ils écouteraient juste cette mélodie. Comme pour s’assurer que tout cela était bien réel, il suivit du doigt les courbes parfaites. Il n’avait pas rêvé, elle était là. D’ailleurs sous sa main, il sentait battre le cœur de la jeune femme. Un métronome pour leur valse muette.

&&&

Temperance soupira de bien être. Quelqu’un lui caressait le dos, traçant de larges cercles le long de sa colonne vertébrale. Etrangement, la chaleur des mains puissantes la fit frissonner. Mais ce n’était pas de froid. Elle remua doucement pour s’assurer qu’elle était bien éveillée et finit par ouvrir les yeux.

« Bonjour, toi.

- Mmm. Bonjour toi aussi. » Elle se détacha de lui à contrecoeur, et roula sur le côté pour mieux l’observer. Il lui sourit. « Ça va ?

- Très bien. C’était…

- Magique ? » Temperance acquiesça. Oui ça avait été magique, comme une sorte de rêve éveillé. Pour la première fois depuis la disparition de ses parents, elle se sentait entière. Pleinement satisfaite. L’immense trou de leur absence paraissait avoir disparu. Jamais elle n’aurait imaginé ressentir cela un jour. « Toi aussi ? » Il hocha la tête. Ce n’était pas les aventures qui manquaient mais d’aussi loin qu’il pouvait se souvenir, rien n’avait été aussi fort. Peut être parce qu’il attendait ce moment depuis le premier jour ?

Les deux amants restèrent silencieux un bon moment. Yeux dans les yeux, front contre front, ils ne se parlaient pas mais ils se disaient tout. La joie d’être là. La crainte. Leurs plus beaux souvenirs. Le passé. Le futur, aussi. Puis le regard de l’anthropologue se posa sur le réveil. « C’est pas vrai ! Je suis en retard… je devais authentifier un corps pour la Chine.» Seeley la rattrapa par le poignet alors qu’elle s’apprêtait à quitter leur nit douillet. « C’est si important que ça ?

- Bien sûr que c’est important ! C’est une avancée scientifique considérable.

- C’est plus important que nous ? » Brennan se pencha vers lui pour l’embrasser et Seeley en profita pour la capturer, la serrant contre lui. « C’était un réflexe idiot. Pardon. » Chuchota-t-elle un peu honteuse. Il eut un sourire triomphant. « Est-ce que ça veut dire que tu vas considérer sérieusement ma proposition ?

- Quelle proposition ?

- Rester dans ce lit jusqu’au Jugement Dernier. » Elle rit. ‘Si tu savais comme tu es belle lorsque tu ris, songea-t-il. Si tu savais ce que je serai prêt à faire pour entendre ce rire’ « Je ne crois pas en Dieu, lui rappela –t-elle ; De toute façon, il faut quand même que j’aille travailler. Je devais réceptionner ce squelette chinois ce matin.

- Là, c’est vexant. Tu me quittes pour un tas d’ossements aux yeux bridés…

- Pas un tas d’ossement, le reprit elle gentiment. UN squelette ; et les orbites des crânes ne sont pas bridés. Ce sont des os. » L’ex tireur d’élite enfouit son visage dans le cou de la scientifique, qui frémit. « Je t’aime. Souffla-t-il avant d’entreprendre de la couvrir de baisers. « Seeley… »Protesta-t-elle sans grande conviction. « On est déjà en retard » Il prit ses douces lèvres pour la faire taire, et quand ils séparèrent à bout de souffle Brennan avait oublié le squelette, les chinois, le Jeffersionan…
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Jeu 26 Avr - 18:34

mon passage préférééééééééééééééééééééééééé!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
non seulement j'adore la musique,je l'écoute en boucle sur mon mp3, je croit meme que c'est ma sonerie de portable! mais en plus c'est LE passage magnifique!!!!!!
j'adore le dessin de parker et booth qui soote sur l'occasion!
magnifique!
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mayess
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Jeu 26 Avr - 23:10

Je me sens obligée de paraphraser ewilan mais bon! Qu'un seul mot pour décrire ce chapitre Ma-gni-fi-que!!! Superbe, splendide lol. Meme si je l'avais déjà lu je garde quand meme cette même impression, tout se passe en douceur, l'idée du dessin est si touchante!! So cute! Tout se déroule si naturellement, c'est tellement beau tout ça! Sans compter que tu es une des premieres sur ce forum à avoir réaliser le rêve de beaucoup de shippeuses ! Pari entierement réussi ! Bravo !!!
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lili momoa
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Ven 27 Avr - 19:16

J'adore le ship et la j'ai été comblée, c'est sur ta fic est très très belle, j'ai tout lu d'un seul coup j'ai commencé à lire et je suis pas arriver à m'arrêter et j'en avait pas envie non plus lol j'adore comme tu écrit, ta fic est trop bien, j'en ai même eu les larmes au yeux à des moments! surtout écrit pleins d'autres fic!!!
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Ven 27 Avr - 23:44

Mdr génial j'adore mais il y a un décalage entre fanfiction.net et le forum non??
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Sam 28 Avr - 12:23

@ewilan et mayess : Merci ! Je dois avouer que j'ai eu bcp de mal à érire cette déclaration. je ne voulais pas de grandes phrases de 150 lignes parce que cela n'est pas vraiment eux...mais je ne piuvais pas lui faire dire 'oh et au fait : je vous aime' non plus. Le dessin m'a paru être une bonne alternative.
@lilimomoa : merci...
@petitereveuse : oui, il y avait un décalage avec ff.net parce que j'ai d'abord commencé à poster là bas. Mais ce matin...ttdada ! VOus avez le chapitre 27 un en même tps que sur ff.net ! Retard rattrapé !

Voici le chapitre 26…eh oui on approche du but ultime. Il vous reste encore ‘deux’ chapitres 27 (puisqu’il est en deux parties) et un épilogue ; Ensuite, il faudra sécher vos larmes et dire bye-bye Booth, Brennan et les autres… Navrée. Croyez moi, ça a été dur de mettre le point final (je m’étais attachée à force). Mais toutes les bonnes choses ont une fin, hein ?
Mais ne parlons pas des choses qui fâchent…ce chapitre s’appelle ‘la Vie en Rose’, c’est pas pour rien, que diable ! D’ailleurs pour l’interprète de la chanson vous êtes libres de choisir parmi les 311 versions possibles et imaginable…je vous conseille tout de même Piaf pour son charme désuet, (il parait que les américains aiment tout particulièrement ce standard qu’ils considèrent comme le ‘top’ du romantisme, juste après Paris…Voir ‘tout peut arriver’ avec Diane Keaton et Keanu Rives. D'ailleurs vous saviez que PIaf leur avait fait une version en anglais ? C'est 'trop' marrant ! I see 'la vie en rose'...) Ceci dit, Émilie Simon est pas mal non plus.

CHAPITRE 26 : Où on voit la vie en rose…


- La vie en rose-


10h00…10h15… Angela consulta sa montre encore une fois. Brennan avait plus de deux heures de retard. Et hier c’était le procès…et si ? Si cela s’était mal passé ? Elle aurait du l’accompagner. Elle aurait du l’appeler. « Elle va arriver…lança une voix dans son dos. Elle doit dormir après hier. » La jeune femme se retourna et tomba nez à nez avec Hodgins. Il lui adressa un sourire rassurant. « Pourquoi dis tu cela ?

- Parce que manifestement tu t’inquiètes. Consulter sa montre toutes les dix minutes n’a jamais accéléré le temps. » Elle soupira. «J’essaie de lui téléphoner depuis une demi-heure mais cela ne répond pas.

- Tu as essayé le portable de Booth ? Il l’a peut être entraînée dans une nouvelle enquête… » Angela secoua la tête. « Cela m’étonnerait. Elle a été plutôt dure avec lui l’autre jour.

- Mais Booth est comme toi –comme nous tous, en fait : il ne peut pas en vouloir à Brennan bien longtemps. Il a trop besoin d’elle.

- Parce qu’elle est la seule anthropologue légale du pays ?

- Pas seulement. » La jeune femme sourit. « Ah ! Tu as remarqué toi aussi ? » L’entomologiste haussa les épaules. « Les seules personne qui n’ont pas remarqué que Booth aime Brennan, ce sont Booth et Brennan.

- Et peut être Zack… » Ils échangèrent un regard complice avant d’éclater de rire. « Angela…je me demandais… accepterais tu de dîner avec moi ? » devant son regard surpris, il ajouta rapidement. « Tu n’es pas obligée d’accepter, tu peux…dire non. Et euh…c’est simplement un dîner parce que je… » Volà qu’il se mettait à bafouiller comme Zack, maintenant.

« OK.

- pardon ?

- D’accord, Jack. J’accepte ton invitation avec joie. » Le visage du scientifique s’éclaira. « Demain soir, ça te va ? »

&&&

Temperance traversa le laboratoire le plus discrètement possible, rasant les murs. Elle espérait ainsi faire oublier les deux heures de retard qu’elle avait et éviter les questions gênantes. Elle retint son souffle en passant dans le hall, mais Zack et Hodgins n’y étaient pas. Respirant plus librement, la jeune femme accéléra le pas pour rejoindre son bureau… Encore cinq mètres…deux…un et… « Sweetie ! » A l’instant où elle relâcha sa concentration la vois familière de son amie lui vrilla les tympans. Brennan se retourna juste à temps pour recevoir une tornade brune entre ses bras. « Merci mon dieu ! Tu es là.

- Je suis simplement un peu en retard Angela. Objecta l’anthropologue, alors que sa meilleure amie la serrait à l’étouffer. « J’étais si inquiète…

- Pourquoi ?

- Pour… Je suis désolée de ne pas avoir été au tribunal avec toi. Comment était ce ? Pas trop dur ? Tu te sens comment ?

- …

- Ça a du être horrible. Si tu savais ce que je m’en veux, de ne pas avoir été présente. » La jeune femme se dégagea et les deux filles s’assirent sur le canapé, dans le bureau de Brennan. « Angela…

- Oui ? » Temperance prit une longue inspiration. « Excuse moi.

- De quoi ?

- Pour l’autre jour… dans le bureau. J’ai été un peu rude non ? » L’artiste rit. « Un peu. Mais c’est oublié.

- Tu acceptes de me pardonner ?

- Bien sûr, ma chérie ! Tu devrais aller t’excuser auprès de Booth, tu as été ‘rude’ avec lui aussi. » Brennan baissa les yeux, sentant soudain le rouge lui monter aux joues. « Justement…au sujet de Booth…

- Quoi ?

- Il faut que je te dise quelque chose. »

« JE LE SAVAIS ! Je te l’avais dit depuis le premier jour ! » Angela était littéralement survoltée, ses yeux brillaient aussi forts que si elle venait brutalement de percer à jour le mystère des pyramides. « Oh ma belle ! Je suis SI heureuse pour toi ! Vous êtes tellement fait l’un pour l’autre.

- Sshhh…Ang’ ne crie pas s’il te plait. Ne crie pas. Tout le monde n’a pas besoin d’être au courant.

- Pardon. Pardon mais c’est juste... D’accord je me calme.» Reprenant le ton de la confidence. « Moi aussi, j’ai une grande nouvelle.

- …

- Jack m’a invité à dîner. » Brennan haussa les sourcils. « Hodgins ? Ce Jack là ?

- Non, Jack Malone.

- Je ne vois pas de qui il s’agit…

- C’est…aucune importance. Oui, c’est Hodgins.

- Tu as accepté ? » L’anthropologue fut surprise de vois son amie rougir. Angela lui avait parlé de centaines de rendez-vous mais elle était certaine de ne jamais l’avoir vue rougir, ni être gênée. « Oui, souffla-t-elle. Tu crois que c’était une erreur ?

- Pourquoi une erreur ?

- Eh bien…je ne sais pas. ON travaille ensemble, et il... Il ne ressemble à aucun des types avec lesquels j’ai pu sortir avant.

- C’est peut être une bonne chose, non ? » La brunette acquiesça, rêveusement. « Peut être.» Puis elle secoua la tête, comme pour en chasser ses pensées. « Mais toi… Raconte moi tout !

- Tout ?

- TOUT ! »

&&&

Booth traversa le Jeffersionan en sifflotant, le sourire aux lèvres. Il était d’une humeur radieuse et rien n’aurait pu le faire descendre de son petit nuage. Dans sa tête se bousculaient déjà des centaines de plans pour la soirée… Il passerait chercher Bones, et ils iraient dîner…Où ils resteraient ensemble, au chaud. Et ce week-end, ils iraient se promener avec Parker. Comme une famille. Cette idée lui réchauffait le cœur.

« Hodgins ! Mon pote, vous n’auriez pas vu Tem…Bones par hasard ? » L’anthropologue pointa le bureau. « Là haut. Avec Angela, elles ont ce que nous appellerons, une discussion ‘féminine’. Je doute que vous soyez le bienvenu.

- Alors je l’attendrai ici. » Toujours souriant, Booth se laissa glisser au sol sous le regard ébahi d’Hodgins. « Booth. Mon vieux, vous avez fumé quoi ?

- Absoooolument rien.

- Alors vous êtes encore sous l’emprise d’un médicament quelconque. » Booth secoua la tête, sans pour autant se départir de son air idiot. « Il a sans doute inhalé la même substance que le Dr Brennan » La voix de Zack les fit sursauter. « Elle avait exactement cet air un peu idiot, lorsqu’elle est arrivée tout à l’heure. » Le regard perspicace de l’entomologiste alla lentement de Zack à Booth. Puis à la porte du bureau de Brennan où les deux femmes s’entretenaient joyeusement depuis un long- très long- moment. « Ohohoh ! Vous l’avez fait finalement ? » S’enquit-t-il d’air entendu. L’agent du FBI se sentit rougir, il détourna les yeux, brutalement absorbé par la contemplation de ses chaussures.

« Vous l’avez fait ! J’en étais sur ! »Jubila le scientifique. « Vous vous êtes enfin décidé ! » Seeley se redressa, un peu gêné. « Vous savez quoi, Hodgins ? Vous passez BEAUCOUP trop de temps avec Angela.

- Pas assez à mon goût. » Booth haussa les sourcils. « Parce que vous…elle…

- Ey ! Ne le dites pas comme si il s’agissait d’une improbabilité mathématique. Je ne vois pas ce que ça aurait d’étonnant. Vous croyez que je ne suis pas assez bien pour elle ?

- C’est ce que j’ai dit ?

- Votre visage l’a fait pour vous. » Hodgins regarda le bureau d’Angela, avec un air de regret. « Je ne suis pas son genre de type, hein ?

- Peut être bien que oui. Peut être bien que non. » Booth lui administra une tape amicale dans le dos. « Mais ça veut rien dire…Regardez vous et moi… on est totalement différents et pourtant je vous aime bien ! Vous ne le saurez qu’en essayant ! » Jack eut un sourire. « Ça me fait plaisir que vous disiez ça, parce que figurez vous que je l’ai invitée à dîner. Et qu’elle a accepté. » Le sourire de l’ex tireur d’élite s’élargit encore si c’était possible. « Je suis heureux pour vous.

- Moi de même ». Les deux hommes eurent un regard complice. Dans leur dos, la voix exaspérée de Zack s’éleva. « Est-ce que –pour l’amour du ciel- quelqu’un pourrait me dire ce qui se passe ici ?
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Sam 28 Avr - 12:28

Et maintenant -en exclusisvité ! (a peine je viens juste de le poster sur ff.net) le chapitre 27 !
pas de panique c’est que la première partie, ce qui veut dire une deuxième partie sous peu. Puis un épilogue.
Ici, le ship guimauve se confirme… un peu. ON ne se refait pas, hein ?
En ce qui concerne la chanson, elle était tellement ‘EUX’ que je n’ai pas résisté et du coup j’ai carrément inséré les paroles dans le chapitre (oui, oui je suis comme ça, je prend des vrais risques ! lol). La fin de la chanson vient avec la fin de la fic.


CHAPITRE 27, partie 1 : Où de cocons….


-Rare- Calogéro


« Je t’en prie, Sweetie ! Arrêtes de gigoter, sinon je vais te piquer ! » Grogna Angela. En réalité, étant donné les aiguilles qu’elle avait dans la bouche, cela donnait plutôt. « JCht’en prie Schweetie, arrête de boucher sinon che vais te piquer. » Brennan se pencha vers elle. « Comment ?

- Reste tranquille ! » L’anthropologue se redressa, enfin immobile. Du coin de l’œil, elle observait sa meilleure amie se débattre avec le tissus bleu pastel et vaporeux de la robe. « Tu as bientôt fini ? » La brunette roula des yeux. « Je ne peux pas te transformer en Cendrillon en moins de cinq minutes !

- Je ne vois pas de quoi tu parles…

- C’est…peu importe. Tu es nerveuse ? » S’enquit-elle, avec une grimace maligne.

« Non. » Angela lui lança un regard suspicieux. « Oui, je suis nerveuse.

- Ça va bien se passer, ma chérie.

- Je sais. Ce n’est pas comme si je devais fuir les gardes rouges en Chine. Où comme si j’allais à un dîner avec des Mafiosi.

- Oui, c’est sur. Tu vas juste à un repas de famille avec ton petit ami, son fils, son ex-femme et le fiancé de celle-ci. Et euh… les grands parents du petit, c’est ça ? La routine » Déclara la jeune artiste– et couturière à l’occasion- d’un air ingénu en replaçant gracieusement une boucle brune derrière son oreille.

« Rebecca n’est pas son ex-femme, ils n’ont jamais été mariés. Et Paul n’est pas son fiancé, c’est simplement son petit ami.

- Et tu me dis cela parce que…

- Parce que je veux rétablir la vérité. » La couturière se redressa d’un bond et prit son amie par les épaules. « Allez dis le.

- Quoi ?

- Ce qui te tracasse. » Brennan détourna le regard vers la fenêtre. Dehors, le soleil de mai inondait la rue de lumière. Les arbres se couvraient doucement de feuilles vertes et de bourgeons, c’est une belle journée qui s’annonçait... « Je…je ne sais pas ce que je dois faire. » Avoua-t-elle dans un souffle. « Je n’ai jamais participé à ce genre de réunions auparavant. » La brunette fronça les sourcils. « Tu as déjà passé Noël avec lui et son fils, non ? » Temperance sourit à ce souvenir. Un noël dans les règles de l’art : sapin, pain d’épices, cadeaux et feu de cheminée. Bien sûr elle avait protesté… Bien sûr elle lui avait dit sur tous les tons ce qu’elle pensait des fêtes de noël… Booth l’avait écouté patiemment, sans mot dire avant de lui retourner –avec un sourire tranquille- THE argument. Imparable. « Fais le pour moi… et pour Parker. » Alors, elle avait cédé. Et elle ne le regretta pas une seule seconde parce que ce fut vraiment le plus joli Noël de sa vie, depuis la disparition de ses parents.

« Oui. Oui mais c’était différent. Là, ils seront en famille et moi…moi je ne suis qu’une pièce rapportée.

- Oh Honey ! Si Booth a tenu à ce que tu viennes, c’est que tu es beaucoup plus que ça pour lui. Tu fais partie de leur famille maintenant, que cela te plaise ou non. » UN sourire timide éclaira le visage de la scientifique. « Tu crois ?

- Bien sûr. Ey… » Angela noua le dernier fil et se recula de quelques pas pour admirer son « chef-d’oeuvre ». « Regarde moi ça…Tu es… »

« Splendide. » La voix masculine de Seeley les fit sursauter. Debout dans l’entrebâillement de la porte, il la dévorait du regard. Le tissus fluide épousait parfaitement les courbes parfaites de sa petite amie, et le bleu clair mettait en valeur le bleu des yeux de a jeune femme. L’anthropologue avait détaché ses cheveux qui descendaient en une cascade de boucles auburn sur ses épaules dénudées. Il nota au passage qu’elle portait le collier qu’il lui avait offert à noël. C’était une simple chaîne d’or, sans pendentif ni le moindre signe ‘équivoque’. 5 mois et demi de liaison, c’était trop tôt pour graver leurs initiales dans un cœur ou pour offrir une bague. Ce n’est pas qu’il n’en avait pas eu envie lorsqu’il avait écumé les boutiques à la recherche DU cadeau parfait. Il était resté un long moment –trop long ?- en arrêt devant la devanture où scintillaient les alliances. Mais c’était encore précipité pour elle. Bien sûr, ils avaient beaucoup parlé depuis leur première nuit. Partagé de nombreux repas. Eut de nouvelles nuits encore plus belles et torrides. Seulement, l’ex ranger avait conscience que si elle lui faisait confiance, elle était encore sur ses gardes. Ce n’était pas important. Pas pour le moment. Ce qui comptait c’est qu’elle ait enfin accepté de venir avec lui à cette réunion de famille. Et qu’elle soit la plus belle femme qu’il n’ait jamais vue… Simple, élégante et époustouflante. Du Temperance tout craché. « Je suis un sacré veinard, murmura-t-il en enfouissant son visage dans le cou parfumé de la jeune femme. Ils échangèrent un long baiser sous le regard attendri d’Angela.

Reste encore un peu
C'est si rare de se plaire
Laisse moi me défaire de toi
Reste encore un peu
C'est rare d'être amoureux
Laisse-moi profiter de ça


Temperance se laissa envelopper par la chaleur désormais si familière de Booth. Ses mains puissantes autour de sa taille. Son souffle chaud sur sa nuque. Sa poitrine musclée dans son dos. Dans ces moments là, elle se sentait si bien que le monde pouvait bien s’arrêter de tourner sans qu’elle ne bouge. Pour le moment, la jeune femme n’avait pas encore décidé si il était ou non LA bonne personne. ‘Son âme sœur’, comme se plaisait à répéter Angela. Elle n’était pas certaine que leur histoire ne s’arrêterai jamais.. Une seule chose était sûre, il la rendait heureuse, et l’aidait à reprendre pied dans le monde extérieur. Rien que pour cette raison, elle l’aimait. Elle ne savait pas non plus si un jour elle réussirait à lui dire ‘je t’aime’ Pour le moment ces mots restaient obstinément bloqués au fond de gorge. Mais Booth avait la sagesse de ne pas insister, et pour cela elle lui était reconnaissante. Ce qu’elle ressentait pour lui était tellement nouveau qu’elle ne parvenait pas à l’analyser. UN jour peut être...songeait-elle.

Un jour sûrement se dit Angela en quittant la pièce sur la pointe des pieds.

On finira bien par se reconnaître
Dans le moindre de nos gestes
On finira bien par s'apercevoir
Qu'on est fait l'un pour l'autre
Et tu ne peux rien y faire


« Parker n’est pas avec toi ? Remarqua –t-elle soudain. Booth acquiesça. « Si. Il est avec Hodgins et ton assistant.

- Tu peux l’appeler Zack, tu sais. Et que font ils ? » L’ex tireur d’élite le va les yeux aux ciel, faussement exaspéré. « Ils sont en train d’en faire une fouine, voilà ce qu’ils font…ma propre chair, une fouine !

- Et alors ? J’en suis une aussi. » Elle le regardait d’un air mutin avec un peu de défi, et d’amusement. « Trouverai tu quelque chose à y redire ?

- Pas le moins du monde. » Pour le lui prouver, il l’embrassa fougueusement, laissant ses mains courir sous le tissus léger. « Seeley… » Il sourit : il adorait l’entendre prononcer son prénom. Ça lui avait pris du temps mais ça y était enfin. Booth pour le bureau. Seeley pour les week end. « ON va être en retard…

- ON a bien cinq minutes. »

Reste encore un peu
C'est si rare de se plaire
Laisse moi profiter de ça

To be continued…(je sais, je sais, je suis cruelle… mais c’est pour votre bien mes petits chéris : si je coupais d’un coup ça risquerait d’être dangereux !)
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Sam 28 Avr - 12:51

j'adddddddddddddooooooooooooooooooooooooooooooooorrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrreeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
c'est trop magnifique!!!! 5 mois après déja! j'adore booth qui arrive et qui est emerveillé, j'adore angela qui comprend bien son amie, j'adore temperance qui stress, j'adore parker qui va devenir une foine!mdr
les personnages restent fidèles a eux meme!!!
j'adore cette fic!!! écrit en autres après surtout!!!!!
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Sam 28 Avr - 13:19

Yeahhhhh!!Super je vais avoir un sourire gaga toute la matinée king
Je suis presser de voir se que ca va donner se diner I love you
Merci surtout et vivement la suite!
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mayess
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Sam 28 Avr - 14:18

oua !!! je rentre du lycée et la qu'est ce que je vois ?? LE chapitre tant attendu!! et quel chapitre! Remarquable, c'est tellement bien écrit que le fait de les "voir" ensemble ne me gène même pas, le fait qu'ils ne se tutoient plus non plus, et pourtant je m'y étais trop habituée, j'ai vraiment hate de lire la suite, elle arrive quand ??? c'est une bonne chose que la publication sur ce forum à rattraper celle sur ff.net, comme ça je ne serais plus tentée!! Mais je t'en suplie ! La suite vite!! loool
J'adore, vraiment !
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Ayla
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Jeu 3 Mai - 10:59

@ewilan : Merci....
@petitereveuse : le voilà, The grand show avec en guest star : temperance Brennan.
@Mayess : Merci...j'ai essayé d'amener le tutoiement doucement. C'es vrai que ca surprend mais a mon avis, les traducteurs se sont trompés : ils doivent se tutoyer dans la série. Brennan tutoierai tout le monde sauf Booth ? Suspect Mouais. Ils bossent depuis assez longtemps pour se tutoyer maintenant.

le moment fatidique est arrivé. Il va falloir nous dire au revoir. Je dois vous avouer que j’ai la gorge un peu nouée en écrivant ça… mais c’est de votre faute aussi ! Vous avez été tous si gentils, adorables, patients…supportant mes délires sans broncher, poussant même le vice jusqu’à m’encourager !
En guise de cadeau d’adieu –et de remerciements- je vous poste le chapitre final et l’épilogue en même temps. C’est tout ce que je peux faire actuellement.


CHAPITRE 27, partie 2 : …on devient papillon


-Rare-Calogero


« Papa !!!! Tu sais pas ce que ce Hodgins m’a dit ? » La voix joyeuse de Parker s’éleva soudain à l’autre bout de la pièce. Tous les deux se séparèrent rapidement, rouges de gêne. Si le garçonnet ne s’en aperçut pas, il n’en fut pas de même pour Hodgins, Zack et Angela qui l’accompagnaient. « Oh oh ! Est-ce qu’on dérange ?

- Pas du tout. » La jeune femme se dégagea de l’étreinte de son compagnon.

« T’es très belle Dr Bones ! » S’exclama Parker, les yeux écarquilles. « ON dirait une princesse ! » Elle s’empourpra alors que Booth riait doucement. « Tu es prêt bonhomme ?

- Oui.

- Dans ce cas..en route. » L’ex tireur d’élite souleva son fils de terre pour le jucher sur ses épaules et prit sa ‘princesse’ par le bras.

L’équipe du Dr Brennan regarda la petite troupe s’éloigner, Parker –radieux- pérorant de tout son saoul du haut de son perchoir. « Tu sais…Hodgins il dit qu’on peut avoir des fourmis dans une maison… Je pourrais en avoir, dis ? S’il te plait ? » Les trois jeunes gens n’entendirent pas la réponse de Booth, simplement un grognement inintelligible. Amusée, Angela se tourna vers l’entomologiste. « Tu vas avoir des ennuis, prédit elle.

- Surtout quand il verra ce que son fils a dans la poche.

- Quoi ? Qu’est ce que tu lui a donné ?

- Des cocons. Quand ils s’ouvriront, Booth aura deux jolis spécimens de Polyommatus icarus ou l’argus bleu céleste. » La brunette se mit à rire, son regard chocolat pétillant de malice. « Tu es fou…

- Savant fou. Presque un pléonasme. Dis moi, c’est toujours d’accord pour ce soir ?

- Bien sûr. » Depuis leur premier dîner, les deux jeunes gens avaient pris l’habitude de se voir régulièrement. Ils sortaient. Dansaient. Allaient au cinéma. Il lui envoyait des roses et des compliments. Elle rougissait. Elle déposait un baiser sur sa joue chaque soir avant de se séparer. Il rougissait. Il lui faisait la cour, elle se laissait faire. Sans brusquer les choses. Carpe diem et advienne que pourra…

On finira bien par s'abandonner
Il suffit de laisser faire
On finira bien par se l'avouer
On est fait l'un pour l'autre
Ne me dis pas le contraire


Temperance recula légèrement sa chaise de la table où les six adultes discutaient en sirotant leurs cafés pour mieux les observer. En face d’elle se tenait les parents de Rebecca, un couple de septuagénaires charmants qui lui était assez sympathiques. Un moment, elle avait eu peur qu’ils ne la détestent…d’être à ‘la place’ de leur fille. Mais à présent il était clair que Mr et Mme Buts s’étaient fait une raison : Booth ne serait jamais leur gendre. Juste le père de leur petit fils. Et cela leur suffisait amplement. Le regard de l’anthropologue se posa sur Paul, le nouvel ami de Rebecca. Lui aussi avait été très chaleureux. Très impressionné de déjeuner en compagnie de l’auteur du best seller de ces derniers mois, il n’avait d’abord pas osé lui parler. Puis vin et soleil aidant, il s’était ouvert et avéré être un homme extrêmement cultivé. Rebecca, nota la jeune femme, le dévorait du regard. D’elle aussi, Temperance avait craint les réactions au départ… Mais la mère de Parker était une femme intelligente qui ne mit pas plus de dix secondes à comprendre l’alchimie qui se dégageait du jeune couple. Elle avait sourit. Booth avait finalement trouvé un adversaire à sa hauteur.

« Alors…tu passes une bonne journée ? » Seeley entoura de ses bras les épaules fines de Temperance. Se laissant aller contre lui, elle acquiesça en silence. « Je crois…je crois que je ne m’en sors pas trop mal.

- Tu t’en sors très bien, confirma-t-il gentiment. Il joua en silence avec une mèche de cheveux pendant quelques minutes, savourant la caresse du soleil sur son visage. Les bruits de conversation. La douceur de son sourire. « Je suis bien avec toi.

- …

- Tu n’es pas obligée de répondre, ni de faire quoi que ce soit. » Se hâta t-il d’ajouter devant son air paniqué. « Je voulais juste que tu saches…combien tu es importante pour moi. »

On finira bien par se souvenir
De notre premier départ
Tout finira bien, je te le promets

Temperance plongea son regard bleu dans les yeux noirs. Maintenant, lui ordonna son cerveau. Dis le lui maintenant. Pour une fois cœur et raison semblaient d’accord. La jeune femme pris une longue inspiration. « Tu comptes beaucoup pour moi, aussi.

- Tu…

- Attend laisse moi finir. Je…je t’aime. » Finit elle par dire. Voilà. C’était dit. Il le savait, et cette idée lui réchauffa le cœur. Elle but une longue gorgée d’eau pour calmer sa gorge sèche, bizarrement, elle avait l’impression de venir de courir un marathon. Elle était sure que si il lui avait fallu se lever à cet instant précis, elle se serait effondrée.

Seeley Booth resta immobile un long moment, ne sachant quoi dire. Il espérait ce moment depuis tellement longtemps. Pas seulement pour lui, mais aussi pour elle…Il fallait qu’elle réussisse à exprimer ses émotions et maintenant que cela y était, c’est lui qui ne savait plus quoi dire. Il caressa doucement le visage angoissé de son amie. « Je t’aime, aussi » chuchota-t-il.

On est fait l'un pour l'autre
Et je me dis que c'est rare
C'est rare, c'est rare, c'est rare ...
Et je me dis que c'est rare
Laisse moi profiter de toi


« Dr Bones ! Regarde ça ! » Une tornade de boucles blondes accourut dans leur direction. Les yeux brillants, le garçonnet posa précautionneusement une des coupelles de labo sur la table. Au centre, se trouvaient deux petits morceaux de bois marrons-verts. « Parker qu’est ce que c’est ? s’exclama sa mère.

- C’est un cadeau. » Répondit tranquillement le petit sur le ton de l’évidence, sans quitter le couvercle transparent des yeux. « Regardez. Il bouge. » En effet, ce qu’ils avaient pris au premier abord pour des morceaux de bois étaient en réalité des cocons. Deux cocons dont un était en train d’éclore. Le silence se fit soudain religieux autour de la table. Tous retenaient leur souffle, attendant la métamorphose.

Il y eut d’abord une aile… Humide et froissée…Puis une seconde. La tête. Deux antennes. Lentement les deux ailes se déployèrent, découvrant un magnifique bleu turquoise. Elles avaient l’air si soyeuses que Parker tendit le doigt pour les effleurer. Temperance emprisonna doucement le petit poignet. « Il ne faut pas les toucher, dit elle. Elle chuchotait comme si l’insecte risquait de les entendre. « Pourquoi ?

- Tu vas lui abîmer les ailes et il ne pourra plus voler. » Une brise légère se leva. L’animal resta immobile, un bon moment, inconscient d’être le centre de l’attention générale. Ses ailes frémirent, puis…il s’envola maladroitement. Sept paires ‘yeux le suivirent en silence, très vite ce ne fut plus qu’un minuscule point bleuté puis il disparut totalement… Dans le petit groupe on n’osait plus bouger, de peur de briser ce moment si unique. Finalement, la voix de Paul s’éleva, grave et profonde.

« Au fond, c'est ça la solitude : s'envelopper dans le cocon de son âme, se faire chrysalide et attendre la métamorphose, car elle arrive toujours. » « August Strindberg, un auteur suédois, ajouta-t-il rapidement devant les visages médusés. ON hocha la tête poliment, chacun semblant s’approprier ces quelques mots.

« Quelqu’un veut une autre part de gâteau ? Lança joyeusement la grand-mère. Les visages se détendirent, les sourires revinrent et on oublia le papillon qui volait, désormais libre. ‘Mais seul’ songea Temperance, sans comprendre ce goût amer qui lui emplissait la bouche.
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Jeu 3 Mai - 11:02

Avant que vous lisiez, je voulais juste vous dire : cette chanson est magnifique ! Je ne peux que vous la conseiller..

Epilogue


-Life is beautiful- Vega4


UN peu plus tard, alors que les conversations avaient repris leur train et que le soleil commençait à décliner, Temperance s’éloigna lentement de la famille. Elle ne se serait jamais imaginée à quel point cela pouvait être fatiguant de ‘sociabiliser’. Depuis le fond du jardin, elle pouvait observer le ciel prendre des teintes rouge orangé qui lui donnait l’air d’être en feu. Les ombres des arbres s’allongeaient lentement, et une brise fraîche s’était levée. La jeune femme frissonna. « Froid ? » Seeley se tenait derrière elle, sourire aux lèvres. Il ôta sa propre veste pour la déposer sur les épaules frêles. « Merci.

- Est-ce que ça va ?

- Mmm. Ça va. Je réfléchissais.

- Deux sous pour tes pensées ? » Un sourire malin étira les lèvres de l’anthropologue. « Mes pensées valent beaucoup plus que ça…

- Quel est le tarif ?

- …un baiser devrait suffire. Parce que c’est toi. » Riant, il s’exécuta de bonne grâce. « Alors ?

- Je pensais aux papillons. Et à nous.

- Oh oh. Si tard le soir ? » Plaisanta-t-il, inquiet malgré lui. ON ne savait jamais où les réflexions de Temperance pouvaient vous conduire. Elle rit doucement. « Et à quelle conclusion est tu parvenue ?

- J’étais seule dans ma chrysalide. Tu a été ma métamorphose et…je t’aime. » Deux fois. Elle l’avait dit deux fois dans la même journée. Finalement, c’était si simple il suffisait de le penser. Et d’y croire.

Deux fois. Deux fois qu’elle lui le disait. Et deux fois qu’il ne savait pas quoi répondre. « Tu t’es mise aux métaphores ? Plaisanta-t-il pour masquer son trouble. Elle le considéra avec gravité. « Ta compagnie est propice aux associations d’idées. » Il fronça les sourcils. « Est-ce un compliment ? Parce que ça y ressemble mais…

- C’en est un. » Il lui prit les mains, et leurs doigts s’entremêlèrent avec grâce. Leurs lèvres se cherchèrent un moment, avec fièvre, puis fusionnèrent en un baiser passionné. Quand ils se séparèrent à bout de souffle, Booth se pencha vers elle. « Je viens de trouver un nouveau surnom… » Lui susurra-t-il à l’oreille. Elle plissa le nez, vaguement inquiète. « Quoi ?

- Papillon. Tu es un papillon… hors de portée lorsqu’on essaye t’attraper, mais si je suis patient…tu peux très bien te poser sur mon épaule. Tu sais que tu pourras toujours venir sur mon épaule ?

- Je le sais, maintenant. Je ne l’oublierai pas. » Elle vint se blottir contre lui, la tête nichée au creux de son épaule. Seeley resserra son étreinte. Désormais, tous les deux savaient qu’il y avait des choses sur lesquelles on pourrait toujours compter. Les squelettes, songea Brennan. Un revolver, songea-t-il. L’amitié. L’amour. La famille. Et… les papillons.

Life is beautiful, but it’s complicated,
La vie est belle, mais compliquée

we barely make it.
Nous peinons à la comprendre

We don’t need to understand,
Nous n’avons pas besoin de comprendre


there are miracles. Miracles.
Les miracles existent. Les miracles.

FIN


C’est là que survient ma tragique angoissante question –petite musique de suspens- que souhaitez vous ? Que je stoppe mes délires sur cette super série qui n’a vraiment rien fait pour ça et que j’en massacre une autre ? Une nouvelle fic genre on efface-tout-on-recommence ? Une sorte de suite de celle-ci où on verrait les évolutions de leur petit coupke ? Où j’arrête tout et je me consacre au tricot (là ce serait problématique parce que le tricot et moi…mais vous avez saisi l’idée) ?

Je suis ouverte à vos critiques, et suggestions éventuelles !

Voilà… La balle est dans votre camp, maintenant. Je vais simplement vous remercier une ultime fois
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Jeu 3 Mai - 18:40

magnifique! je sais pas quoi dire d'autre! merveilleux? fantastique? splendide? sompteux? féerique? éblouissant? divin? parfait... et pourtant aucun mot n'est assez puissant pour décrire ta fic!
j'aime autant le fait que tu fasse un suite de cette fic ou en recommancer une autre je trouve que les deux sont interressente!
mais surtout ne prend pas l'option "j'arete tout"! ca serai horrible!
bonne chance pour des exams!
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Jeu 3 Mai - 18:56

j'en ai presque pleuré dis donc ! La musique et cette fin vont si bien ensemble, tout concorde parfaitement, de l'histoire toute entière aux moindres détails, j'aime beaucoup les fics où on finit par comprendre le titre seulement à la fin... Quand je relis le début c'est vrai qu'il y a eu énormement d'évolution je ne m'en étais pas rendu compte, c'est carrément digne d'un véritable roman à l'eau de rose ( c'est un compliment !! j'adore ça moi les truc romantique). On sent vraiment que tu as mis bcp de coeur à écrire cette fic et c'est pour cette raison qu'elle est aussi géniale et aussi touchante. Vraiment je tiens à te féliciter pour ce merveilleux moment que tu nous a fais passer, j'éspère que ça ne sera pas le dernier m'emnfin tu sembles bien partie pour nous écrire un autre chef-d'oeuvre. En ce qui concerne ta prochaine fic, moi j'aurais beaucoup aimé qu'elle soit une suite à celle-ci, parce que malgré le fait que je la trouve parfaite comme ça, j'ai toujours envie d'en savoir plus... Peut être une cohabitation ou meme pourquoi pas un mariage. Meme si tout ceci est completement fantaisiste je suis curieuse de savoir ou tu peux nous emmener... Bon voila je m'arrete là! Encore bravo !
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Ven 4 Mai - 8:39

Vraiment géniak cette fin!Ca fait trés poétique en plus drunken j'adore, je suis drogué la !
Félicitation en tout cas, j'espére que tu ne va pas arrété l'écriture car tu est vraiment doué pour sa Smile
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Sam 5 Mai - 0:13

ddeja la fin !!!!!! nONNNNNNNNNNNNNNNNN !!!!!!!!!!!!!Jadore trop ta fic serieux pourquoi c'est deja fini sniffffffffff

BRAVOOOOOOO
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Mar 8 Mai - 4:00

Moi je vote POUR!!
Pour quoi que ce soit, une suite ou une nouvelle fic peut importe je suis préssée de lire la suite ou la nouvelle ..enfin vous m'avez compris !!
Tu as un talent dingue sétrieux, on est complètement happé dans l'histoire et tu cerne très bien les personnages les rendant fidèles à la série ! Et puis ton imagination...Tu arrive à la transcrire merveilleusement bien!!

En gros j'adore ce que tu fais!:!
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   Mar 8 Mai - 16:18

J'ai adoré ta fiction. J'attend avec impatience ta prochaine histoire suite ou pas de celle ci.

Bravo
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MessageSujet: Re: LES CHOSES SUR LESQUELLES ON PEUT COMPTER...   

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